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Quelque 2200 exécutions dans 91 villes d’Iran, en 2025, un record sans précédent en 37 ans de la dictature religieuse criminelle de Khamenei

Quelque 2200 exécutions dans 91 villes d’Iran, en 2025, un record sans précédent en 37 ans de la dictature religieuse criminelle de Khamenei

• Les exécutions en 2025 dépassé le double de celles de 2024, deux fois et demie de 2023 et près du triple de 2022
• Le nombre d’exécutions au second semestre 2025 est plus du double du premier semestre ; 376 exécutions en décembre 2025, un chiffre sans précédent en 37 ans
• 64 femmes exécutées, soit près du double de l’an dernier, et 13 exécutions publiques, près du triple de l’année précédente

Maryam Radjavi :
• Les exécutions massives et arbitraires en Iran constituent un crime organisé et un crime contre l’humanité, ainsi que les tentatives désespérées d’un régime qui, pour assurer sa survie face à la colère populaire et une société explosive, s’agrippe à la corde de la potence.
• Le soulèvement des commerçants et de la population en colère à Téhéran dans les derniers jours de 2025 démontre l’échec de la politique du recours aux exécutions de masse pour empêcher le soulèvement. Le régime est plus faible et plus fragile que jamais, dans une impasse totale.

Le fascisme religieux au pouvoir en Iran a fait de l’année 2025, avec 2201 prisonniers exécutés, l’une des années les plus sombres de l’histoire contemporaine de l’Iran. Il s’agit d’un record sans précédent en 37 ans de la dictature religieuse criminelle de Khamenei. Les noms des personnes exécutées et les lieux d’exécution ont été vérifiés, documentés et enregistrés par l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), et publiés durant l’année par les communiqués du secrétariat du CNRI. La comparaison du nombre d’exécutions au cours des cinq dernières années, ainsi que sur les douze derniers mois, montre clairement que Khamenei, à mesure que s’aggravent la faiblesse et les crises de son régime, ne cesse d’augmenter le nombre d’exécutions pour instaurer un climat de terreur et empêcher l’embrasement populaire.

Quelque 2200 exécutions dans 91 villes d’Iran, en 2025, un record sans précédent en 37 ans de la dictature religieuse criminelle de Khamenei

1. Le nombre d’exécutions en 2025 est environ 120 % supérieur à celui de 2024 (1006 exécutions), 160 % supérieur à 2023 (853 exécutions) et 280 % supérieur à 2022 (582 exécutions).

2. Le rythme des exécutions a connu une accélération sans précédent au second semestre 2025. Ce nombre pour les six derniers mois a été plus du double de celui des six premiers mois. 376 exécutions ont été enregistrées en décembre 2025, un chiffre inédit ces 37 dernières années.

3. En 2025, les victimes de la machine à exécuter de Khamenei ont été pendues dans 97 villes des 31 provinces du pays, alors qu’en 2024 les exécutions avaient eu lieu dans 77 villes. L’extension géographique vise à élargir le climat de terreur à un plus grand nombre de régions. Il convient de noter que l’enregistrement des exécutions dans des prisons reculées et des petites villes est beaucoup plus difficile, ce qui empêche l’identification de nombreuses victimes et de leurs lieux de pendaison.

4. Parmi les personnes exécutées figurent au moins 64 femmes, soit près du double de l’an dernier (34 femmes exécutées en 2024). En 2025, six mineurs délinquants ont également été exécutés.

5. Cette année, 13 personnes ont été pendues en public, avec une cruauté inimaginable, soit environ trois fois plus que l’année précédente (5 exécutions publiques).

6. Les victimes appartenaient à toutes les tranches d’âge, allant de jeunes de 18 ans à des personnes de 71 ans. L’âge moyen des exécutés dont l’âge est connu (881 personnes) est de 36 ans.

7. En 2025, les condamnations à mort de prisonniers politiques, accusés d’appartenance à l’OMPI, ont augmenté de manière significative. À ce jour, 18 prisonniers politiques, condamnés à mort en 2025 pour ce motif ou dont la sentence a été confirmée la même année par la Cour suprême des mollahs, sont dans l’attente de leur pendaison. Ils sont âgés de 22 à 68 ans.

8. Le procès factice et par contumace contre 104 membres et responsables de la Résistance, en cours depuis deux ans et demi, prépare le terrain à de nouvelles exécutions et à des actes terroristes accrus contre les membres et sympathisants de l’OMPI, en Iran et à l’étranger. Ce tribunal d’exception a également qualifié la participation aux manifestations de l’OMPI à l’étranger de crime de rébellion armée (baghi) passible de la peine de mort.

9. En 2025, le mouvement contre la peine de mort en Iran s’est développé de manière sans précédent. Dans le cadre de la campagne « Les mardis non aux exécutions », des prisonniers de 55 prisons observent une grève de la faim chaque mardi. Cette campagne, lancée le 29 janvier 2024 à la prison de Ghezel-Hessar, en a traversé hier sa 101ᵉ semaine.

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a qualifié la montée en flèche des exécutions massives, collectives et arbitraires, de crime organisé et de crime contre l’humanité. Elle a déclaré qu’il s’agit de tentatives désespérées d’un régime encerclé par de graves crises internes et internationales, qui, terrorisé par le soulèvement, s’agrippe à la potence pour survivre et a engagé une guerre totale contre le peuple iranien — un peuple en colère, poussé à bout par l’oppression, la discrimination et le pillage, et qui exige le renversement de la dictature religieuse.

Elle a ajouté que le soulèvement des commerçants du bazar et de la population en colère à Téhéran et d’autres villes, dans les derniers jours de l’année 2025 et au cœur même de la vague d’exécutions, a une nouvelle fois démontré l’échec de la politique de recours aux exécutions massives pour empêcher l’explosion de la colère populaire. La tyrannie religieuse en Iran est aujourd’hui plus faible et plus fragile que jamais, dans une impasse totale. Mme Radjavi a souligné que le parrain des exécutions et du terrorisme au XXIᵉ siècle doit être mis au ban de la communauté internationale, que toute relation ou négociation avec ce régime doit être conditionnée à l’arrêt des exécutions, de la torture et du terrorisme, et que ses dirigeants doivent être traduits en justice pour 46 années de crimes contre l’humanité et de génocide.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 31 décembre 2025

 

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