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Je suis fier de prolonger la mémoire de Danielle Mitterrand pour vous transmettre ce message de solidarité

Intervention au grand rassemblement de Villepinte – 27 juin 2014
De M. Gilbert Mitterrand, président de la fondation France Libertés

La fondation France Libertés, Danielle Mitterrand apporte son salut et son soutien à cette immense assemblée de patriotes iraniens, à leurs amis du monde entier pour célébrer et revendiquer les valeurs auxquelles aspire la nation iranienne – comme tous les peuples épris de liberté – celle de la liberté et des droits de l’homme.

La France républicaine est fière de soutenir ce noble combat que rejoint celui des démocrates du monde entier, ce combat fut celui de Danielle Mitterrand qui a été à vos côtés pendant 30 ans. Je suis fier de prolonger sa mémoire pour vous transmettre ce message auquel se joint celui de la solidarité et de l’amitié.

Maryam Radjavi disait de Danielle Mitterand qu’elle était le vrai visage de la France : résistante de la première heure contre l’infamie fasciste des nazis et au côté des opprimés du monde.
Aujourd’hui, l’un de ces peuples les plus opprimés est le peuple iranien, qu’elle continuerait à soutenir si elle était présente parmi nous comme elle l’avait fait en juin 2003 à Auvers-sur-Oise quand elle a accouru au chevet des résistants iraniens en grève de la faim, afin d’appeler à la justice pour le CNRI.
Elle se savait investie et porteuse de la confiance que Maryam avait placé en elle et en la fondation France Libertés.

Elle voulait la faire partager pour alerter combien ces gens iraniens étaient opprimés chez eux, combien était notre devoir au quotidien de faire savoir la vérité et combien nous devons respecter ce qu’ils pensent être une bonne stratégie pour abattre un régime d’oppression liberticide, totalitaire et fanatique dans leur pays.

Ce cri avait été aussi celui d’avril 2011, quand Achraf connu un massacre au cours duquel les résistants iraniens étaient abattus sous le regard impassible des gouvernements.
Elle publia ce texte, Les murs d’Achraf : « De l’autre côté de ces murs invisibles, la mort rôde en permanence autour du camp et parfois y pénètre avec une violence incroyable, celle d’une chasse à l’homme où tous les coups sont permis, tuer ou laisser mourir, abandonner les blessés ou prélever des otages innocents et impuissants. Quand le calme revient, il ne reste plus aux survivants qu’à pleurer leurs morts et à les mettre en terre

C’est ainsi que l’on croit pouvoir venir à bout de la résistance d’un peuple, mais à Achraf l’espoir revient vite car malgré les murs chacun sait que cet espoir est partagé par des milliers de frères et de sœurs réfugiés à travers le monde ». Vous en êtes ici, chère Maryam, la représentante et nous sommes à vos côtés.