
Le site d’information en ligne et les publications liées du « The Foreigner » norvégien jeudi 3 novembre 2016 ont annoncés : « les porte-paroles de la Résistance iranienne et d’autres se rassemblent à Oslo vendredi pour examiner les nouvelles révélations concernant les tueries de 1988. » Voici le texte intégral : http://theforeigner.no/
Les porte-paroles de la Résistance iranienne et d’autres se rassemblement à Oslo vendredi pour examiner les nouvelles révélations concernant les tueries de 1988.
La conférence se tient en même temps que les délibérations de l’assemblée générale de l’ONU sur une résolution sur la situation des droits de l’Homme en Iran.
Cela comprend des informations et des analyses présentées par les députés norvégiens, des avocats, des militants des droits de l’Homme, des témoins oculaires et des représentants de la Résistance iranienne.
Des détails sur la découverte récente de tombes collectives où les dissidents politiques ont été enterrés seront également divulgués.
Cette information a été relayée ces dernières semaines par des témoins oculaires à l’intérieur de l’Iran. Elle a également été rapportée par le conseiller en médias du Conseil national de la Résistance iranienne dans les pays nordiques.
The Foreigner s’est entretenu avec le porte-parole du CNRI, Shahin Gobadi, concernant les raisons du mouvement de vendredi.
Il a déclaré au téléphone : « Nous sommes tombés sur de nouvelles informations solides concernant l’objectif et le nombre d’Iraniens qui sont impliqués dans le massacre de 1988. Quelques tombes collectives secrètes contenant les corps de 30 000 prisonniers politiques ont été découvertes récemment en Iran. »
En août de cette année, un enregistrement audio de l’ancien héritier de l’ayatollah Khomeiny, l’ayatollah Hossein Ali Montazeri, concernant le massacre a fait surface pour la première fois. Il a été posté sur un site web pour les soutiens de Montazeri. Ce dernier est mort en 2009.
Dans l’enregistrement audio, qui date du 15 août 1988, la voix de Montazeri peut être entendue critiquant sévèrement les membres du comité de la mort de Téhéran, que Khomeiny avait choisi.
Des comités de la mort ont été formés dans la capitale iranienne et dans le pays dans plus de 70 villes. Ils étaient formés de juges religieux, d’un procureur et d’un représentant du ministère des Renseignements.
Selon le Conseil national de la Résistance iranienne dans les pays nordiques, plus de 100 membres du régime iranien ont été impliqués dans ce massacre. Il était basé sur une fatwa lancée par l’ayatollah Khomeiny, le fondateur de la République islamique.
La porte-parole du Conseil, Shahin Gobadi, a ajouté : « Il y a des témoins oculaires qui ont perdu des proches dans cette tuerie. Nous avons établi que de nombreuses personnes impliquées dans ce massacre occupent de hauts postes dans le régime iranien aujourd’hui. »
Le Conseil demande désormais à la Norvège de mener l’enquête de l’ONU concernant ces assassinats.
Il a déclaré : « Il n’y a jamais eu d’enquête internationale sur ce massacre. Le régime iranien a caché ce massacre pendant presque trois décennies. Ce sujet devient public maintenant en Iran et je pense qu’il est grand temps que l’ONU mène une enquête. »
M. Gobadi a également fait remarquer qu’une des raisons pour laquelle on a demandé à la Norvège de mener cette enquête plutôt qu’à un autre pays est qu’elle a une position de meneur concernant les droits de l’Homme et est très active concernant les droits civils dans le monde.
Il explique : « La Norvège donne de l’importance aux droits de l’Homme et l’Iran est le premier État au monde par rapport aux exécutions. »

