mercredi, février 8, 2023
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Message de Maryam Radjavi au sénat Italien: défendons la résistance pour la liberté en Iran

Message à la réunion au sénat Italien défendre la résistance pour la liberté en Iran

Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI a envoyé le message suivant à une réunion tenue au sénat Italien dans lequel elle estime que défendre la résistance pour la liberté en Iran est nécessaire pour combattre l’ennemi majeur de la paix et de la sécurité dans le monde que sont les pasdaran et leur guide suprême. Dans son intervention par videoconference, elle a déclaré:

Amis de la résistance du peuple iranien pour la liberté et la démocratie,

Je vous remercie pour l’attention que vous portez à la situation des droits humains et de la liberté en Iran, ainsi qu’à la Résistance iranienne. En insistant sur l’opposition à la tyrannie religieuse, vous avez mis le doigt sur ce qui menace aujourd’hui la paix et la sécurité dans le monde. De fait cela concerne aussi la liberté du peuple iranien et comment débarrasser le Moyen-Orient de la guerre, du terrorisme et de l’instabilité.L’expérience de ces trente dernières années témoigne du fait qu’en fermant les yeux sur la répression en Iran, l’Occident a toujours facilité et ouvert la voie aux mollahs pour exporter l’intégrisme religieux et le terrorisme dans la région et mettre en danger le monde.

Après cette longue expérience, l’Occident doit ouvrir les yeux sur le fait que l’aspiration à la liberté du peuple iranien et de sa résistance pour un changement de régime, est un allié essentiel de la liberté et la paix dans cette région. Tout comme la répression de ce mouvement et lui faire obstacle, a ouvert la voie au développement de l’intégrisme islamiste, le déclenchement de guerres extrêmement meurtrières au Moyen-Orient et à l’émergence d’un phénomène comme Daech.

Aujourd’hui, il existe en Iran un mouvement protestataire de grande ampleur. Les ouvriers, les enseignants, les épargnants spoliés par les établissements proches des gardiens de la révolution, les retraités, les minorités réprimées et d’autres couches de la société viennent s’ajouter jour après jour à ces protestations. Les mollahs ne peuvent satisfaire leurs demandes qui visent au final la liberté. A la place, ils exécutent chaque jour des condamnés et procèdent à des arrestations arbitraires pour contrôler la société.

Sous le mandat de Rohani, au moins 3200 personnes ont été exécutées. Une partie de ces pendaisons touche des condamnés qui étaient mineurs au moment des faits. Il y a aussi 81 femmes parmi ces pendus (1).

Certes, ce n’est là qu’une partie des pressions que subissent les femmes. Les discriminations sévères dans les domaines politique, économique et familial, le code vestimentaire obligatoire et toute une série de méthodes misogynes découlant de lois religieuses des mollahs sont mises en œuvre tous les jours.

Les mollahs savent bien que sans ces pressions sur les femmes, ils ne sont pas en mesure de maintenir une société excédée sous leur poigne.

En fait ils sont en guerre contre le peuple iranien. Cette guerre est menée par les gardiens de la révolution, les pasdaran, le principal levier de la tyrannie religieuse. C’est-à-dire cette force qui s’attache à tuer la liberté en Iran et qui fait la guerre et commet des massacres en Syrie, en Irak, au Yémen, au Liban et en Afghanistan et dans d’autres points de la région. Le silence et l’inaction de l’Occident face à cette force destructrice et cruelle, lui a ouvert la voie pour étendre sa domination et ses agressions.

Les gouvernements occidentaux ont eu raison de distinguer dans Daech une menace pour l’ensemble du monde et ils ont joué ces deux dernières années un rôle essentiel dans la lutte contre cette entité. En vérité, les pasdaran, représentent une menace bien plus importante que Daech et sans les repousser, le Moyen-Orient et le monde ne connaitront plus la tranquillité.

C’est pourquoi nous appelons le gouvernement italien et les entreprises italiennes à s’abstenir de tout échange avec les pasdaran. La majeure partie de l’économie iranienne, particulièrement les exportations et les importations, est aux mains des pasdaran. Les échanges commerciaux de l’Italie et des autres pays avec l’Iran n’apportent pas de travail aux 10 millions de chômeurs en Iran. Ces échanges n’améliorent même pas d’un iota la vie des dizaines de millions d’Iraniens qui vivent sous le seuil de pauvreté. Mais cela profite aux pasdaran pour combattre le mouvement pour la liberté en Iran et attiser la guerre et le terrorisme au Moyen-Orient. Il faut inscrire les pasdaran sur la liste noire en tant que principal facteur de tueries, de répression et de terrorisme et il faut leur appliquer des sanctions globales.

Nous appelons aussi le gouvernement italien et l’ensemble des partis, des personnalités et des unités de défense des droits humains dans ce pays de soutenir la demande de la résistance iranienne à l’ONU de former une commission d’enquête sur le massacre en 1988 de 30.000 prisonniers politiques pour traduire en justice les responsables de ce crime contre l’humanité. Je demande à la Chambre des députés et au Sénat italiens de désigner officiellement ce massacre comme un crime contre l’humanité et de subordonner les relations de l’Italie avec la tyrannie religieuse à l’arrêt de la torture et des exécutions.

A nouveau, je remercie sincèrement les sénateurs, les députés et les personnalités éminentes d’Italie pour leur défense de la liberté et de la démocratie en Iran. Ces efforts scellent le fondement d’une amitié des plus profondes entre les nations italienne et iranienne.

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(1) Commission des femmes du Conseil national de la résistance iranienne, 19 septembre 2017