dimanche, novembre 27, 2022
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Une carte interactive répertorie les fosses communes des victimes du massacre de 1988 en Iran

Pendant l’été 1988, en réponse à la fatwa lancée par Khomeiny, le fondateur du régime théocratique en Iran, le régime iranien a massacré environ 30 000 prisonniers politiques. Ce massacre a eu lieu, juste après l’annonce du cessez-le-feu pendant la guerre dévastatrice Iran-Irak.

Les commissions composées de trois hommes ont été créées partout dans le pays pour déterminer qui devrait être exécuté parmi les prisonniers politiques. Ces commissions, connues comme « commission de la mort », interrogeaient les prisonniers concernant leurs croyances religieuse et politique et en fonction de leurs réponses, déterminaient s’ils devaient être exécutés. Les questions étaient courtes, à huis clos, sans appel et les prisonniers étaient exécutés le jour même ou peu de temps après.

Les victimes ont été enterrées dans des tombes collectives tenues secrètes.

Une enquête de l’organisation de la justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran (JVMI) qui a débuté en 2016-2017 a traqué l’existence de 59 fosses communes en Iran. Leurs découvertes sont basées sur des rapports de témoins, les informations fournies par les membres des familles des victimes et les preuves documentaires et photographiques des différents sites.

La JVMI a publié une carte interactive qui répertorie les tombes collectives.

 

Utilisez la carte interactive de la JVMI pour voire d’autres détails et photographies des tombes collectives découvertes à ce jour.

Certaines se situent près de Téhéran, comme dans le cimetière de Behesht-e Zahra (bloc 93 / 103), et dans le cimetière Khavaran. Il en existe de nombreuses dans la province de Mazandaran, comme sous Abbas Abad – sur la route de Kelardasht, près de la forêt, et au sanctuaire de Seyed Nizamuddin, dans la rue Taleb Amoli, près du stade de sport de la ville d’Amol, ainsi qu’à Shahrak Shahab Nia, Darzikola Akhondi, à la ville de Babol, près des zones vertes.

D’autres se trouvent dans la province de Hormozgan, près du détroit d’Hormuz, où au moins 30 corps ont été découverts dans une tombe collective par des ouvriers qui construisaient une salle de sport Minab. Il en existe sept à la frontière irakienne, à Saleh-Abad, dans la province d’Ilam, près de l’autoroute Susangerd-Ahwaz, après le village d’Afagh, près du cimetière djihad ; à Dezful, également dans la province du Khouzistan, près du parc Roudband, dans la rue Komeil.

Ils se situent aussi dans de grandes villes. Ispahan, dans la province d’Ispahan, par exemple, dans le cimetière Bagh-e Rezvan (bloc 41), ainsi qu’à Chiraz, dans la province de Fars, dans le cimetière Dar-al-Rahma (bloc 38).

En juin, Amnesty International a publié un nouveau document sur son site web pour mettre en garde les autorités iraniennes qui allaient profaner les lieux des tombes collectives à Ahvaz, dans le sud de l’Iran, ce qui détruirait des preuves vitales et ruinerait les chances d’obtenir justice pour les tueries de masse.

En décembre 2016, des rapports et vidéos ont dévoilé une tombe collective découverte par des ouvriers de l’évacuation des eaux usées qui creusaient dans la zone de Tabriz dans la province iranienne de l’Azerbaïdjan de l’Est. Apparemment il s’agirait des corps de nombreux prisonniers politiques qui auraient péri pendant le massacre de 1988.

Désormais, les Nations Unies doivent répondre à la commission d’enquête à la suite de cette découverte.

Ce ne sont que quelques-uns des sites secrets qui ont été découverts par la JVMI. Elle appelle donc les organes des droits de l’Homme des Nations Unies à établir une commission d’enquête pour enquêter sur le massacre de 1988 comme crime contre l’humanité et pour faire traduire en justice les responsables de celui-ci.

 

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