Le Comité Parlementaire Britannique pour la Liberté en Iran (BPCIF) a accueilli chaleureusement la ferme condamnation par le gouvernement britannique du récent tir de roquettes qui s’est abattu sur le Camp Liberty, où résident en Irak les membres du principal groupe d’opposition iranien les Moudjahidines du Peuple (OMPI).
Le groupe parlementaire bipartite a affirmé dans une déclaration lundi : « Nous louons le gouvernement pour avoir porté ce sujet au plus haut niveau diplomatique en Irak et soutenons sans réserve son appel à une « enquête urgente et exhaustive sur l’incident et [à] s’assurer que tous les responsables soient traduits en justice. »
L’attaque du 29 octobre 2015, dans laquelle 24 résidents du camp ont été tués, était la septième attaque mortelle ciblant les dissidents iraniens orchestrée par Téhéran depuis 2009, lorsque le Guide Suprême du régime a ordonné à Nuri al-Maliki, alors Premier Ministre d’Irak, de les renvoyer en Iran.
« Comme les attaques précédentes, cette attaque a suscité une vague de condamnations internationales avec des appels à une enquête indépendante et la poursuite des responsables. Pourtant, six ans après la première attaque, personne n’a encore été tenu responsable. Au lieu de ça, les responsables présumés tels que l’officiel irakien de haut rang Faleh Fayyad, notoirement lié au régime iranien, président les comités gouvernementaux chargés du dossier du Camp Liberty, y compris de sa gestion et de sa sécurité », ont affirmé les législateurs britanniques.
« Dans une motion parlementaire (EDM343 Irak et Camp Liberty) l’année dernière, plus de 100 députés ont affirmé qu’un signe éloquent du rejet par le gouvernement irakien de l’influence du régime iranien en Irak était la manière dont il traitait les résidents du Camp Liberty. Le 8 septembre 2015, nous avons averti des nouveaux efforts déployés par Téhéran pour user de son influence politique et de ses mandataires en Irak pour attaquer le Camp Liberty dans le but d’éliminer son opposition. Ensuite, ce sont Amnesty International et l’UNHCR qui ont prévenu de la menace d’attaques mortelles similaires contre le Camp Liberty dans un futur proche. »
« Quoi qu’il en soit, le comité gouvernemental susmentionné, présidé par Faleh Fayyad, continue d’ignorer les appels internationaux de renforcement de la sécurité pour les résidents, leur imposant à la place des restrictions les jours suivant l’attaque. En violation de la législation internationale et du mémorandum d’entente signé avec l’ONU en décembre 2011, le matériel nécessaire pour rendre le camp à nouveau habitable a été renvoyé. »
« Le 11 novembre 2015, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Irak présentera son dernier rapport sur l’Irak au Conseil de Sécurité des Nations Unies à New York. Cela constitue une excellente occasion pour le Royaume-Uni, qui détient la présidence du Conseil, et pour les États-Unis d’aider le Premier Ministre irakien, Dr. Al-Abadi, à garantir une solution pacifique à cette crise humanitaire. »
« Le Conseil de Sécurité doit condamner fermement cette attaque de roquettes sur le Camp Liberty, demander à ce que le camp soit reconnu comme un camp de réfugiés sous la protection de l’ONU et demander le transfert immédiat du dossier du camp et sa gestion au Bureau du Premier Ministre Dr. Al-Abadi. Le conseil devrait également agir immédiatement pour mettre fin aux restrictions qui ont cours, notamment en donnant aux résidents la permission de construire des bâtiments, en leur restituant les murs T-walls, les casques et gilets de protection ainsi que leur équipement médical. »
« La semaine dernière, dans une lettre au Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth et à la Mission Britannique des Nations Unies à New York, soutenue par plus de 40 membres des deux Chambres du Parlement, nous avons appelé le gouvernement britannique à mettre ces exigences urgentes au programme du Conseil de Sécurité de l’ONU sur l’Irak à venir et de faire les démarches nécessaires pour qu’elles soient adoptées. »
« Tout en renouvelant notre appel, nous demandons vivement à ce que les autres membres du conseil, en particulier les États-Unis et la France, soutiennent publiquement ces exigences et prient le conseil de les adopter lors de la rencontre de la semaine prochaine », ont ajouté les législateurs.
Le Comité Parlementaire Britannique pour la Liberté en Iran est co-présidé par Lord Carlile of Berriew QC CBE et le député Sir David Amess.

