
CNRI – D’après les derniers chiffres publiés, les ventes de voitures Renault sur le marché iranien ont baissé de façon considérable entre octobre et novembre 2014. L’agence de presse Tasnim a rapporté le 20 décembre : « Alors qu’en octobre, 2600 voitures de marque Renault ont été vendues en Iran, en novembre, seulement 870 voitures de cette marque ont été vendues dans le pays. »
Il convient de rappeler qu’après l’accord nucléaire provisoire signé le 24 novembre 2013 à Genève, l’interdiction d’importation des voitures occidentales en Iran a été suspendue. La France – qui a des relations commerciales assez développées avec l’Iran – avait souhaité un accord qui faciliterait le retour des produits français sur le marché iranien.
En 2012, Renault avait vendu 100783 voitures en Iran. En 2013, ce chiffre s’est réduit à environ 36000 voitures (une baisse de 64%).
Selon les analystes, la poursuite des restrictions dans le domaine des transactions bancaires entre les établissements iraniens et les établissements internationaux et le manque de liquidité dans l’économie du pays sont les deux principales causes de l’actuelle crise dans le secteur automobile en Iran.
Les experts soulignent que la mauvaise gestion et l’incompétence des responsables de ce secteur ont eu comme conséquence une augmentation injustifiée des prix de voitures et une baisse du nombre des voitures vendues sur le marché iranien.
Mohammad-Reza Nemat-Zadeh, le ministre de l’industrie, des mines et du commerce a récemment affirmé que le nombre élevé de fabricants de voitures présents en Iran constitue l’un des problèmes majeurs qui existent dans le secteur automobile dans ce pays.
Récemment, le rapport de la commission des inspections du parlement des mollahs avait révélé d’importants abus lors des importations de voitures.
« Les contrevenants achetaient des voitures à l’étranger en bénéficiant du taux de change officiel et vendaient les voitures importées selon le taux de change pratiqué sur le marché noir », précise le rapport. En 2012, au total 44341 voitures fabriquées à l’étranger ont été importées en Iran ».

