mardi, décembre 6, 2022
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Achraf est un sanctuaire des valeurs de l’humanité – William Bourdon

CNRI – « Derrière les victimes et les cadavres qui se sont entassés dans le camp d’Achraf, c’est évidemment toute l’humanité qui a été offensée, outragée et martyrisée. C’est toute l’humanité qui doit maintenant regarder du côté d’Achraf », a déclaré me William Bourdon le 27 avril à Port-Marly.

Cette figure éminente de la défense des droits de l’homme s’exprimait dans une conférence sur le massacre commis à Achraf  le 8 avril par les forces irakiennes aux ordres de Nouri Maliki. Une vidéo bouleversante a été diffusée sur cette tuerie. Les nombreux orateurs se sont penchés sur cette crise, la responsabilité de la communauté internationale et le rôle de la Résistance iranienne dans l’édification de l’Iran de demain. Aux côté de la Présidente élue du CNRI Maryam Radjavi, il y a avait outre William Bourdon, le Pr. Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix, le général James Jones, ancien conseiller à la Sécurité nationale du président Obama, le général Wesley Clarke, qui a été commandant suprême des forces de l’OTAN, Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidentielle colombienne, Jean-Pierre Spitzer, expert en droit européen et modérateur de la conférence, ainsi que le député suédois Kent Olsson.

Voici l’intervention de Me Willima Bourdon :

C’est toujours un très grand honneur de prendre la parole en qualité d’avocat de la résistance iranienne et tout spécialement de Mme Radjavi.

Je vais prendre l’occasion de cette prise de parole pour redire à Mme la Présidente notre engagement absolu, inlassable, tenace, d’obtenir que vous soyez, vous et vos compagnons et vos compagnes de route, lavés de toutes ces accusations scandaleuses qui continuent à peser sur vous : ce non-lieu, avec Henri Leclerc et Jean-Pierre Spitzer  nous nous sommes engagés à l’obtenir, nous bataillerons pour l’obtenir et nous l’obtiendrons.

Je voulais dire aussi mon émotion de prendre la parole à la même tribune d’un des hommes que j’admire, depuis que je suis en capacité d’admirer, le plus au monde, le Pr Elie Wiesel. C’est une immense émotion, pour moi, de parler à la même tribune qu’une des plus grandes consciences de l’humanité et je ne sais pas d’ailleurs à quel point mon émotion est grande. Le mesurez-vous ?

Il fallait évidemment une situation terriblement tragique pour que nous nous retrouvions, tous ensemble, à cette tribune, aujourd’hui. Cette situation tragique, ce sont les crimes abominables qui ont été commis le 8 avril  2011 au camp d’Ashraf.

Qui ne voit pas, qui n’a pas vu, à travers ces images, que les crimes qui ont été commis sont bien loin de violations de Droits de l’Homme classiques ? Qui n’a pas vu qu’il ne s’agit pas de je ne sais pas quelle bavure accidentelle ? Qui ne voit pas, qui n’a pas vu que ce à quoi nous avons assisté mérite un seul et unique qualificatif : celui de « crime contre l’humanité ».

Derrière les victimes et les cadavres qui se sont entassés dans le camp d’Achraf, c’est évidemment toute l’humanité qui a été offensée, outragée et martyrisée. C’est toute l’humanité qui doit maintenant regarder du côté d’Ashraf, inlassablement.

C’est toute l’humanité qui doit également demander des comptes aux bourreaux, aux persécuteurs des populations martyres d’Ashraf.
Ces comptes, il faut les demander à Maliki, à ses complices, ses séides, ses soutiens. Maliki, ses séides et ses soutiens, il y a quelques jours, ont rejoint le club très fermé des grands bourreaux et des grands prédateurs de la planète. Ils se retrouveront, un jour, inlassablement, comme Pinochet, comme Milosevic, comme peut-être demain Kadhafi, comme peut-être demain Bachar El-Assad, dans le box d’une juridiction internationale ou nationale. C’est leur destin, c’est leur sort, ils devront, un jour, y être placés.

L’œuvre de justice est longue et difficile. Il y aura beaucoup d’obstacles, des raisons d’Etat déguisées derrière les vilains oripeaux d’argumentaires diplomatiques ou moraux. Mais le temps, aujourd’hui, le temps, aujourd’hui, est l’allier des victimes du camp d’Ashraf. Le temps, aujourd’hui, est l’ennemi des bourreaux persécuteurs du camp d’Ashraf.

Nous allons nous y employer. Il faudra beaucoup d’imagination, beaucoup de ténacité. Mais chacun voit bien que, pour la justice internationale soit crédible, pour qu’elle s’universalise, il faut évidemment qu’elle cesse d’être une justice à géométrie variable, une justice qui donne en permanence le sentiment du « deux poids deux mesures ».

Nous allons nous y employer avec nos amis de la Résistance iranienne. Nous allons imaginer un certain nombre de pistes judiciaires dans les semaines et les jours qui viennent. Nous pensons que c’est notre devoir de juristes absolu. Il nous faut rendre hommage aux victimes du camp d’Achraf. Le camp d’Achraf, nous l’avons vu et nous le voyons bien, a été attaqué parce que le camp d’Achraf est un foyer de l’humanité. Il s’agit d’un sanctuaire des valeurs de l’humanité que nous nous devons tous de protéger.

Et puisqu’il s’agit d’un foyer de l’humanité, nous devons, ensemble, faire injonction, à la Communauté internationale, de le protéger et nous devons, ensemble, faire injonction à la Communauté internationale d’obtenir de ceux qui en ont été les bourreaux soient, demain, jugés Je vous remercie.

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