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Dominique Lefebvre: Nous devons garder une position d’extrême fermeté avec l’Iran

Le député Dominique Lefebvre participait le samedi dernier à une conférence internationale qui s’est tenue au salon Brongniart à Paris à l’occasion du 36e anniversaire de la révolution de février 1979 en Iran. Organisée sur l’invitation du Comité français pour un Iran démocratique et avec la participation de nombreuses personnalités internationales, la conférence s’intitulait « l’intégrisme islamiste, les racines, les solutions et le rôle du régime iranien ». Dans son intervention, le député du Val d’Oise a déclaré:

« Je suis donc très heureux en ma qualité de président du Comité parlementaire pour un Iran  démocratique (CPID), de vous accueillir toutes et tous ici à paris pour ce nouveau rassemblement dont le thème est cette montée  du fondamentalisme et de l’intégrisme religieux, qui sont à la source d’un phénomène de terrorisme international dont les formes évoluent rapidement et sont extrêmement dangereuses.

Nous l’avons vu ici il y a juste un mois, ces évènements France faisaient suite à d’autres actes qui, depuis les attentats du 11 septembre ont frappé à tel ou tel moment tel ou tel pays. On se souvient des attentats de Madrid, on se souvient des attentats de Londres, et nous avons aujourd’hui surtout la situation dramatique en Syrie et en Iraq. Une situation profondément dangereuse, et dont les premières victimes sont d’abord des femmes et des hommes  de confession musulmane.

Il y a des actions à mener, des mesures de sécurité pour nous adapter à ces formes de terrorisme, des mesures  politiques et sociales, parce que l’on voit bien auprès de qui, notamment dans la jeunesse française, les terroristes sous couvert de fondamentalisme religieux, s’adressent, manipulent, désorientent et aboutissent à ces comportements. Une réflexion sur ce qui fait l’égalité dans la république, parce qu’au fond il y a un terreau en France qui permet à ce terrorisme sous couvert de religion de prospérer.

Mais c’est vrai qu’en France la manière dont est traitée cette question religieuse et la manière dont dans certains milieux pénètrent les idées intégristes et fondamentalistes est forcément inquiétantes. Nous avons surtout je crois tous ensemble à traiter cette question internationale.

Nous savons surtout que ce qui est le plus dangereux aujourd’hui c’est l’instrumentalisation par les pouvoirs d’état de la question religieuse. Nous devons rappeler tous ensemble ce qui est la responsabilité du pouvoir théocratique et du régime des mollahs iraniens dans l’émergence depuis 30 ans de ce fondamentalisme religieux, de toutes sa déclinaison.

Nous devons donc très clairement à travers cette mise en cause   de la  responsabilité de l’Iran  nous interroger sur sa responsabilité actuelle. Puisqu’actuellement le pouvoir iranien agit et intervient en Syrie, agit et intervient en Iraq. La question internationale qui est posée c’est de savoir ce que nous devons tous faire ensemble, communauté internationale pour éradiquer ce terrorisme, là où aujourd’hui il se manifeste le plus, c’est-à-dire en Syrie et en Iraq. Notre message doit être extrêmement clair et nous vous soutenons, nous parlementaires français.

J’en conclurai par-là madame la présidente Radjavi: nous devons garder une position d’extrême fermeté avec l’Iran. C’est la position du gouvernement français, c’est la position du président Hollande, c’est la position du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Nous avons été notamment sur la question nucléaire parmi les plus fermes des pays occidentaux.

Nous devons faire en sorte que nos dirigeants, nos responsables gouvernementaux, gardent une attitude extrêmement ferme avec l’Iran sur tous les plans. Sur la question du nucléaire, mais aussi sur la manière que doit se régler  aujourd’hui les situations en Syrie et en Iraq.»