CNRI – La population de la ville de Bijar s’est rassemblée devant la mairie le 7 septembre et a protesté contre la municipalité pour son incapacité à garder la ville propre. Des monceaux d’ordures jonchent les rues.
Les infirmières de deux hôpitaux de la ville de Chahrekord (ouest de l’Iran), ont fait grève le 8 septembre. Elles protestent contre les retards de paiement de leurs salaires et les problèmes qu’elles rencontrent dans leur travail. Elles ont menacé de se prolonger le mouvement au cas où leurs revendications ne seraient pas prises en considération d’ici une semaine.
La population de la ville de Chahrekord a réservé à la visite du mollah Nouri Hamedani, de la faction de Khamenei, un accueil houleux aux cris de slogans acerbes. De la foule, surtout composée de jeunes et d’étudiants, fusaient des « A bas le guide suprême ». Les voyageurs qui étaient bloqués à l’entrée de la ville sont joints aux protestations.
Après deux mois de protestation, les travailleurs de l’entreprise de pneus Kian, se sont réunis une fois de plus devant le ministère de l’Industrie, le 9 septembre. Beaucoup de travailleuses ont rejoint le mouvement exigeant notamment les salaires impayés.
Dans le même temps, une réunion s’est tenue au ministère de l’Industrie et des travailleurs ont envoyé leurs représentants pour y assister. Comme on les a empêché d’entrer, ils ont protesté avec force, en criant : « un travail, un salaire et des protestations sont nos droits », « un vrai travailleur ne céde pas » …
Le 10 septembre, la population de la ville d’Arak (centre de l’Iran) s’est rassemblée devant le bureau du gouverneur pour protester contre la pollution atmosphérique et les signaux parasites.
Avant cela, des centaines de citadins avaient protesté pour la douzième fois, dans le parc principal, le 7 septembre.
Les représentants des agriculteurs de Khorasgan (centre de l’Iran) ont manifesté à nouveau le 10 septembre, devant le gouvernorat pour exiger un dédommagement pour l’assèchement de la rivière qui tue leurs cultures. Le régime iranien a détourné l’eau du Zayandeh Rood au profit d’entreprises appartenant au corps des gardiens de la révolution, causant d’énormes dégâts agricoles.
Une foule en colère s’est rassemblée devant la poste centrale à Téhéran le 9 septembre pour protester contre l’inquisition du régime qui vérifie désormais le contenu des colis. Les manifestants, qui étaient pour la plupart des femmes, ont dénoncé cette mesure comme une violation de leur vie privée.

