jeudi, décembre 8, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceCLARKE : Opprobre pour les amis des dissidents iraniens

CLARKE : Opprobre pour les amis des dissidents iraniens

L’honneur requière un meilleur traitement pour les réfugiés et leurs défenseurs
Washington Times, 21 mars 2012 par Lord Clarke* – Les évènements de la décennie depuis le 11 septembre accentue la réalité que le combat du terrorisme et la défense et le bien-être du monde civilisé, est la responsabilité de chaque citoyen et plus spécialement ceux du service publique. Mais quand le prétendu combat contre le terrorisme se transforme en chasse aux sorcières avec des tactiques, comme l’utilisation d’insultes, de calomnies et de dissémination de revendications non fondées, il est temps de sonner l’alarme et se positionner pour la défense des institutions et des valeurs qui distinguent des démocraties du reste du monde.
Malheureusement, ces tactiques ont été utilisées par certaines personnes du département d’Etat américain, contre les principales adversaires du régime clérical en Iran, à savoir les membres des Moudjahidines du peuple, l’OMPI.

Ce qui fait l’attitude des fonctionnaires du département d’Etat encore plus frappant c’est qu’ils sont entrés récemment dans un mécanisme plus élaboré et utilisent la même tactique vis-à-vis des dignitaires américains et des anciens de la sécurité nationale, de la politique étrangère, des fonctionnaires des services secrets et des chefs militaires qui croient aux principes des Etats Unis et défendent les droits des dissidents iraniens.
La saga des dissidents iraniens remonte à 1997 quand l’administration Clinton, gratuitement, tendit la main aux illusoires conservateurs du régime iranien et placèrent l‘OMPI sur la liste des organisations terroristes étrangères (FTO). Cependant la situation actuelle remonte à la fin de l’année dernière.
Après deux massacres inspirés par Téhéran commis par les forces armées irakiennes au camp d’Achraf en Iraq où 3400 membres de l’OMPI ont vécu depuis 25 ans, le premier ministre irakien, Nouri Al Maliki accepta de laisser les dissidents être déplacer au camp Liberty où ils devaient être entendus par l’agence aux réfugiés des Nations unies avant leur évacuation vers des pays tiers.
Bien qu’il ait une grande inquiétude, Maryam Radjavi, la Présidente élue du Conseil National de la Résistance iranienne (NCRI) persuada 400 résidents d’Achraf de se rendre vers ce nouvel emplacement mais seulement avec l’assurance que leur sécurité serait assurée par les Nations Unies et les Etats Unis. Cependant, les irakiens ont trahi de nombreux termes de leur promesse réduisant la taille du camp et ajoutant tout obstacle imaginable aux résidents d’Achraf.
Finalement le 18 février et le 8 mars, 2 groupes de 400 hommes et femmes furent déplacés vers le camp Liberty. Mais malgré les paroles d’apaisement du Département d’Etat fournissant des assurances pour la sureté et la sécurité des résidents, les conditions de vie au camp Liberty restent obscènes et inhumaines. Les gardes armés irakiens rôdent partout. Le lieu est encerclé par de hauts murs, il n’y a aucune liberté de mouvement et pas davantage d’eau courante.
Ces conditions de vie et la trahison des valeurs des Etats Unis, qu’ils représentent, ont suscité l’indignation d’un impeccable groupe d’une douzaine d’anciens séniors (américains) de la sécurité Nationale, de la politique étrangère, des fonctionnaires des services secrets et des chefs militaires des 4 administrations, incluant 3 chefs d’Etat major , 2 directeurs de la CIA, un procureur général, le premier Secrétaire à la sécurité intérieure, et un ancien directeur du FBI. Ils ont tous répétés que les Etats Unis avaient donné un engagement écrit aux résidents d’Achraf pour leur protection.
Mais quelle fut la réponse du Département d’Etat ? Cela produisit une salve d’insultes et de calomnies provenant d’un fonctionnaire anonyme.
Il n’y a pas beaucoup de sujets d’accord entre Howard Dean, un ancien président du parti Démocrate, et John Bolton, un ambassadeur américain à l’ONU dans l’administration de George Bush. Mais M. Dean et M. Bolton, dans le cadre d’une coalition étendue d’anciens fonctionnaires américains, ont soutenu la garantie des droits minimaux pour les résidents du camp Liberty et la radiation de l’OMPI de la liste, comme la conséquence d’une sentence de la Cour d’appel américaine à Washington. Une telle unité peu commune va en direction d’une seule conclusion : Il doit y avoir un certain mérite à la position de ces fonctionnaires.
C’est une scandaleuse et honteuse conduite pour certains membres du Département d’ État que de dénigrer les fonctionnaires américains les plus éminents afin de continuer une politique obsolète qui a échoué à apaiser les tyrans à Bagdad et leurs maîtres à Téhéran.

Comme W. Clément Stone disait : « Ayez le courage de dire non. Ayez le courage de faire face à la vérité. Agissez bien parce que c’est juste. Ce sont les clés magiques pour vivre votre vie avec intégrité. » Je crois à cette époque décisive pour le peuple d’Achraf, les États-Unis doivent prendre les clés et ouvrir la serrure de la vérité.
C’est exactement ce que font les anciens hauts fonctionnaires américains. A quoi s’attachent ces fonctionnaires anonymes au ministère des Affaires étrangères? La sécurité et la sûreté des 3400 dissidents iraniens mis de côté, est-ce que les valeurs et le prestige du monde libre sont négociables? La réponse est un non catégorique.

*Lord Clarke of Hampstead est l’ancien président de parti travailliste britannique et un membre éminent du Comité Parlementaire britannique pour la Liberté de l’Iran.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe