lundi, février 6, 2023
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Dana Rohrabacher, représentante au Congrès des États-Unis : Obama et le bilan iranien des droits de l’homme

Dana Rohrabacher, représentante au Congrès des États-Unis : Obama et le bilan iranien des droits de l’homme

L’accord nucléaire du président donne le feu vert au maintien et à l’intensification de l’oppression

The Washington Times – Par Dana Rohrabacher

Ci-dessous, une partie de la tribune de Dana Rohrabacher dans le Washington Times :

En 2013, le président iranien nouvellement élu Hassan Rohani était ostensiblement célébré par M. Obama et un certain nombre d’officiels comme une victoire des éléments réformistes de la société iranienne, une justification des objectifs du soulèvement populaire de 2009.

Erreur.

Depuis que M. Rohani est arrivé au pouvoir, il y a eu 2000 exécutions, plus de 700 rien que cette année. Ce chiffre représente le nombre de gens mis à mort par le système judiciaire iranien. Il n’inclut par ceux qui ont été assassinés par les autorités carcérales, ceux qui ont péri par manque de soin, ou ceux qui sont morts sous la torture pendant les interrogations.

Récemment, le 13 septembre dernier, un prisonnier politique connu, Shahrokh Zamani, a été trouvé mort dans sa cellule. Il avait commencé à étudier des documents sur les droits du travail ainsi que sur le calvaire des prisonniers politiques. Son corps montrait des traces d’abus physiques.

Le nombre de prisonniers politiques, en fait, n’a pas baissé pendant la présidence de M. Rohani. La criminalisation de la dissidence est toujours endémique dans le régime, alors qu’il continue à figurer en bonne place sur les listes annuelles des plus despotiques oppresseurs de journalistes et d’activistes civils.

Le site web Journalismisnotacrime.com a récemment reçu les résultats d’une étude qu’il a commandée sur la profession de journaliste en Iran. Il a découvert que près de 60% des journalistes qui avaient participé à l’étude avaient été arrêtés. Vingt pour cent ont été torturés.

Malheureusement, l’étude a semblé démontrer que de telles mesures répressives son plutôt efficaces. Soixante-dix-sept pour cent des journalistes qui ont été interviewés par le professeur de psychiatrie Anthony Feinstein ont admis avoir abandonné au moins plusieurs projets journalistiques à la suite de menaces contre eux ou leurs familles.

Le programme nucléaire iranien menace la stabilité du monde et pourrait être le signe annonciateur d’une destruction massive et de la mort. Nous avons au moins quelques mois pour réagir à ce scénario apocalyptique.

Avant même que le traité ne cause de tels ravages, nous pouvons nous attendre à une nouvelle exécution de masse de prisonniers iraniens en public ; à la mort sous la torture d’un autre détenu politique parce qu’il aura refusé de renoncer à son activisme, à la torture d’un autre journaliste, à des menaces proférées à l’encontre de sa famille, simplement parce qu’il aura osé dire la vérité sur son pays.

Chaque acte cruel représente, sur le plan international, une déconstruction de la fiction absurde qui dépeint M. Rohani comme un modéré. Une fois cette fiction dissipée, les fausses promesses derrière l’accord nucléaire seront démasquées.

Avant que ne soit réfutée cette chimère, le président et tous les officiels qui partagent son point de vue, ici et à l’étranger, perpétueront l’idée naïve que la crise du Moyen-Orient se résoudra toute seule.

Pour les Etats-Unis et nos alliés, il ne s’agit pas d’un choix entre la complicité avec le régime des mollahs ou l’action militaire américaine contre lui. La marche à suivre, c’est de trouver un moyen de ranimer les vestiges de l’insurrection verte de 2009. Les groupes de résistance sont prêts, y compris les Moudjahidines du Peuple d’Iran et le Conseil National de la Résistance Iranienne, ainsi que l’opposition des groupes ethniques : azéris, kurdes, baloutches, khazars, tous unis par la souffrance infligée par les mollahs.

La prochaine fois que d’authentiques démocrates iraniens réclament notre soutien, notre réponse doit être un « Oui, nous sommes avec vous, pas avec vos oppresseurs » dépourvu d’ambiguïté.

Le peuple iranien est notre allié. Donnons, comme le Président Reagan l’a fait à l’époque de l’Union Soviétique, une dictature athée, notre soutien et nos encouragements à ces nombreux iraniens qui s’opposent à la théocratie des mollahs.

La Représentante Dana Rohrabacher, une républicaine californienne, préside à la Chambre le sous-comité des affaires étrangères pour l’Europe, l’Eurasie et les Menaces Émergentes.