mercredi, février 1, 2023
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Il faut prendre au sérieux la question du changement de régime en Iran – Ambassadeur Ereli

Il faut prendre au sérieux la question du changement de régime en Iran - Ambassadeur Ereli

Dans un article paru dans ‘The Hill’ le 3 octobre, Adam Ereli, ancien ambassadeur américain et porte-parole adjoint du Département d’Etat, propose cinq recommandations pratiques pour une nouvelle politique vis-à-vis du régime en Iran : Deux ans plus tard :

5 recommandations pour une nouvelle politique nucléaire iranienne

Deux ans après l’accord nucléaire avec l’Iran – connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA) – il est devenu évident que ni la population iranienne ni la région ne se portent mieux.

La politique « d’engagement » de l’administration précédente n’a pas permis de remédier aux violations flagrantes des droits de l’homme, à l’agression régionale, au programme de missiles en plein essor et à l’exportation du terrorisme, qui constituent autant de handicaps aux iraniens.

Le président Trump est venu au pouvoir comme une force de changement ; voici cinq façons dont il pourrait changer la culture politique de Washington et répondre favorablement à l’appel au changement du peuple iranien qui souffre depuis longtemps du régime islamiste en place.

Protéger les iraniens démocrates

En signant le JCPOA, les P5+1 (notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, en plus de l’Allemagne) ont choisi de faire confiance à un régime qui se targe d’avoir trompé l’Occident. Le président Trump l’a reconnu en septembre dans ses déclarations à l’Assemblée Générale des Nations Unies : « Le monde entier comprend que la noble population iranienne désire un changement et, qu’à part l’immense puissance militaire des États-Unis, la population iranienne est ce que ses dirigeants craignent le plus. C’est ce qui amène le régime à restreindre l’accès à Internet, détruire les antennes paraboliques, tirer sur les étudiants manifestants non armés et emprisonner les réformateurs politiques. »

Au lieu de protéger la population iranienne, le JCPOA ignore ses aspirations et leurs souffrances à un prix très lourd. L’accord ne fait rien pour ralentir les arrestations flagrantes et les exécutions massives, sans parler de la dissimulation permanente par le régime de ses installations nucléaires. Arrêtons de donner aux mollahs le feu vert pour assassiner la population iranienne.

Défi de l’ingérence iranienne

Le JCPOA n’a rien fait pour dissuader la violence, la terreur que l’Iran exporte vers ses voisins. Au cours des deux années qui ont suivi la signature du JCPOA, les P5+1 ont fermé les yeux sur l’augmentation de l’influence iranienne au Yémen, en Syrie, en Irak et au Liban. En conséquence, la crédibilité de l’Occident aux yeux de ses alliés régionaux a pris un énorme coup et le régime iranien a été encouragé. Un accord qui ignore les ingérences extraterritoriales iraniennes, les armes chimiques et le terrorisme n’est pas un accord ; c’est de la capitulation.

Se montrer ferme au sujet des missiles balistiques

Un élément essentiel de tout programme nucléaire est la capacité faire transporter une ogive par des missiles balistiques. Bien que le JCPOA ait pu suspendre les projets liés au cycle du combustible nucléaire pour 10 (aujourd’hui huit) ans, les tests de missiles balistiques sont restés incontrôlés.

Le président Trump a abordé le développement en cours du programme nucléaire iranien en déclarant : « Nous ne pouvons pas laisser un régime meurtrier poursuivre ces activités déstabilisantes, en construisant des missiles dangereux et nous ne pouvons pas respecter un accord s’il prévoit l’élaboration éventuelle d’un programme nucléaire. »

Cesser de financer les Gardiens de la révolution (pasdaran)

Le JCPOA a injecté des milliards de dollars en actifs gelés en Iran et a ouvert la porte à des transactions d’une valeur de plusieurs milliards. Les pasdaran et leur force Qods, l’armé de l’Iran pour la propagation de la terreur, contrôlent un empire financier englobant facilement 40% de l’économie iranienne. On estime que 80 pourcent des bénéfices des accords récemment signés profiteront au régime au pouvoir, et non à la population iranienne, avec peut-être la force Qods comme le plus grand gagnant.

En août dernier, le Congrès, exaspéré, a fait passer le décret H.R 3364, qui a soumis les pasdaran aux sanctions prévues par l’ordonnance 13224 du Président George W. Bush. Les États-Unis devraient appliquer immédiatement et strictement cette législation, sans tolérer aucune violation.

Prendre au sérieux la question du changement de régime

L’Iran restera une menace pour les États-Unis et ses alliés tant que le régime théocratique sera au pouvoir. Si les États-Unis sont sérieux quant au changement du comportement iranien, ils devront envisager le changement de régime. Le Secrétaire d’État Tillerson, et le Secrétaire à la Défense Mattis, ont parlé publiquement de la politique américaine dans ce sens.

Les principaux partenaires régionaux des États-Unis sont de plus en plus ouverts sur cette question. L’Arabie saoudite, l’opposition syrienne, l’Égypte, le Yémen et l’Autorité palestinienne ont tous envoyé des délégations officielles à un rassemblement d’environ 100 000 sympathisants de l’opposition iranienne à Paris. Dans ses propos lors du rassemblement, l’ancien chef du Renseignement saoudien et ambassadeur aux États-Unis, Prince Turki bin Faisal bin Abdulaziz al Saud, a déclaré : « L’attitude du régime de Téhéran ne fait pas de lui un système démocratique, mais une dictature meurtrière. »
Il a appelé toutes les instances de la société iranienne à s’affranchir du règne du Velayat-e Faqih (despotisme théocratique). Si le président Trump aspire à des changements authentiques, les circonstances s’y prêtent et le temps est maintenant venu.

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