lundi, janvier 30, 2023
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A Achraf, on a toutes les caractéristiques d’un camp de concentration, dénonce le député Alain Néri

CNRI – « Nous avons souhaité faire une déclaration à l’occasion de la journée du 18 mai, c’est-à-dire aujourd’hui, pour dire que nous demandons solennellement à ce que le gouvernement français s’engage à reconnaître la résistance contre la dictature religieuse en Iran et à envisager d’établir un dialogue avec le Conseil national de la résistance iranienne », a déclaré le député Alain Néri à Paris le 18 mai.

Il s’exprimait à la Maison de la Chimie où se déroulait  une conférence de soutien à la Résistance iranienne. En effet une majorité de députés de toutes les tendances politiques parlementaires appelle le gouvernement français à reconnaître la résistance contre la dictature religieuse en Iran et à envisager d’établir un dialogue avec le Conseil national de la résistance iranienne.

La conférence tenue à l’initiative du Comité parlementaire pour un Iran laïc et démocratique, dont M. Néri est un des 4 co-fondateurs, a réuni pour l’occasion de nombreux députés, Mme Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, son avocat Me Henri Leclerc président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, Jacques Attali, économiste, écrivain et ancien conseiller de François Mitterrand, Aude de Thuin, créatrice du Women’s Forum, Sid Ahmed Ghozali, anicien premier ministre algérien et François Colcombet magistrat et ancien député et Marzieh Babakhani, une réfugiée iranienne qui a survécu à son immolation par le feu au lendemain du 17 juin2003. Elle a été longuement applaudie par une salle debout après son témoignage bouleversant sur cette décision qu’elle « ne regrette pas ».

Voici l’intervention d’Alain Néri :

Je vais m’exprimer au nom de parlementaires : mon ami Émile Blessig, qui est là, mais aussi Jean-Pierre Brard et Nicolas Perruchot qui, avec moi, ont créé le comité parlementaire pour un Iran laïque et démocratique.

Nous avons engagé un certain nombre de démarches, en particulier pendant l’hiver. Nous avons réussi à obtenir d’être reçus à l’Élysée par un conseiller politique du président de la République.

Nous avons été amenés à nous intéresser à cette question parce qu’il nous paraît totalement inacceptable aujourd’hui que l’intégrisme prenne le pas sur les droits de l’homme et que, dans le cas précis de ce camp, on ait toutes les caractéristiques de ce que l’on a pu dénoncer pendant les jours les plus sombres qu’a connus l’Europe et le monde sous la dictature et sous la barbarie nazie, à savoir un camp de concentration, même si on n’ose pas dire le nom.

Je crois que les massacres qui ont été perpétrés, les conditions de vie inacceptables qui sont faites dans ce camp d’Achraf sont tout à fait assimilables à ce qui se passait dans les camps de concentration nazis de triste mémoire.

Notre initiative aujourd’hui a été rejointe par la mobilisation d’un très grand nombre de députés, une majorité de députés français représentant toute la diversité politique de l’Assemblée Nationale.

Nous avons souhaité faire une déclaration à l’occasion de la journée du 18 mai, c’est-à-dire aujourd’hui, pour dire que nous demandons solennellement à ce que le gouvernement français s’engage à reconnaître la résistance contre la dictature religieuse en Iran et à envisager d’établir un dialogue avec le Conseil national de la résistance iranienne.

Cette initiative parlementaire nous paraît revêtir une importance particulière dans les conditions actuelles que connaît le Moyen-Orient, et dans l’espoir qui se lève au Moyen-Orient avec le printemps arabe.

Un espoir s’est levé puisqu’aujourd’hui, au bout de dix ans d’instruction, les accusations de terrorisme ou de financement de terrorisme portées à l’encontre des 24 membres et sympathisants du Conseil national de la résistance iranienne ont été annulées. Cela nous paraît un premier pas important.

Cette ordonnance reconnaît donc à notre sens le droit légitime à la résistance face à la tyrannie.

D’ailleurs, nous souhaitons rappeler que le régime iranien est l’obstacle principal à la démocratie dans la région, et tente de détourner les soulèvements libérateurs vers l’intégrisme islamique.
Et nous, parce que nous sommes des républicains, des démocrates qui représentons toutes les sensibilités de l’Assemblée Nationale, et donc du peuple de France, nous appelons effectivement notre gouvernement à prendre un certain nombre d’initiatives.

Initiatives, bien entendu, Jacques Attali le disait, qui peuvent venir de l’Union européenne. Nous le souhaitons ardemment, mais nous sommes obligés de constater que la politique européenne aujourd’hui dans ce domaine-là n’en est encore qu’à ses balbutiements. Dans ces conditions, vu les conditions inacceptables dans lesquelles vivent les réfugiés d’Achraf, il convient de la France, qui reste quand même le pays fondamental de la reconnaissance des droits de l’homme et du citoyen, de faire en sorte qu’elle prenne des initiatives.

Pour notre part, nous souhaitons également, si c’est possible, et nous le demanderons, que soient organisée une visite de parlementaires français au camp d’Achraf.

Bien entendu, la meilleure solution, ce que nous souhaitons, et nous appuierons de toutes nos forces toute initiative de la France qui permettrait un engagement sans failles de l’ONU pour assurer la sécurité et le respect de la liberté et de l’intégrité physique et morale des Iraniens qui sont prisonniers dans le camp d’Achraf.

Voilà, Madame, Messieurs, le message que je voulais vous porter, au nom de l’ensemble des parlementaires français qui, dans leur grande majorité, ont signé cet appel dans leur grande diversité.

 

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