mercredi, décembre 7, 2022
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Apaiser nos ennemis ne nous mènera jamais à la paix

Par Ed Koch
 
RealClearPolitics , 27 février – Il y a quelques jours, le New York Times a publié un article absolument effrayant sur les tactiques de combat des insurgés en Irak. Cet article rapportait : « Il est probable que les insurgés continuent de placer dans les voitures piégées du gaz de chlore et d’autres éléments chimiques pour lancer des attaques similaires aux trois qui ont eu lieu ces dernières semaines, qui ont répandu du chlore et rendu malades de nombreux Irakiens, a averti l’armée jeudi ».

Le gaz de chlore a été utilisé comme arme pour la première fois en Allemagne pendant la première Guerre mondiale. La France et la Grande-Bretagne ont riposté avec des gaz de leur propre fabrication. Les poumons détruits, des dizaines de milliers de soldats sont morts par étouffement. Des milliers de plus ont été touchés. Les attaques au gaz étaient si atroces qu’aucun camp ne s’est servi de ces gaz toxiques pendant la seconde Guerre mondiale.
 
Mais entre 1980 et 1988, Saddam Hussein s’est servi de ces gaz contre les Kurdes irakiens et contre l’armée iranienne. Les insurgés irakiens et les terroristes d’Al Qaïda n’ont pas hésité à employer les pires tactiques de terreur, en faisant exploser des voitures piégées stationnées sur des marchés, qui tuent et blessent des milliers de civils irakiens innocents, mais aussi qui torturent et décapitent des civils, des Américains et des Irakiens, ce dans le but de faire partir les Américains d’Irak. Maintenant ils utilisent du gaz de chlore. Pourraient-ils avoir recours à ces tactiques contre nous ici, chez nous ?
 
Lorsque les USA quitteront l’Irak (les démocrates ont juré de forcer Bush à le faire), devront-nous faire face à la perspective que des djihadistes enhardis fassent exploser des Américains ici aux États-Unis en criant « Dieu est Grand » ? Si les terroristes font exploser des bombes radioactives et des camions-citernes de gaz de chlore dans les villes américaines, ou pire encore, de véritables armes nucléaires, quelle serait notre réaction ? Fera-t-on comme les Anglais et les Espagnols qui, lorsque leurs trains ont explosé à Londres et à Madrid, se sont retournés sur eux-mêmes et se sont soumis aux demandes des terroristes ?
 
En réponse aux attentats terroristes sur son sol, l’Espagne a retiré ses troupes d’Irak et a changé son gouvernement. Le parti travailliste de Grande-Bretagne a répudié son leader, le Premier ministre Tony Blair, en l’obligeant à démissionner avant septembre prochain, et a commencé à réduire l’effectif de ses forces militaires en Irak. Ces hommes, qui totalisaient autrefois 40 000, sont maintenant 8000 et il est prévu que leur retrait s’accomplisse en grande partie dès maintenant et jusqu’en 2008. Le président Bush et la secrétaire d’État, Condoleezza Rice, ont fait référence à l’annonce du retrait des Britanniques comme à un événement planifié, bienvenu pour les USA, et une victoire sur les insurgés et les terroristes. Si Pinocchio avait lui-même prononcé cette phrase, son nez aurait inévitablement grandi.
 
Le prochain président, démocrate ou républicain, va-t-il réagir en retirant par peur nos troupes pour solliciter la paix ? Quel sera le prix de la paix ? Peut-être la conversion à l’Islam. Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et les chefs d’Al Qaïda, Ben Laden et al-Zawahiri, ont publiquement déclaré que tous nos péchés seraient pardonnés si nous nous convertissions et si nous poussions le président Bush à montrer l’exemple avec sa propre conversion.
 
Bien entendu, un grand nombre de ceux, membres du Congrès ou non, qui se sont battus pour que nos troupes reviennent au pays, doivent rire à l’idée que la conversion des leaders du gouvernement ou l’hommage des USA puissent un jour rendre un résultat. Beaucoup pensaient qu’ils pourraient apprivoiser Hitler qui avait défini ses projets en détail dans Mein Kampf avant le début du règne prévu du Troisième Reich pendant 1000 ans, un Troisième Reich qui a pris fin grâce aux efforts combinés des USA, de la Grande-Bretagne et de l’URSS. Mais le coût en a été épouvantable. Plus de 400 000 soldats américains, hommes et femmes, sont morts, ainsi que 382 000 soldats britanniques et dix millions de soldats russes. Des millions de civils ont été tués dans le monde entier.
 
Malgré toute l’horreur et le carnage du passé, il semblerait que nous ne retenions pas les leçons que nous enseigne l’histoire. Il semblerait que nous ne nous rappelions pas que la complaisance ne fonctionne jamais. Elle n’a pas marché à Munich en 1938 avec la tristement célèbre déclaration de Chamberlain qui disait que nous avions obtenu « la paix pour notre temps » avec Hitler. Ce n’est pas aujourd’hui que cela va marcher. La promesse de quitter l’Irak n’apportera pas la paix pour la Grande-Bretagne. Les autorités britanniques disent maintenant que le risque d’attentats terroristes en Grande-Bretagne est plus élevé que jamais, des milliers de djihadistes du pays se tenant prêts à attaquer.
 
Pourquoi ne prenons-nous pas les personnes qui nous menacent au mot ? Pourquoi ne cessons-nous pas de leur donner des excuses pour leur comportement menaçant jusqu’à ce que finalement nous soyons forcés d’agir parce qu’ils ont fait exploser une bombe, voire même la vraie bombe atomique, sur notre propre sol ?
 
Le jour viendra où il sera trop tard pour simplement riposter à une attaque. Après une telle attaque sur notre propre sol, nous pourrions avoir subi de si grands dégâts corporels et compter un si grand nombre de victimes que nous n’aurions rien d’autre à faire que d’envisager de nous rendre. Nous pourrions d’ici là avoir perdu notre volonté nationale car il serait trop difficile pour nous de rassembler la force morale et physique nécessaire pour nous défendre. Rappelez-vous du refrain, apparu en Europe pendant la Guerre froide : « plutôt rouge que mort ? »
 
Suis-je en train de dresser un tableau trop sombre ? Je ne le crois pas. Réveille toi, Amérique ! Cette guerre n’a pas seulement lieu en Irak. L’enjeu de ce combat est l’avenir du monde. Nos ennemis ont l’intention de nous conquérir, comme ils le disent si ouvertement. Le moment de la résistance, c’est maintenant.
 
Ed Koch était maire de la ville de New York.

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