jeudi, février 9, 2023
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Crise du coronavirus en Iran: l’augmentation du nombre des morts contredit la propagande et la dissimulation du régime

Le régime iranien force les gens à retourner au travail en pleine crise du coronavirus, tout en minimisant la crise et en fournissant des statistiques truqués sur le nombre total de décès et d’infection au COVID-19. La crise a atteint un point où les responsables du régime admettent sa gravité, ce qui contredit la propagande du régime.

Mardi, le ministère de la Santé du régime a annoncé: « Il y a eu 3 117 nouveaux cas au cours du dernier 24 heures, soit une multiplication par quatre en un mois, à peu près égale à la plus élevée du pays au cours des trois derniers mois. » « Le nombre le plus élevé de patients en 24 heures au 30 mars 2020 était de 3 186. »

Le nombre de morts dans cinq autres hôpitaux de 138 dans la province de Téhéran a atteint au moins 1 105.

Alireza Zali, chef de la Force nationale opérationnelle de lutte contre les coronavirus (NCCT) à Téhéran, a déclaré lundi à la télévision d’État : « Le danger des coronavirus n’a pas été éliminé du pays, y compris dans la province de Téhéran ».

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK), qui suit de près les infections et les victimes de coronavirus en Iran, a annoncé que plus de 49 000 personnes ont perdu la vie.

Depuis le début de la crise du COVID-19, les responsables du régime, en particulier le chef suprême Ali Khamenei et le président des mollahs Hassan Rouhani, mènent une politique de dissimulation parallèle à la négligence et à l’inaction. Pourtant, ils ont blâmé les gens pour «ne pas avoir respecté les règlements», les ont arrêtés pour avoir dit la vérité ou, comme ils le disent, sous les accusations de «propagation de rumeur» ou «bioterrorisme», et ont condamné les pays étrangers, en particulier les États-Unis et sa campagne de pression maximale sur le régime pour ses activités illicites.

Le régime des mollahs a nié l’existence de COVID-19 en Iran pendant des jours pour organiser ses élections parlementaires simulées, qui a rencontré un boycott généralisé. Lorsque le régime a été contraint d’annoncer l’existence du virus, ses responsables ont commencé à minimiser la crise, refusant de tenir une quarantaine à l’échelle nationale. Après des jours, ils ont été contraints de mettre les gens en quarantaine, sans toutefois les soutenir financièrement, ce qui a poussé davantage de personnes à rejoindre l’armée des affamés. Craignant un soulèvement national et essayant de sauver son économie pour avoir les moyens de continuer son terrorisme et son oppression en pillant les richesses, le régime a forcé les gens à retourner au travail et a rouvert des sites religieux comme sources de revenus.

En un mot, le régime était conscient des conséquences possibles et du nombre croissant d’infections et de décès par coronavirus, mais les mollahs ont de nouveau privilégié leurs intérêts et la prolongation de leur pouvoir, par rapport à la vie et au bien-être des gens.

Mais réussiront-ils ?

La vérité est que le régime est dans une impasse. En proie à des crises, telles que l’isolement international et face à une société agitée qui n’attend qu’une étincelle pour exploser, le régime a forcé les gens à choisir entre mourir de faim ou mourir du nouveau coronavirus. Ainsi les gens ne seront plus en mesure de poursuivre leur demande de régime changement. De plus, le régime refuse d’annoncer le vrai nombre de morts, pour éviter des troubles sociaux. Maintenant, la crise COVID-19 a atteint un point où les responsables du régime sont obligés de reconnaître que le virus est hors de contrôle. En outre, les révélations de l’OMPI et la campagne internationale de dénonciation de la dissimulation du régime ont discrédité les paroles du régime pour le peuple, la communauté internationale et même pour les fonctionnaires du régime.

À cet égard, le 7 avril, le quotidien d’État Iran-Emrouz a écrit : «Nous allons avoir un bouleversement social majeur après la fin du Coronavirus. La situation ne va pas être calme. Ce sera exactement comme la période qui a suivi les élections de 2017 (soulèvements), et nous allons voir des incidents répétés et puissants. »

Le quotidien Resalat a écrit le 26 mai : « Un seul prétexte suffirai, alors comme une flamme d’allumette qui tombe dans une botte de foin, tout [du régime] brulerai. »