AccueilActualitésActualités: Droits humainsIran : Plus de 880 morts dans plus d'un million d'accidents de...

Iran : Plus de 880 morts dans plus d’un million d’accidents de la route pendant le Norouz 2025

Iran : Plus de 880 morts dans plus d'un million d'accidents de la route pendant le Norouz 2025Conséquences d’un accident de la route mortel en Iran pendant le Norouz 2025

La crise de la sécurité routière en Iran se poursuit sans relâche. Les rapports de police indiquent que 880 personnes ont perdu la vie dans plus d’un million d’accidents de la route pendant les 21 jours de Norouz, période de voyage, s’étendant du 15 mars au 4 avril 2025. Selon Teymour Hosseini, chef de la police routière iranienne (Faraja), un total de 738 accidents mortels ont été enregistrés, entraînant 880 décès.

Le nombre impressionnant de blessés dresse également un tableau sombre de la situation. Durant cette période, près de 16 000 accidents corporels se sont produits, touchant plus de 20 000 personnes. M. Hosseini a précisé que ces chiffres sont préliminaires et reposent sur des données recueillies sur les lieux des accidents et sur les autoroutes. Les statistiques définitives seront compilées après l’examen des dossiers hospitaliers et des rapports médico-légaux au cours des deux à trois prochaines semaines.

Selon les statistiques officielles, le nombre de décès dus aux accidents de la route pendant le Norouz 2025 a augmenté de 8,2 % par rapport à la même période l’année dernière, où 813 personnes avaient trouvé la mort. M. Hosseini a indiqué que le nombre total d’accidents urbains et interurbains pendant les 21 jours de vacances a atteint 1 016 343.

Les provinces de Kerman (79 décès), de Fars (76), du Khorasan-e Razavi (60), du Sistan-et-Baloutchistan (56) et du Khouzistan (51) ont enregistré les plus grands nombres de décès. Le général Hosseini a attribué 44 % des accidents mortels au manque d’attention au volant, 15 % à une défaillance du contrôle du véhicule et 14 % à des changements de voie soudains.

Malgré les avertissements répétés des autorités, le régime iranien continue de cautionner des véhicules de mauvaise qualité produits par des constructeurs automobiles affiliés à l’État comme Iran Khodro et Saipa. Ces entreprises, bénéficiant de la protection du régime, privilégient le profit à la sécurité publique en produisant des véhicules non conformes aux normes de sécurité de base. Mi-année dernière, Hassan Momeni, chef de la police routière iranienne, a rapporté que 83 % des véhicules impliqués dans des accidents mortels lors de Norouz 2024 étaient de production nationale.

Le général Hosseini a reconnu les défaillances persistantes de la construction automobile nationale, déclarant : « Nous mettons en garde contre la fragilité des structures des véhicules depuis des années. » Malgré ces affirmations, le régime n’a rien fait pour renforcer les normes de sécurité.

La négligence systémique des infrastructures routières est également responsable de l’augmentation du nombre de morts. Des routes en mauvais état, une signalisation inadéquate, un entretien insuffisant et l’absence de glissières de sécurité sur les tronçons dangereux contribuent largement aux taux élevés d’accidents. Malgré des promesses répétées de réformes, le régime n’a pas réussi à améliorer les infrastructures de base ni à appliquer de réglementations significatives.

Hosseini a noté que 6 791 permis de conduire ont été confisqués pour des infractions dangereuses répétées pendant la période des fêtes. Pourtant, ces mesures isolées ne contribuent guère à résoudre les problèmes systémiques plus vastes que sont la mauvaise sécurité routière et l’insuffisance des infrastructures routières.

Les provinces les plus dangereuses pendant la période des fêtes étaient Kerman (79 décès), Fars (76), Razavi Khorasan (60), Sistan-et-Baloutchistan (56) et Khouzistan (51). Hosseini a attribué 44 % des accidents mortels au manque d’attention au volant, 15 % à une défaillance du contrôle du véhicule et 14 % à des changements de voie soudains.

La négligence du régime iranien en matière de sécurité routière n’est pas nouvelle. Les autorités continuent de mettre en garde contre la mauvaise qualité des véhicules nationaux et des infrastructures déficientes, mais le régime refuse de prendre des mesures concrètes. Il se contente de promesses creuses de réformes, tandis que les citoyens continuent d’en subir les conséquences.