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Ben Laden : le régime iranien lui a apporté son soutien logistique – Washington Times

Ben Laden : le régime iranien lui a apporté son soutien logistique – Washington Times

Oussama Ben Laden comptait sur l’Iran comme intermédiaire pour approvisionner son armée terroriste avec de l’argent et des soldats alors qu’il travaillait pour maintenir l’entreprise meurtrière d’Al-Qaïda durant ses dix années en cachette, a rapporté le Washington Times jeudi.

D’après le Washington Times, les détails du lien stratégique entre le régime iranien et Ben Laden viennent du chef terroriste lui-même, qui a écrit de sa main, de diverses caches, un flux constant de lettres, certaines dans le complexe fortifé d’Abbottabad au Pakistan, ou les SEALs de l’US Navy l’ont tué en mai 2011. Les SEALs ont saisi des rames de documents, et le gouvernement américain en a publié ce mois-ci un deuxième lot déclassifié.

L’on savait que le régime iranien autorisait les combattants d’Al-Qaïda à voyager à travers son territoire, des zones tribales pakistanaises à l’Irak, où le groupe terroriste originel a fondé Al-Qaïda en Irak. Le régime iranien a également offert un asile sûr, parfois sous la forme d’un hébergement, aux leaders d’Al-Qaïda et aux membres de la famille de Ben Laden.

« Les lettres de Ben Laden montrent que la relation était plus poussée. Bien que l’alliance n’était pas opérationnelle, elle était logistique. Cela souligne cette réalité, que les musulmans sunnites d’Al-Qaïda et le régime iranien chiite partageaient un sentiment fondamental : une haine intense des États-Unis », écrit le Washington Times.

« L’Iran lui-même, et à travers des substituts comme le Hezbollah, s’est rendu responsable du meurtre de centaines d’Américains. Le pays a formé des chiites irakiens à lancer des bombes et des obus sur le personnel militaire américain en Irak. Dans ce contexte, l’Iran était un allié d’Al-Qaïda en Irak, qui avait les mêmes cibles. »

« Dans une lettre de 2007 à un terroriste nommé « Karim », à une époque de combats intenses en Irak, Ben Laden a averti son allié de ne pas commencer à attaquer l’Iran par vengeance contre l’armement et l’entraînement de chiites irakiens. »

« Tu ne nous as pas consultés sur ce problème sérieux, qui affecte notre intérêt général à tous », Ben Laden a réprimandé Karim, qui avait émis des menaces publiques. « Nous attendions de toi que tu te concertes avec nous sur ces sujets importants, puisque comme tu le sais, l’Iran est notre principal pourvoyeur de fonds, de personnel et de communication, ainsi que sur la question des otages. »

« Cette révélation, que l’Iran est une voie logistique « principale », indiquerait que soit Téhéran soutenait activement Al-Qaïda dans les régions tribales du Pakistan, soit permettait tacitement aux terroristes de circuler sur son territoire. Pour quelle autre raison Ben Laden n’aurait-il pas voulu agiter Téhéran ? »

« Le flux d’effectifs à travers l’Iran semble avoir continué pendant des années. »

« Ben Laden a écrit en 2010 dans une lettre à un allié : « Concernant les frères venant d’Iran, je pense qu’à ce stade ils sont en sécurité hors des zones de bombardement. »

« Le “bombardement” peut faire référence à la guerre de drones américains sur les zones tribales, où les renseignements américains ont traqué les chefs terroristes et les ont tués avec des missiles Hellfire. »

« C’était une sorte de pacte de non-agression entre l’Iran et Al-Qaïda », a affirmé Kenneth Katzman, spécialiste du Moyen-Orient au Congressional Research Service. « Une grande part de tout ça était tactique. C’était en partie l’Iran disant : « Nous n’allons pas vous causer de problèmes, et en échange, ne nous en causez pas. »

Un éminent responsable des renseignements américains a déclaré au Washington Times que Karim était Abu Ayyub al-Masri, qui dirigeait Al-Qaïda en Irak en 2007.

Al-Masri a été tué en avril 2010 par un raid États-Unis-Irak. Un mois plus tard, Abu Bakr al-Baghdadi a pris les commandes de ce qui est devenu l’État Islamique d’Irak. Il l’a quitté pour la Syrie déchirée par la guerre et a fondé ce qui est aujourd’hui l’armée terroriste de l’État Islamique, qui contrôle des sections des deux pays.

 

Source: Washington Times

 

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