vendredi, décembre 9, 2022
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Conférence internationale du 20 septembre à Genève pour la libération des otages d’Achraf

CNRI – Le 20 septembre de hautes personnalités se retrouvaient à Genève dans un symposium pour appeler à la libération des 7 réfugiés iraniens, dont 6 femmes, enlevés par les forces irakiennes au camp d’Achraf. Ce jour-là les mêmes forces, à la demande du régime iranien, exécutaient 52 autres réfugiés iraniens sans armes et sa défense.

Autour de la présidente élue de la résistance iranienne, de grande figures politiques européennes condamnaient ce crime contre l’humanité et réclamaient la libération des otages.

Voici un extrait des interventions :

José Luis Rodriguez Zapatero, ancien premier ministre espagnol : Je voudrais condamner à nouveau fermement ce que nous avons vu se passer au camp de réfugiés d’Achraf. Il doit y avoir une enquête, il faut faire la lumière là-dessus. La communauté internationale et spécialement les Nations unies doivent prendre la tête des actions pour enquêter, clarifier, établir les responsabilités et demander des comptes aux auteurs [du massacre]. Il faut une mobilisation pour libérer les otages qui souffrent certainement un calvaire absolument intolérable. Une mobilisation qui doit se faire partout. Utiliser la vie humaine, de six femmes et d’un homme, pour négocier, pour effrayer, ne peut nous laisser impassibles, ne peut avoir notre consentement. Il faut donner une réponse ferme de la part de ceux qui ont une autorité et l’ONU a cette autorité.

Giulio Terzi, ancien ministre italien des Affaires étrangères : Je vous exprime ma solidarité et celle du peuple italien. Cela pourrait servir de réveil à toute la communauté internationale pour la protection des habitants de Liberty. Les criminels [auteurs du massacre] doivent être traduits en justice pour les meurtres de personnes protégées par la 4e convention de Genève. Il est aussi criminel d’enlever sept personnes du camp et de les garder en otages dans un lieu inconnu en Irak. Le risque est énorme qu’ils soient remis à des tortionnaires et des tueurs en Irak ou en Iran. Au meeting très réussi du CNRI en juin dernier en France, l’appel a été très clair. Il disait que la violence contre les habitants d’Achraf ne serait plus tolérée par la communauté internationale, les gouvernements et l’opinion publique. Ensuite que cette question doit être portée à l’ordre du jour des ministres de l’UE. Philip Crowley, porte-parole du Département d’Etat américain (2009- 2011) : Après 30 ans passés au Conseil national de sécurité, vous savez que peu de choses sont des accidents. Cinq attaques ne représentent pas une coïncidence. Il s’agit d’une campagne militaire. Nous avons affaire à des décisions délibérées de l’Irak et ces choix placent les habitants de Liberty en grave danger.  C’est une tragédie que nous aurions pu et dû résoudre. J’appelle l’ONU à s’engager plus activement dans le renforcement de la sécurité sur le terrain, y compris en déployant des casques bleus au camp Liberty. Les faits sont indéniables. Avec ce qu’a mis le premier ministre Maliki sur son site web, le statu quo est inacceptable. La sécurité est un droit humain fondamental et la conduite prédatrice de l’Irak et ses obstacles ne peuvent être tolérés plus longtemps et doivent être vus pour ce qu’ils sont, des violations des droits humains.

Alessandro Pagano, député italien : Après que la Résistance iranienne ait révélé que 7 Achrafiens étaient pris en otages et que de nombreuses organisations des droits humains, le Parlement européen, le HCR et beaucoup de parlementaires dans le monde aient exigé leur libération, le ministère irakien des droits humains a dit qu’ils étaient détenus par les forces de sécurité irakiennes. Comme les menteurs ne se souviennent pas de ce qu’ils ont dit, sans doute ce ministère a oublié que son premier ministre dans un autre mensonge avait totalement démenti que les forces de sécurité étaient entrées à Achraf le 1er septembre. A mes yeux et à ceux de l’Italie, tenir ce genre de réunion au siège international du HCR est très important. En tant que président du comité italien des parlementaires et citoyens pour un Iran libre, j’appelle Mme Pillay à faire pression sur l’Irak pour libérer sur le champ les otages enlevés à Achraf.

Eric Voruz , député fédéral Suisse : Au vu de ces massacres, le plus absurde est que le gouvernement américain et l’ONU demandent au gouvernement irakien d’assurer la protection des résidents de Liberty. C’est scandaleux. Ça équivaut à mettre des loups pour protéger les agneaux. Il est clair que l’armée irakienne est responsable des massacres commis par les criminels du premier ministre, qui ont pu en toute quiétude pénétrer dans le camp pour massacrer les résidents sans défense et enlever sept otages. Toutefois, le problème le plus urgent est la libération des otages. Il s’agit de la responsabilité des USA et de l’ONU d’entreprendre des mesures pour libérer immédiatement les otages. Ils disposent des leviers nécessaires pour agir en ce sens, en précisant que les vingt jours depuis cette attaque meurtrière du camp sont vingt jours d’attente de trop.

Robert Torricelli, ancien, sénateur américain : Ces vies n’ont pas été perdues en vain. Mais c’est ce que les mollahs ne comprennent pas, les mathématiques de notre lutte. Pour chaque visage que vous voyez ici, pour chaque vie perdue, un millier de personne se lèveront pour se battre, pour mourir, pour mettre fin à ce régime. Si vous m’entendez en Iran, ils sont morts pour la liberté de votre pays. Ces âmes vaillantes sont en grève de la faim pour votre liberté. Vous êtes en première ligne de la liberté de l’Iran. Notre admiration est sans borne. L’histoire ne vous oubliera jamais et nous serons toujours à vos côtés. Merci pour votre persévérance. Et aux otages, je dis que nous n’épargnerons aucun effort pour leur libération. L’histoire est avec vous, le vent souffle dans vos voiles. Vous gagnerez, je n’en ai aucun doute. L’Iran sera libre.

Ingrid Betancourt, ancienne sénatrice colombienne : Quand j’ai rencontré Mme Pillay, la Haut commissaire aux droits de l’Homme, je lui ai dit combien il était important de lui faire part de mes inquiétudes sur les 6 femmes et l’homme pris en otages par le gouvernement irakien. Je lui ai demandé de lancer une enquête non seulement sur les 52 qui ont été tués, mais aussi sur les 7 toujours en vie. Nous avons besoin que le HCDH trouve où sont les otages et comment les sauver. Elle a dit avoir entendu les cris et les slogans des manifestants. Elle a dit aussi qu’elle ne savait pas pour les otages et qu’il y avait six femmes. Elle m’a demandé de vous faire savoir qu’elle avait entendu vos voix et vos inquiétudes. Je lui ai dit de lancer son enquête avec un de ses représentants en Irak et de nommer un groupe de l’ONU pour rester à Liberty en permanence avant que Maliki ne tue tous les habitants, parce qu’ils sont la lumière que sent et que regarde le peuple iranien.

Horst Teltschik, président de la conférence sur la sécurité de Munich : J’appelle ça une tuerie annoncée parce qu’elle était prévisible. Nous savons tous que si rien n’est fait, le prochain massacre arrivera bientôt. Cette absence de sécurité rend le gouvernement irakien responsable de ce massacre. On ne peut lui faire confiance. Il est clair pour tous combien Maliki est proche du régime iranien. Nous avons besoin d’une action immédiate pour faire libérer les 7 otages avant leur déportation vers le régime iranien et ensuite leur mort. Il faut agir de suite pour la protection des habitants de Liberty, où l’ONU a échoué. Pourquoi l’ONU ne déploie-t-elle pas ses casques bleus dans le camp ? Les USA ont leur part dans cet échec. Il est de notre devoir de nous battre pour la sécurité de Liberty et de la libération des otages. Il ne faut jamais abandonner.

Els Demol, députée belge : Chers amis, je partage votre peine, mais je suis convaincue que vous êtes très fiers de vos 52 frères et soeurs, à cause de leur résistance et à cause de leur combat pour la liberté et un Iran démocratique. Le massacre et les exécutions de 52 réfugiés sans défense est une claire indication que les mollahs voient l’OMPI comme leur seule véritable alternative. C’est pourquoi ils veulent vous détruire et vous exterminer. Mais l’histoire prouve que ce sont les mollahs qui perdront. C’est juste une question de temps avant qu’ils soient renversés. Je veux exprimer ma solidarité avec les familles et les amis de ces otages qui sont en grève de la faim à Liberty et partout ailleurs dans le monde. Je dirai que le gouvernement irakien doit cesser de jouer avec la communauté internationale. Et s’il continue de persécuter et de faire du tort aux réfugiés, l’UE doit reconsidérer ses relations diplomatiques et de commerces avec lui.

Margarita Duran Vadell, sénatrice espagnole : Que doit-il encore arriver avant que la communauté internationale ne finisse par comprendre que la vie des réfugiés iraniens est perpétuellement en danger en Irak ? Combien d’autres morts ? Allons-nous réagir avec retard comme au Rwanda, au Soudan, à Srebrenica ? Allons-nous avoir honte de n’avoir rien fait pour empêcher davantage de massacres ? Les intentions de ce régime sont franchement très claires : mettre fin à la vie de tous les réfugiés en Irak. Aussi que sommes-nous venus demander ? La libération urgente des sept otages par l’Irak. Il doit y avoir une enquête indépendante internationale sur le massacre à Achraf. Nous demandons des Casques bleus en permanence à Liberty. Il est de notre responsabilité de sauver les 7 otages et d’empêcher la mort des réfugiés à Liberty. Et le temps presse.

Carlota Ripoll, sénatrice espagnole : Quelle modération existe-t-il en Iran où les droits humains sont violés en permanence ? Où il n’y a pas d’accès à l’information libre ni de liberté d’expression et où les droits des femmes sont foulés aux pieds, où il y a des prisonniers politiques et des exécutions publiques. Un pays où le président peut être destitué par le guide suprême. Modération ? Non ! Mais oui pour la terreur, la répression, l’intolérance, les arrestations et la mort. Oui, de ça, il y en a en Iran.

Ce qui s’est passé à Achraf est un crime contre l’humanité. Le gouvernement espagnol a condamné la violence qui a ôté la vie à 52 personnes. Je demande une enquête sur ces faits qui permettra d’envoyer les responsables devant la justice. A présent que tous les réfugiés sont à Liberty, il faut garantir leur sécurité et qu’ils ne soient pas la cible d’autres attaques. Cette protection n’est pas seulement une question humanitaire et morale, mais une obligation juridique.

Général Mesqal Batich al-Naïmi, de l’état-major conjoint de l’armée syrienne libre : Je viens de la Syrie blessée depuis deux ans et demi et cible de nombreux crimes de la dictature alliée au régime iranien et au Hezbollah, équipée de toutes sortes d’armes, notamment chimiques. Je suis venu transmettre mes condoléances au peuple opprimé d’Iran, dont le véritable représentant est la Résistance iranienne sous la direction de Mme Radjavi. Ces victimes ont été tuées après avoir fait confiance à la protection internationale et les USA qui avaient signé un accord de protection avec chacun d’entre eux, les ont livrés au pouvoir irakien. Les assassins des Achrafiens sont les mêmes qui ont tué 200.000 Syriens.

Je salue les grévistes de la faim qui marquent leur solidarité avec leurs soeurs et frères arrêtés par le régime de Maliki en Irak. J’appelle tous les gouvernements à faire pression sur le pouvoir irakien pour qu’il libère les otages.

Col. Wesley Martin, ex commandant américain de la sécurité d’Achraf : Cette attaque a été menée avec précision. C’était une boucherie organisée. On m’a dit qu’il y avait des équipes rapides armées de fusils, des experts en explosifs, suivis de commandos de la mort. Il y a eu plus de 200 explosions. Plus de 60 explosions se sont produites. La première personne qui a été tuée était l’homme que vous avez vu au portail. Il a été le premier à être abattu par les assassins, puis ils sont entrés et ils ont commencé le saccage et les destructions. Cependant Maliki dit ne rien à voir avec tout ceci. Non seulement il en avait connaissance, mais ce sont ses propres ordres qui ont été exécutés. Il n’y a qu’une force au monde capable de faire cette attaque et c’est la “sale brigade” militaire irakienne, ce que vous appelez la “sale division”.

Les otages peuvent être immédiatement rendus et l’ONU et les USA doivent maintenir la pression et s’assurer qu’ils puissent retourner au camp Liberty.

Ambassadeur Marc Grinsberg, ancien conseiller à la Maison-Blanche sur le Moyen-Orient : Quand j’ai vu sur la vidéo ces gens alignés et menottés, abattus de sang-froid, cela m’a rappelé ces enfants et innocents alignés à Damas et tués par un dictateur similaire. C’était un crime contre l’humanité. Mon gouvernement a une énorme responsabilité dans ce qui doit être fait. Mais je vous demande de trouver une manière de travailler avec ceux d’entre nous qui veulent faire le nécessaire pour obtenir rapidement la liberté de ces personnes. Le plus important est d’être sûr que le premier ministre irakien comprend qu’il y aura des conséquences pour lui personnellement, pour son gouvernement et les relations qui alimentent sa capacité à continuer à mener ce pays. La vie de 3000 personnes est en danger et il est de toute urgence pour nous de soumettre cette question au plus haut niveau du gouvernement et de ne pas accepter simplement en réponse un “nous comprenons”. Non, ce n’est pas acceptable ni pour moi ni pour vous.

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