La présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne à Berlin, vient plaider pour le retrait de son organisation de la liste du terrorisme de l’UE. Elle a reçu de nombreux soutiens au Bundestag.
Par Wulf Schmiese
Frankfurter Allgemeine, 25 novembre, (extraits) – C’est le président de la Commission des affaires judiciaires au parlement qui ces jours-ci l’a accueillie, accompagnée et lui rend hommage. Celle que le gouvernement allemand considère comme la dirigeante d’un groupe terroriste. Le président de la commission, Andreas Schmidt, du parti social démocrate, en a une autre vision. Il considère Maryam Radjavi, qui vit en exil à Paris, et qui se nomme « la dirigeante de l’opposition iranienne » ou « présidente de la république du Conseil national de la Résistance iranienne », comme une « femme courageuse ». Elle s’est rendue mardi avec Andreas Schmidt et d’autres parlementaires au mémorial de l’Holocauste.
La veille, à l’invitation de la « communauté de soutien aux peuples en danger » et du « comité de solidarité allemand pour un Iran libre », Mme Radjavi était l’invitée de nombreux députés du parlement fédéral et régional au Parlement. Cet événement en soi est une victoire pour le mouvement de la résistance iranienne dans sa visite en Allemagne qui comme par le passé fait l’objet de discussion.
Les Moudjahidine du peuple dont l’histoire est ensanglantée compose une grande partie de son mouvement (…)
Cela fait une dizaine d’années que cette organisation a rejeté la violence, ce que confirment les observateurs. Ils ajoutent que les premières informations sur le programme nucléaire de l’Iran auraient été rapportées par les Iraniens en exil.
Malgré tout, le Conseil des ministres européen a mis cette organisation en 2002 sur sa liste du terrorisme l’assimilant au Hamas palestinien, au PKK et aux Tigres tamouls. Cela fait des années qu’avec ses partisans, Mme Maryam Radjavi se défend sur le plan judiciaire contre « l’étiquette injuste de terroriste » (…) Ils ont gagné de nombreux procès, le dernier en date il y a un mois, un jugement rendu par la Cour européenne de Justice au Luxembourg qui lui donne raison.
A présent à Berlin au parlement allemand, Mme Maryam Radjavi remercie les 150 parlementaires pour leur initiative de soutien. Ces signatures, rassemblées dans trois grands dossiers, viennent de députés de touts les partis parlementaires (…)qui demandent au gouvernement allemand, « en collaboration avec la présidence actuelle de l’Union européenne de supprimer l’étiquette de terroriste ». Les parlementaires présents ne portent pas de mauvais jugements sur Mme Radjavi. Schmidt déclare : Ils ont eux aussi le droit de résister. » Il connaît de nombreux membres et il sait qu’ « ils sont tout, sauf terroristes ». Le député SPD Heinz Schmitt dit admirer la résistance pour sa « persévérance » dans la présentation de sa cause, même «si c’est parfois à la manière de démarcheurs insistants » (…)

