lundi, octobre 3, 2022
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Des analystes : Six raisons pour lesquelles le Congrès devrait rejeter l’accord nucléaire iranien

Le régime en Iran ne fait pas partie du paysage permanent du Moyen Orient ; la fausse dichotomie de la guerre et de la négociation constitue une rhétorique utile mais elle fait de la mauvaise politique, indiquent le Professeur Ivan Sheehan et le Professeur émérite Raymond Tanter. « L’Histoire laisse penser que la diplomatie cosmétique avec des partenaires malhonnêtes constitue la recette de la prolifération, non de la paix », ont écrit mercredi les professeurs dans le TownHall.com.

« L’Examen de la Loi 2015 sur l’Accord Nucléaire de l’Iran exige une robuste supervision de la part du Congrès avant sa mise en oeuvre et offre aux législateurs une occasion inhabituelle de critiquer l’accord et de soulever les problèmes qui peuvent saper une mise en oeuvre efficace », ont-ils écrit. 

« L’opposition bipartite émergente à l’accord poreux se concentre sur six principales inquiétudes : 

  1. La sortie du nucléaire : L’accord nucléaire préliminaire maintient et légitime l’infrastructure nucléaire de l’Iran, avec plusieurs plafonds pour les 10 à 15 prochaines anné Mais il permet au régime de construire un programme nucléaire industrialisé avec peu de limitations d’ici une décennie. En vertu de l’accord, la période pour la sortie du nucléaire n’est pas réduite et ne constitue pas l’objectif de la réalisation d’un Iran sans armes nucléaires.
  2. L’accès géré: L’accord échoue à fournir un accès sans entraves – n’importe quand, n’importe où – aux sites nucléaires suspects, y compris aux installations militaires. L’accès géré pourrait fonctionner pour les sites déclarés, mais pas pour les sites secrets. En réalité, deux années de négociation n’ont pas produit un seul arrangement spécifique pour inspecter les sites qui étaient déjà examinés par l’agence de surveillance nucléaire de l’ONU.
  3. La recherche et le développement : De même, le régime n’est pas interdit de recherche et de développement en ce qui concerne les centrifuges perfectionné La nature gérée de l’accès qui est garantie sape l’objectif même des inspections dès le départ. Cela s’assimile à permettre à des athlètes professionnels ayant un passé de tricherie de contrôler les circonstances qui régissent leur test pour les substances contrôlées.
  4. La levée des sanctions : L’énorme rentrée d’argent qui arrivera avec la levée des sanctions stimulera le soutien de Téhéran aux agents terroristes et les encouragera à étendre leur violent arc d’influence.
  5. Les armes et missiles : L’accord existant fournit la levée du commerce des armes et missiles dans cinq et huit ans respectivement, des concessions qui consolideront l’influence du régime dans un Moyen Orient plus large.
  6. Les activités passées : Enfin, le régime n’a pas été exhorté à rendre compte de ses activités nucléaires passé La vérification des accords futurs devient même plus éprouvante dans la mesure où aucun point de comparaison crédible pour les seuils de militarisation franchis n’existe.» 

Les professeurs ont souligné que les législateurs inquiets sur ces problèmes – ainsi qu’une myriade d’autres problèmes – peuvent employer la période de surveillance pour adresser des questions aux responsables de la Maison Blanche et insister pour des explications crédibles. Les questions qu’ils considèrent doivent être soulevées et adressées comprennent :

  • « A la lumière du passé de tricherie de Téhéran, comment les puissances mondiales justifieront le besoin de vérifier la conformité continue de l’Iran ? Et dans la mesure où la tricherie croissante pour vérifier la résolution des puissances s’assimile davantage à une course grandeur nature à la bombe, comment les grandes puissances se prémuniront-elles contre une telle subtilisation ?
  • Comment Washington repoussera-t-il les agissements de Téhéran en Irak, en Syrie, au Yémen, au Liban et ailleurs dans la région ?
  • Dans la mesure où les missiles balistiques sont davantage pertinents contre les populations que les armées, comment les Etats-Unis s’occuperont-ils du potentiel de Téhéran en matière de missile balistique une fois qu’un accord est en place et qu’est-ce que cela signifiera pour les alliés clef des Etats-Unis ?
  • Dans la mesure où l’Iran emploie des fonds limités en dépit de la chute des prix du pétrole et des sanctions, comment la Maison Blanche empêchera-t-elle Téhéran de détourner des fonds pour ses agents dans la région et les groupes terroristes après l’affaiblissement des sanctions ?
  • Les responsables officiels américains s’exprimeront-ils au nom des opposants iraniens – dont des milliers sont détenus en Irak au Camp Liberty – et garantiront-ils leur protection étant donné les renseignements extraordinaires que ceux-ci ont fournis sur le dossier nucléaire ?
  • Quand les diplomates américains condamneront-ils enfin les flagrantes violations des droits humains de la part de Téhéran ?» 

Ils ont ajouté que, dans la mesure où le Congrès américain s’attaque à l’examen de cet accord, il devrait garder à l’esprit que : 

  • « Le régime en Iran ne fait pas partie du paysage permanent du Moyen Orient. La fausse dichotomie de la guerre et de la négociation constitue une rhétorique utile mais elle fait de la mauvaise politique.
  • L’Histoire laisse penser que la diplomatie cosmétique avec des partenaires malhonnêtes constitue la recette de la prolifération, non de la paix.
  • L’apaisement et les concessions ne constituent pas les ingrédients d’une paix durable. Ils ne font qu’encourager les dirigeants despotiques et créer un climat plus hostile.» 

« De même, les législateurs ne doivent pas autoriser la Maison Blanche à dicter les termes de la délibération publique sur le dossier nucléaire en séparant l’accord nucléaire des discussions simultanées sur le dossier des droits humains du régime, de son parrainage du terrorisme global et de l’influence déstabilisante de Téhéran qui continue de jouer dans la région », ont-ils ajouté. 

  1. Ivan Sasha Sheehan est directeur des programmes diplômants en Négociation, Gestion des Conflits, Affaires Globales et Sécurité Humaine à l’Ecole des Affaires Publiques et Internationales à l’Université de Baltimore. 

Le Professeur  émérite Raymond Tanter est un ancien membre de l’équipe du Conseil de Sécurité Nationale de la Maison Blanche et le Représentant Personnel du Secrétaire de la Défense dans les pourparlers sur le contrôle des armes dans l’administration Reagan-Bush.

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