jeudi, décembre 8, 2022
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Des particules d’uranium découvertes sur un site militaire en Iran – rapport

Des particules d'uranium découvertes sur un site militaire en Iran - rapport

L’administration Obama a conclu que les particules d’uranium, découvertes l’année dernière sur une base militaire iranienne secrète, étaient probablement liées au programme clandestin d’armement nucléaire passé du régime, rapportent d’actuels et d’anciens responsables américains.

Des traces d’uranium manipulé par l’homme ont été trouvées sur l’installation de Parchin, au sud-est de Téhéran, par des chercheurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique, un organisme de surveillance nucléaire des Nations Unies, dans le cadre d’une enquête liée à l’accord nucléaire historique conclu en juillet dernier, entre le régime iranien et les puissances mondiales, a rapporté lundi The Wall Street Journal.

Les particules constituent des « preuves matérielles », qui prouvent que le régime iranien avait cherché à créer une bombe à cet endroit, indique le rapport.

L’administration Obama n’a pas fait de commentaire concernant l’uranium, lorsque l’AIEA avait publié son rapport en décembre. Sa découverte n’avait fait l’objet que d’une brève mention dans les 16 pages de rapport. Mais dans de récentes interviews, d’actuels et d’anciens responsables américains ont été interrogés sur la constatation de présence d’uranium et ont affirmé que leur hypothèse de travail était désormais la suivante : la présence d’uranium serait liée au développement d’armes nucléaires sur lequel Téhéran aurait précédemment travaillé.

Les critiques du Capitole estiment que l’administration Obama a minimisé l’ampleur du travail nucléaire de Téhéran, pour faire avancer la signature du président Barack Obama concernant l’initiative en matière de politique étrangère.

Les termes de l’accord exigent du régime de l’Iran qu’il fournisse des preuves, collectées par l’AIEA, montrant que les forces militaires de Téhéran avaient un programme centralisé pour construire une arme nucléaire au moins jusqu’en 2003.

Les responsables de l’AIEA ont déclaré dans des interviews que durant leur enquête, menée entre juillet et décembre, le régime iranien n’a pas permis à l’agence d’interviewer des scientifiques nucléaires de haut niveau, qui auraient supervisé le développement d’armes nucléaires.

Le régime des mollahs n’a pas permis aux inspecteurs de l’AIEA de collecter des échantillons de sol de Parchin en octobre, sur lesquels des tests de présence de matières nucléaires ont été effectués. L’agence a trouvé deux particules d’uranium manipulé par l’homme, malgré ce que l’AIEA évoquait comme un effort de plusieurs années de la part du régime iranien, pour assainir Parchin en retirant le sol et les infrastructures, selon les Nations Unies et les responsables américains informés de l’enquête.

L’uranium artificiel trouvé à Parchin, qui ne dispose que de faibles niveaux d’isotopes fissiles, peut être utilisé comme un substitut pour des matériaux de qualité militaire dans le développement de bombes atomiques, selon les experts nucléaires. Il peut également être utilisé comme composant d’un initiateur de neutrons, un dispositif de déclenchement pour une arme nucléaire.

Les détracteurs de l’accord nucléaire ont cité la présence d’uranium à Parchin comme preuve que l’administration Obama n’est pas allée assez loin quand elle a questionné Téhéran sur ses activités nucléaires passées avant la levée des sanctions internationales, en janvier. Ils font également valoir qu’il est difficile de développer un régime global de surveillance, sans savoir tout ce que le régime a fait.

En temps normal, l’AIEA exige des échantillons supplémentaires quand des irrégularités, tels que la présence d’uranium manipulé par l’homme, sont constatées dans leurs tests, selon les anciens responsables de l’agence et d’autres experts nucléaires. Mais en vertu de l’accord nucléaire de l’année dernière, Téhéran a seulement dû permettre aux inspecteurs de l’AIEA de visiter l’installation de Parchin une fois.

L’AIEA a refusé de commenter tous les efforts effectués pour essayer de visiter une nouvelle fois Parchin, ajoute le rapport WSJ.

En 2014, un grand nombre d’informations sont apparues sur les activités suspectes de Téhéran à Parchin, qui était le théâtre de certains tests hautement explosifs. Les expériences manifestes avec des explosions d’amorces à pont ont été largement reconnues comme pouvant être potentiellement appliquées à la détonation d’un engin nucléaire. Ces tests ont été effectués avec l’aide d’experts nucléaires étrangers, dans une chambre explosive spécialement conçue, qui a disparu par la suite. Lors d’une conférence de presse à Washington DC, en novembre 2014, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a dévoilé des renseignements fournis par le principal groupe d’opposition iranien, les Moudjahidines du peuple iranien (OMPI), avec des détails sur la façon dont la chambre explosive avait été construite, où elle avait été construite, etc.

Mais la plus grande révélation de cette conférence de presse était que l’OMPI avait découvert des détails montrant que ces chambres avaient été fabriquées au nombre de deux, et non pas une.

Les deux chambres explosives ont apparemment été construites dans les années 2000 par les Pasdaran du régime iranien.

L’un des thèmes majeurs de la prochaine rencontre « Iran libre » à Paris le 9 juillet 2016, sera les résultats de l’accord nucléaire signé l’été dernier avec le régime des mollahs.

 

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