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Les luttes intestines montrent la profondeur de la crise au sein du régime iranien

Luttes intestines au sein du Majlis – Site Internet de Donyaye Eghtesad, 28 septembre 2020

Une nouvelle série de luttes intestines lors de la dernière session du Majlis (Parlement) ont mis en évidence l’impasse du régime iranien. Ces luttes intestines visent à obtenir une plus grande part du pouvoir.

Au cours de cette session, qui a eu lieu pour un vote de confiance pour le nouveau ministre de l’Industrie, des Mines et du Commerce, de nombreux députés de la faction rivale ont attaqué le président des mollahs, Hassan Rohani.

Rohani avait refusé de participer à cette session, sous prétexte de son interdiction pat le centre National de combat contre le Coronavirus, qu’il préside. Son absence, selon la constitution du régime, a rendu la session illégale, mais elle a quand même eu lieu. Les députés du régime de la faction rivale, proche du guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, ont attaqué Rohani, bien que Khamenei les ait avertis auparavant de ne pas le faire.

Ardashir Motahari, député de Garmsar dans la province de Semnan, dans le nord-est de l’Iran, a critiqué Rohani pour son absence. «Aujourd’hui, nous avons le ministre proposé pour le ministère de l’Industrie, des Mines et du Commerce d’un président qui se cache à tout prix du public. C’est la deuxième fois qu’il refuse de se présenter devant le Majlis et nous en sommes désolés », a-t-il déclaré.

« Monsieur le Président, savez-vous ce que les gens disent de vous ? Descendez dans la rue et voyez ce que les gens disent : « Bon sang Rohani. » C’est ce qui se dit dans le pays. Les gens ne vous font pas confiance. Comment voulez-vous qu’ils fassent confiance à votre futur ministre qui a passé deux décennies de sa vie à l’étranger. »

Malgré les oppositions, le Majlis des mollahs a quand même approuvé Alireza Razm Hossaini comme nouveau ministre de l’industrie, des mines et du commerce. Pourquoi?

À cet égard, le député Mehrdad Karamveisi, interrogeant Razm Hossaini sur sa résidence permanente au Canada, a déclaré: «Si le parlement vous donne un vote de confiance, c’est pour des considérations (liés au pouvoir).»

Il a été approuvé parce que Khamenei l’avait ordonné. À la suite des grandes manifestations de novembre 2019en Iran, qui ont ébranlé les fondations du régime, Khamenei tente d’éviter tout conflit qui aggravait la fracture au sommet du régime.

Par exemple, lorsque le nouveau Majlis a commencé à travailler en février dernier, des appels ont été lancés pour destituer Rohani. Le 15 juillet, Mohammad Taqi Naghdali, un législateur du régime, a déclaré: «Il est vain de s’asseoir et d’écouter les ministres du gouvernement. Commencez la destitution du président. » Mais Khamenei, qui avait peur d’un autre soulèvement, a décrété à son parlement trié sur le volet de «s’unir contre l’ennemi (extérieur), malgré leurs différences».

Abbas Abdi, un anciens responsables de la sécurité du régime de la faction de Rohani, a écrit dimanche dans le quotidien Etemad: «Avec l’inauguration du nouveau parlement, Rohani est devenu comme un os coincé dans la gorge. Ils [les députés] ne peuvent pas l’avaler, et s’ils l’avalent, ils ne peuvent pas le digérer, ni le cracher. Pour cette raison, ils ont prétendu l’avoir toléré, mais cette tolérance est due à la contrainte et n’est pas volontaire. Pour cette raison, dans mon précédent article de juillet, je leur ai dit: assez de tolérance, mettez-le en accusation. Mais ils [les députés du régime] ne sont pas autorisés à le faire ou ils n’ont pas l’autorité. »

La situation est hors du contrôle pour le régime et les mollahs ont peur d’un soulèvement populaire.

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