mercredi, février 8, 2023
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Les organisations contre le blanchiment d’argent demandent un examen plus minutieux de l’Iran

Les organisations contre le blanchiment d'argent demandent un examen plus minutieux de l'Iran

Dans le sillage de l’assouplissement des sanctions financières et commerciales internationales contre le régime iranien, un groupe international de lutte contre le blanchiment d’argent souhaite que les agences gouvernementales de renseignement financier effectuent un contrôle supplémentaire pour les transactions et les relations d’affaires impliquant l’Iran.

Le groupe d’action financière basée à Paris (FATF) a déclaré vendredi qu’il est « particulièrement et exceptionnellement préoccupé » par « l’échec du régime iranien à éliminer le risque de financement du terrorisme et la grave menace que cela fait peser sur l’intégrité du système financier international. »

Depuis 2009, le groupe d’action financière (FATF) a demandé à ses membres et la communauté internationale de mettre en place des contre-mesures pour protéger leurs secteurs financiers respectifs et le système financier mondial contre les risques — en particulier la menace d’un financement terroriste — vis-à-vis du régime iranien.

Le FATF a renforcé ses propos et a appelé à des contre-mesures contre le régime iranien. Le groupe a déclaré que si Téhéran n’a pas intensifié ses efforts de lutte contre le blanchiment d’argent, le FATF envisagerait de demander à ses membres de renforcer des « contre-mesures » visant le régime iranien dès le mois de juin.

Le régime iranien a longtemps été impliqué dans le blanchiment d’argent en créant des sociétés-écrans dans d’autres pays afin de contourner les sanctions internationales imposées à son programme d’armes nucléaires illégales.

Dans un cas similaire révélé l’année dernière, au moins 1 milliard de dollars en espèces a été introduit illégalement en Iran. Selon l’agence Reuters, l’argent a été illégalement introduit en Iran via une série de sociétés-écrans avec près de la moitié de ces fonds qui transitent par l’Irak.

L’interview par Reuters avec des représentants du régime iranien, des sources diplomatiques et des renseignements occidentaux montre un plus grand effort de la contrebande par Téhéran, ainsi que les routes et les méthodes utilisées — détails non signalés précédemment.

Ces sources ont dit à l’époque qu’au moins 1 milliard de dollars en billets de banque américains avaient été introduits illégalement en Iran en l’espace de quelques mois, avec la banque centrale iranienne jouant un rôle important.

Un diplomate occidental qui a suivi les affaires iraniennes a été cité dans ce rapport comme disant que la banque centrale iranienne a été une force motrice de ces agissements illégaux.