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Contre la peine de mort en Iran

Conférence du CFID contre la peine de mort en Iran, 9 octobre 2008, ParisCFID – A l'issue d'un colloque sur la peine de mort en Iran, le Comité Français pour un Iran Démocratique (CFID) et le Comité de soutien aux droits de l'Homme en Iran (CSDHI), attirent solennellement l'attention sur l'aggravation de la situation des droits de l'Homme en Iran et la multiplication de l'application de la peine de mort dans ce pays.

Conférence du CFID contre la peine de mort en Iran, 9 octobre 2008, ParisCFID – A l'issue d'un colloque sur la peine de mort en Iran, le Comité Français pour un Iran démocratique (CFID) et le Comité de soutien aux droits de l'Homme en Iran (CSDHI), attirent solennellement l'attention sur l'aggravation de la situation des droits de l'Homme en Iran et la multiplication de l'application de la peine de mort dans ce pays.

Selon un décompte des exécutions annoncées officiellement en Iran, 251 personnes ont été exécutées depuis le début de l'année 2008, dont 9 adolescents. Ce qui est une multiplication par trois par rapport aux exécutions de mineurs en 2007.

Le nombre de condamnations de personnes mineures au moment des faits a augmenté au point que ce sont 131 mineurs qui attentent dans le couloir de la mort des prisons iraniennes.

L'Iran est ainsi au premier rang dans le monde des pays où la peine de mort est appliquée par rapport au nombre d'habitants.

Les personnes exécutées sont condamnées pour des délits de droit commun mais aussi pour leur opinion religieuse ou politique.

Les dimensions tragiques de la peine de mort sont indéniablement liées à la montée du mécontentement populaire dans ce pays particulièrement de la part des étudiants, mais aussi des commerçants des bazars, des ouvriers et des enseignants dans de nombreuses villes.

Dans ces conditions, on ne peut que condamner, l'annonce de la visite de deux délégations parlementaires françaises en Iran le jour où l'on commémore dans le monde, l'abolition de la peine de mort. Cette visite sera exploité par le régime de Téhéran comme une approbation de la dictature religieuse et n'aidera pas à l'amélioration de la situation. Au contraire, elle encouragera ce régime à accentuer la répression.

Le CFID et le CSDHI expriment également leurs graves préoccupations sur le fait que le maintien de l'opposition principale des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) sur la liste des organisations terroristes de l'UE sous des prétextes futiles et en violation des décisions de la justice européenne soit exploité par Téhéran pour justifier les exécutions de ses opposants.  Rappelons qu'il y a 20 ans, 30.000 opposants ont été exécutés arbitrairement dans les prisons iraniennes.   

Après 55 résolutions de l'ONU condamnant l'Iran  pour ses violations des droits humains, il est temps que les Etats prennent des mesures concrètes contre ce régime et que les autorités responsables des massacres et des crimes contre l'humanité répondent devant une justice indépendante internationale.

Comité Français pour un Iran Démocratique (CFID)
Le 9 octobre 2008

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Sont intervenus lors de cette conférence

Sont intervenus lors de cette conférence

– Jean-Pierre Michel, sénateur de Haute-Saône, cofondateur du CFID

– Eric Bernard, directeur administratif d'Ensemble contre la peine de mort – ECPM

– Pierre Bercis, président de Nouveaux Droits de l'Homme

– Mouloud Aounit et Renée Le Mignot, co-présidents du MRAP

– Saleh Radjavi, représentant en France du Conseil national de la Résistance iranienne

– Alain Vivien, ancien Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères

– Jean-Claude Valdemar, président de l'Association franco-haïtienne

– Farideh Karimi, de la commission des femmes du CNRI

– Anissa Boumedienne, juriste

– François Colcombet, magistrat, ancien député