dimanche, février 5, 2023
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Baisse considérable en 2015 des revenus pétroliers de l’Iran

CNRI – Si les négociations en cours entre les pays du groupe 5+1 et l’Iran échouent de nouveau et qu’un accord nucléaire n’est pas conclu vers mi 2015, les revenus pétroliers de l’Iran – qui ont été de l’ordre de 120 milliards de dollars en 2011 – pourraient être réduits à 23,5 milliards de dollars en 2015.

Ces chiffres – qui proviennent des études effectuées par les experts de la Banque mondiale – ont été publiés le dimanche 1er février par Tasnim (une agence de presse officielle en Iran).

Selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur ce sujet, étant donné la récente baisse des prix du pétrole sur les marchés mondiaux, les recettes pétrolières des pays arabes membres du « Conseil de Coopération de Golf » (CCG) vont globalement baisser de 215 milliards de dollars.

Concernant l’Iran, le rapport de la Banque mondiale précise : « En Iran, les évolutions politiques sont aussi importantes que le prix du pétrole sur les marchés mondiaux. Si les pays du groupe 5+1 parviennent à conclure un accord avec l’Iran, les sanctions internationales seront levées et à l’horizon 2017, les revenus pétroliers de l’Iran pourraient revenir aux mêmes niveaux qu’avant la mise en place des sanctions. Etant donné que les revenus pétroliers de l’Iran représentent 80% des recettes en devise de ce pays et entre 50 et 60% de la totalité des revenus du gouvernement iranien, en cas de la levée des sanctions, l’économie iranienne pourrait connaître une croissance considérable. »

Le rapport ajoute : « Si les négociations nucléaires en cours entre les pays du groupe 5+1 et l’Iran échouent et n’aboutissement pas à un accord, les revenus pétroliers de l’Iran – qui étaient de l’ordre de 120 milliards de dollars en 2011 et 2012 – pourraient être réduits à 23,5 milliards de dollars en 2015. Dans ce scénario, le PIB de l’Iran sera réduit de 20%, le taux de croissance de l’économie iranienne sera réduit de 5,1% à 0%. Cette situation aura comme conséquence une hausse brutale de l’inflation, la hausse du chômage, l’aggravation du déficit budgétaire et la chute de la valeur du Rial iranien. »