mercredi, décembre 7, 2022
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Allègement du contrôle judiciaire des opposants iraniens

Maryam Radjavi et Le Parisien,17 juin – par Claire Guédon – Téléphone portable déposé dans un casier à l’entrée, fouille des sacs et passage sous un portique de détection. L’accès au coeur du siège des Moudjahidin du peuple iranien, rue des Gords, à Auvers-sur-Oise n’était hier possible qu’à l’issue d’un sévère contrôle.

Macaron jaune marqué du 17 juin et épinglé sur leur veste, sourire aux lèvres, les adversaires du régime islamique de Téhéran ont célébré l’anniversaire de la médiatique descente de police qui s’est déroulée il y a tout juste trois ans dans les milieux des opposants iraniens du Val-d’Oise.

C’est également hier qu’ils ont appris que la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris venait d’alléger considérablement les contrôles judiciaires qui pesaient sur 17 moudjahidin. Maryam Radjavi, leur égérie et chef de file, s’en est félicité. Tout au long de sa prise de parole, elle était encadrée des maires socialistes d’Auvers et de Cergy, Jean-Pierre Béquet et Dominique Lefebvre.

Coordonnés par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, pas moins de 1 200 policiers avaient été mobilisés le 17 juin 2003 pour interpeller 165 activistes dans les pavillons et les préfabriqués de la rue des Gords et dans six autres villes du Val-d’Oise ainsi qu’à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Parmi eux, se trouvait Maryam Radjavi qui avait été remise en liberté début juillet. Les 17 opposants restent cependant mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

« La conscience de la France »

Au cours des perquisitions dans les propriétés des bords de l’Oise, les enquêteurs avaient découvert plusieurs millions de dollars qui leur laissaient à penser qu’Auvers servait de base de repli et de plaque tournante pour l’organisation.

Aux yeux des adversaires au régime de Téhéran, la descente policière avait pour but de cacher « un marchandage commercial entre la France et l’Iran », à une époque où plusieurs grands contrats avaient été remportés par des sociétés hexagonales. Trois ans plus tard, difficile de savoir où en est vraiment ce dossier. Une situation que continuent de dénoncer les militants, dans des termes quelque peu excessifs. Hier, Maryam Radjavi remerciait par exemple chaudement les habitants du quartier de la rue des Gords, soutiens inconditionnels, indiquant qu’ils étaient « la conscience de la France ».

De l’autre, elle évoque la « rafle honteuse du 17 juin » ou encore le « raid »… Depuis trois ans, les opposants ont repris leur activisme en Val-d’Oise et sont très visibles autour de Cergy-Pontoise. On les voit distribuer des tracts, participer aux cérémonies de voeux de maires de gauche ou faire des expositions sur les droits de l’homme bafoués en Iran et la volonté du régime de maîtriser l’arme nucléaire.

 

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