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Iran: Une prisonnière doit être exécutée le 1er avril

Iran: Une prisonnière doit être exécutée le 1er avril      CNRI – Dans une ACTION URGENTE Amnesty International met en garde contre l’exécution imminente d’une prisonnière en Iran. Selon le communiqué d’Amnesty International du 28 mars, Fatemeh Haghighat-Pajouh, 35 ans, sera exécutée le 1er avril 2006 ou avant.

Iran – EXÉCUTION IMMINENTE

Fatemeh Haghighat-Pajouh (f),

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC
MDE 13/031/2006
Action complémentaire sur l’AU 281/04 (MDE 13/040/2004 du 7 octobre 2004) et suivante (MDE 13/042/2004 du 14 octobre 2004)
ÉFAI

Londres, le 28 mars 2006

La Cour suprême a annulé le sursis accordé le 12 octobre 2004 à Fatemeh Haghighat-Pajouh. Selon les informations recueillies, il est prévu que son exécution ait lieu le 1er avril 2006 ou avant.

Fatemeh Haghighat-Pajouh a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre de son mari. Elle a affirmé que son époux était toxicomane et qu’il avait tenté de violer sa fille de quinze ans, issue d’un premier mariage. Selon toute apparence, il lui avait auparavant déclaré avoir perdu la jeune fille au jeu. Amnesty International ignore la date à laquelle Fatemeh Haghighat-Pajouh a été arrêtée, mais il est possible qu’elle ait été jugée en 2002.

L’ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi, responsable du pouvoir judiciaire, avait accordé un sursis à l’exécution de Fatemeh Haghighat-Pajouh après avoir lu une lettre que lui avait adressée la fille de Fatemeh Haghighat-Pajouh, qui était intitulée : «Faites que mes espoirs ne soient pas vains». Elle y appelait le haut responsable à faire preuve de clémence à l’égard de sa mère. Fatemeh Haghighat-Pajouh a ensuite été maintenue en détention dans la prison d’Evin à Téhéran, capitale du pays, en attendant que la deuxième chambre de la Cour suprême procède au réexamen de son cas. Selon un article paru le 15 mars 2006 dans le journal iranien Hamshahri, la Cour a confirmé la peine capitale prononcée contre Fatemeh Haghighat-Pajouh et aurait approuvé l’exécution. Il semble que son avocat ait entrepris des démarches auprès du pouvoir judiciaire pour qu’il accorde un autre sursis.