
L’exécution du commandant Hamed Validi et de Mohammad (Nima) Massoum Shahi marque un tournant dans la longue guerre menée par le régime iranien contre son opposition organisée. Alors que la dictature cléricale tente de projeter une image de contrôle absolu, ces assassinats judiciaires constituent un échec stratégique. Depuis des décennies, le pouvoir en place a investi des milliards de dollars dans un appareil sophistiqué de répression et de désinformation. Cet appareil n’opérait pas seulement à l’intérieur des frontières iraniennes ; Le régime a activement utilisé un réseau de journalistes complaisants et de relais d’opinion au sein des principaux médias étrangers et des groupes de réflexion internationaux pour manipuler l’opinion publique mondiale. Son objectif était de le présenter comme stable, politiquement réformable et militairement invincible, tout en dépeignant son principal opposant, l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI), comme un groupe marginal sans soutien populaire.
À l’aube de ce 20 avril en Iran, les Moudjahidine du peuple Hamed Validi et Nima Massoum Shahi ont été pendus par le régime des mollahs à la prison centrale de Karadj. Ils ont ainsi rejoint les rangs des Moudjahidine du peuple valeureux tombés martyrs ce mois-ci, exécutés par la… pic.twitter.com/HHXwhdamPC
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 20 avril 2026
Depuis 2015, cette campagne de désinformation s’est intensifiée. Prenant conscience de l’impossibilité d’ignorer la montée en puissance des unités de résistance internes, le régime est passé d’une politique de censure totale à une politique de diabolisation active. Il a inondé les ondes et les publications internationales d’accusations de « terrorisme » et de « secte », cherchant désespérément à convaincre l’opinion publique iranienne et le monde occidental que l’OMPI était dépourvue de fondement légitime. Cependant, la récente vague d’exécutions a mis à nu cette façade qui a coûté des milliards de dollars. Un régime ne recourt pas à la potence pour un groupe insignifiant, ni n’exécute des individus qui n’ont aucune influence sur sa société.
Les personnes récemment martyrisées – notamment le commandant Hamed Validi, ingénieur civil de 45 ans, et Nima Shahi, technicien de 38 ans – illustrent la nature profondément enracinée de la Résistance. Il ne s’agissait pas de figures marginales ; c’étaient des professionnels à l’avenir prometteur et aux compétences spécialisées, arrêtés à Téhéran et soumis à de graves tortures avant d’être confrontés à une parodie de justice. Si l’on considère les six autres membres de l’OMPI récemment exécutés – Mohammad Taghavi, Akbar Daneshvarkar, Babak Alipour, Pouya Ghobadi, Abolhassan Montazar et Vahid Bani Amerian –, un schéma clair se dessine, contredisant tous les arguments du régime. Ces huit individus représentaient un échantillon représentatif de la société iranienne, couvrant différents âges, classes sociales et parcours professionnels. Leurs parcours divers vers la résistance prouvent que l’influence de l’OMPI s’étend à toutes les couches de la population, des secteurs techniques à la classe moyenne instruite.
On April 20, Iran's regime executed PMOI members Hamed Validi and Mohammad (Nima) Massoum Shahi, in a desperate attempt to prevent another uprising and its overthrow by Iran's rebellious youth.#StopExecutionsInIran pic.twitter.com/PjSG6yf0bK
— People's Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) 20 avril 2026
Cette réalité soulève des questions troublantes pour la machine de propagande du régime et ses alliés internationaux. Pourquoi un ingénieur civil brillant et diplômé comme Hamed Validi choisirait-il une voie aussi périlleuse ? Pourquoi de jeunes Iraniens, avec des carrières prometteuses et des familles stables, sacrifieraient-ils tout pour rejoindre les Unités de la Résistance ? Qu’est-ce qui, dans le message de la résistance organisée, trouve un écho aussi bien auprès d’un technicien à Karaj que d’un militant aguerri à Téhéran ? Ces questions réduisent à néant les allégations du régime concernant un « espionnage commandité par l’étranger » et révèlent que les victimes étaient des dissidents iraniens animés par un désir sincère de liberté et de dignité nationale.
En renouant avec l’élimination physique des prisonniers politiques, le régime a signifié l’échec de ses tentatives de discréditer l’OMPI par la diffamation. Chaque corde utilisée à la prison centrale de Karaj constitue un aveu glaçant : le peuple iranien n’a pas été dupe des récits officiels ni des articles publiés dans les médias occidentaux par des commentateurs prétendument « amis ». Au lieu d’étouffer le soulèvement, ces exécutions l’attisent. L’observateur extérieur et le voisin endeuillé s’interrogent sur la vérité à laquelle ces martyrs étaient si attachés que l’État s’est senti contraint de les tuer. Dans sa tentative désespérée de se maintenir au pouvoir, le régime n’a fait que confirmer que l’organisation même qu’il prétendait anéantie représente, en réalité, la menace la plus redoutable pour sa survie. Le sang de ces professionnels et militants ne sert pas de fin en soi, mais de pont vers un avenir où le mur bâti sur la peur et les mensonges s’effondrera enfin.

