CNRI – Un média officiel a exprimé ses inquiétudes quant aux conséquences des saisies d’antennes paraboliques par les forces de sécurité. Il a averti que si des mesures plus judicieuse et mieux calculées ne sont pas prises, demain il sera trop tard.
Reconnaissant l’échec de ce plan, le site internet affilié au ministère du Renseignement (Vevak), Asre-Iran, écrit que les forces de police ont à plusieurs reprises tenté d’empêcher la population d’utiliser les antennes paraboliques depuis 2001, lorsque cette loi a été votée.
Elles ont essayé de la mettre en oeuvre en coordonnant tous les services et en dépensant d’énormes sommes d’argent. Toutefois, la question est de savoir quel a été le succès de ce projet ? Le nombre d’antennes paraboliques n’a-t-il pas augmenté sur les toits des maisons ? Les antennes confisquées n’ont-elles pas été remplacées par d’autres plus modernes et des récepteurs mis à jour ?
Dans une autre partie de l’article, le site internet conclut que l’une des raisons pour lesquelles les gens optent pour les programmes satellites c’est qu’ils détestent les émissions produites par les chaînes télévisées du régime.
Selon des résultats de sondages officiels publiés ces jours-ci dans les médias, 60% des Téhéranais déclarent regarder rarement ou jamais les émissions de la radiotélévision iranienne. Selon une autre étude menée par le Centre de sondage de la radiotélévision du régime, 60 à 65% de la population iranienne ainsi que 65% des habitants de Téhéran regardent les chaines satellites.
Ce que l’on devrait ajouter, c’est que certaines personnes craignent pour leur sécurité et ne déclarent pas la vérité. En réalité, ne devrions-nous pas trouver la véritable cause de l’attraction pour les réseaux satellite et la perte en conséquence pour la radiotélévision iranienne dans la médiocrité de nos programmes nationaux ? ajoute-t-il.
A la fin de son article, mettant en garde contre la réaction de la population, le site écrit qu’il est évident que des mesures de ce genre sont, au mieux, un calmant provisoire. Pour certains, c’est comme s’ils essayaient toujours la même chose.
Les conséquences de nos politiques peu judicieuses seront mises au compte du régime. Si nous n’optons pas pour des mesures plus judicieuses et mieux calculées, demain il sera trop tard, se lamente-t-il.

