mardi, février 7, 2023
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Douste-Blazy: mesures négatives possibles, selon la réponse de l’Iran

Douste-Blazy: mesures négatives possibles, selon la réponse de l'IranAgence France Presse – Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a annoncé jeudi à Berlin que la communauté internationale allait réfléchir à des "mesures négatives" si l’Iran ne répond pas à ses attentes en suspendant son programme nucléaire.

"Nous allons réfléchir à des mesures positives comme à des mesures négatives en concertation avec la Russie, avec la Chine, avec tous les autres partenaires et bien évidemment en fonction de la réponse iranienne", a-t-il déclaré lors d’un point de presse après la rencontre des ministres des Affaires étrangères des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et de l’Allemagne.

"L’Iran a trente jours pour répondre, tout va dépendre de sa réponse. Il faut que l’Iran retrouve raison", a-t-il dit, affirmant que la réunion de Berlin a été "très utile" en "montrant que la communauté internationale était unie et ferme".

"Nous n’allons pas être inactifs durant ces trente jours, nous allons continuer à mobiliser l’ensemble des autres partenaires", a-t-il affirmé en parlant du Japon et de tous les pays de l’Union européenne, en plus des six participants à la rencontre de Berlin.

"La question est une question de temps. Nous avons peu de temps en réalité devant nous". Ce problème de temps, a-t-il expliqué, "est en fait dû à la vitesse du programme iranien qui est constatée par toute la communauté internationale, à commencer par M. ElBaradei" (Mohamed ElBaradei, directeur général de l’Agence internationale de l’Energie atomique).

"Tout le monde est d’accord sur le risque et donc sur notre objectif: il ne faut pas qu’il y ait d’armes nucléaires en Iran", a-t-il ensuite martelé.

M. Douste-Blazy exhorte l’Iran à suspendre son programme d’enrichissement tout en reconnaissant son droit à l’usage du nucléaire civil. Il a rappelé que M. ElBaradei affirme dans son rapport qu’aujourd’hui aucun programme civil ne peut justifier le programme nucléaire iranien.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait fait entendre lors de la conférence de presse commune un son de cloche différent, en affirmant que la communauté internationale ne peut se prononcer dans son jugement sur le programme iranien qu’en s’appuyant sur des faits certains et prouvés.

Or l’AEIA, a-t-il noté, a rapporté qu’"il n’y a pas de preuves évidentes que des objectifs militaires sont poursuivis".