dimanche, novembre 27, 2022
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Analyse : le soulèvement populaire en Iran : le commencement de la fin (7e partie)

 L’Iran a atteint un point de non retour

CNRI – Alors que les dirigeants du G8 tentent de parvenir à un accord sur l’adoption de sanctions contre le régime iranien, les arrestations arbitraires, touchant surtout d’un grand nombre de jeunes et d’étudiants, soumis à des tortures barbares, se poursuivent en Iran.

A Téhéran, les détenus sont d’abord transférés au centres de détention, au QG de la police avenue Chahpour, dans des caches du ministère du Renseignement (le Vevak), des centres de la milice du Bassidj et des bases du Corps des gardiens de la révolution (CGR ou Pasdaran) avant de subir des tortures insoutenables. Ces supplices ont entraîné la mort de nombreux de détenus à cause de l’extrême brutalité des tortionnaires. Selon des informations de l’intérieur de l’Iran, un gardien de la prison d’Evine à Téhéran, a dit : « Dans une section spéciale de haute surveillance placée sous l’autorité des miliciens du Bassidj et de l’unité de renseignement du CGR, les détenus sont soumis aux formes les plus brutales de torture, au point où nous sommes malades d’entendre constamment les cris et les gémissements des suppliciés. Chaque matin, une dizaine de cadavres, en moyenne, de gens tués sous la torture sont emmenés par des ambulances pour être enterrés dans des fosses communes. »

En s’abstenant de rendre public les noms des détenus, le régime cherche à poursuivre les tueries en dissimulant le nombre exact de victimes.

Par ailleurs, selon le site Internet de Deutsche Welle, la radio internationale allemande, le 5 juillet un nombre d’anciens prisonniers politiques iraniens ont écrit une lettre ouverte aux instances internationales avertissant que les vies d’un grand nombre d’opposants et de protestataires arrêtés en Iran ces dernières semaines étaient en danger. « La menace d’exécution des prisonniers politiques est réelle », ont-ils prévenu.

Ces anciens prisonniers politiques ont également écrit : « depuis le ‘coup de force’ électoral du 12 juin, des milliers de citoyens ont été arrêtés ou ont simplement disparus à Téhéran et dans d’autres villes. Le nombre de détenus est tellement élevé qu’en plus des prisons officielles et des centres de détention provisoires ou secrets, certains ont été transférés au sous-sol du ministère de l’Intérieur et dans un camp près de Téhéran. »

Le 2 juillet le quotidien britannique The Guardian a publié un rapport sur la torture, le harcèlement et le viol des détenus arrêtés pendant l’insurrection. Il s’agit du récit choquant du supplice d’un adolescent d’à peine 18 ans après sa libération de prison. The Guardian écrit : « Ses épaules et bras portaient des traces de coups, le visage était balafré. Aucune fracture d’os, mais tout son corps portait des blessures. Je voulais le prendre en photo mais il a refusé. Le médecin a dit qu’il ne lui restait que quatre dents intactes, les autres avaient été cassées. Il souffrait d’une rupture du rectum et le médecin craignait une hémorragie du colon. Alors il a insisté pour le transporter immédiatement à l’hôpital (…) Les infirmiers étaient en pleurs. Deux d’entre eux demandaient quelle bête avait pu mettre ce jeune homme dans un état pareil. C’était un homme brisé. »

Au moment même où ces crimes ont eu lieu en Iran, l’agence Associated Press rapportait du sommet du G8 à l’Aquila en Italie que « les dirigeants des huit puissances ont déclaré mercredi qu’ils dénonçaient la violence qui a suivi les élections controversées en Iran le mois dernier (…) Mais ils se sont arrêtés net d’appeler à de nouvelles sanctions ou à des actions plus dures (…) La France a dit qu’elle était pour des sanctions plus lourdes en réponse à la répression qui a suivi l’élection controversée du mois dernier en Iran. Mais la Russie a rejeté cette idée et il n’est pas clair si des pays comme l’Allemagne ou l’Italie qui ont des liens économiques très forts avec l’Iran, seraient prêts à soutenir de telles sanctions. »

N’est-il pas déshonorant pour l’humanité entière de voir les dirigeants du G8 fermer les yeux sur les crimes abominables décrit ci-dessus et s’occuper plutôt des relations économiques et d’autres considérations politiques ?

Nous appelons tous ceux qui ont l’opportunité et la possibilité de protester contre la décision du G8 d’exprimer leur avis ou mécontentement par lettre ou courrier électronique :
http://www.governo.it/contatti/index.html

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