vendredi, décembre 9, 2022
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Aggravation de la crise économique en Iran avec une nouvelle baisse du prix du brut

Le régime qui devra faire face a une probable poursuite de la chute des cours jusqu'à 40 $ par baril

CNRI – Le cours du brut à de nouveau chuté le 12 décembre pour atteindre 60 $ le baril. Selon l’agence Associated Press, c’est le plus bas prix atteint depuis juillet 2009 et représente une chute de 40 % par rapport au mois de juillet 2014. Une situation qui aura une incidence grave sur l’économie exsangue en Iran.

Dans l’élaboration de son budget pour cette année, le gouvernement Rohani avait compté sur 100 $ par baril de pétrole vendu.

Il a dû revoir ce prix à la baisse pour le budget de l’an prochain, soit 72 $. Or cette dégringolade des cours risque de perturber davantage les plans du régime qui devra faire face a une probable poursuite de la chute des cours jusqu’à 40 $ par baril.

Alors que le plateau iranien est riche en ressources minérales, énergétiques et d’autres richesses précieuses, la population iranienne vit aujourd’hui dans la tourmente économique. Cette situation est principalement due à l’incurie des mollahs intégristes qui ont aggravé la dépendance de l’économie au pétrole et négligé le développement des autres ressources.

Au cours des huit dernières années, les mollahs ont gouverné l’Iran avec un revenu pétrolier considérable, quelque 70 milliards de dollars en moyenne. La question qui se pose maintenant est de savoir comment le régime compte gérer les affaires avec seulement 30 milliards de dollars de revenus.

Le déficit budgétaire prévu pour la prochaine année iranienne est considérable. Pour le compenser, les mollahs devront augmenter les impôts. Or, avec une croissance économique négative de – 5,8 %, une inflation officielle de 42 % (le vrai chiffre est supérieur à 50 %) et un chômage de plus de 30 % de la force active du pays, augmenter les impôts s’avère périlleux pour Rohani.

Face à cette contradiction, on peut conclure que le budget proposé par Rohani ne réglera pas crise économique endémique.

Rappelons par ailleurs que le régime devra consacrer 150 milliards de dollars d’investissements dans le secteur pétrolier afin de préserver le niveau actuel de production (les exportations de brut en2013 ont été de 900 000 et 1,3 million de barils par jour, alors qu’elles étaient à 4 millions en 2010).

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