vendredi, décembre 2, 2022
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Contrôle judiciaire allégé pour 17 moudjahidine iraniens

Maryam Radjavi célèbre la levée des restrictions judiciaires   Associated Press – La cour d’appel de Paris a allégé vendredi le contrôle judiciaire de 17 membres de l’Organisation des moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), dont Maryam Radjavi, l’épouse de Massoud Radjavi, leader de ce mouvement d’opposition au régime de Téhéran, a-t-on appris de sources judiciaires.

Ces 17 personnes sont mises en examen depuis le 22 juin 2003 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et "financement de terrorisme".

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a levé les principales mesures de contrôle judiciaire comme l’interdiction pour les mis en examen de quitter le territoire français, de se rencontrer, ou de se rendre à Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise), ville où résident les principaux membres du Conseil national de la résistance iranienne en France.

"La juridiction d’instruction devrait tirer les conséquences du vide sidéral du dossier et ordonner un non-lieu pour l’ensemble des mis en examen", ont estimé dans un communiqué Mes Henri Leclerc et William Bourdon, avocats de Mme Radjavi.

"Il n’y a rien dans le dossier qui permette de parler d’actes de terrorisme. Il n’y a rien ni en Europe, ni en France", a déploré vendredi matin Me Patrick Baudouin, l’un des avocats de l’OMPI, lors d’une conférence de presse à la Ligue des droits de l’Homme.

L’avocat a par ailleurs dénoncé le paradoxe consistant à s’acharner sur un mouvement d’opposition au régime iranien au moment où celui-ci se radicalise de plus en plus.

Depuis 2001, la justice française enquête sur d’éventuels faits d"’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" commis par l’OMPI.
En juin 2003, le parquet de Paris a élargi l’enquête à des faits de "financement de terrorisme". Un vaste coup de filet avait été déclenché contre l’OMPI le 17 juin 2003, au cours duquel près de 170 personnes avaient été arrêtées mais seulement 17 mises en examen, dont Maryam Radjavi, épouse de Massoud Radjavi.

"On avait voulu faire plaisir à Téhéran il y a trois ans, la preuve avait été faite à l’époque de contreparties commerciales. Aucune complaisance ne saurait être de mise aujourd’hui, notamment compte tenu de l’évolution préoccupante du régime des Mollahs, largement annoncée et prévue par Madame Radjavi", soulignent les avocats de la défense dans leur communiqué.

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