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Des milliers d’hectares de forêt en feu à travers l’Iran

Certains incendies criminels allumés à des fins répressives et sécuritaires, d’autres résultant de la négligence des organes officiels concernés

CNRI – Selon les médias du régime en Iran, les incendies qui ravagent depuis le début de la saison chaude de vastes secteurs des forêts du nord, de l’ouest et du sud du pays, ont provoqué des dégâts irrémédiables aux richesses nationales du pays.  Vu les poussées de chaleurs et la baisse de l’humidité, il était tout à fait possible de prévoir ces feux. Il était tout à fait possible de mettre en place des bases de lutte contre le feu, des patrouilles permanentes et des mesures de prévention nécessaires contre les incendies ou au moins pour les circonscrire et réduire au minimum les dégâts.

Les medias du régime qui gardent toujours le silence sur ces nouvelles ou en minimisent les dégâts ont annoncé « qu’en l’espace de 13 jours, au moins une dizaine de grands incendies ont éclaté dans divers points du nord, de l’ouest et du sud du pays, dévastant des milliers d’hectares de pâturages et de forêts des régions d’Hirkani, Zagros, Arasbaran et Irani-Tourani. Des centaines d’hectares des zones forestières, du parc Latian de Téhéran, des réserves sauvages de Miankaleh, des forêts de Nourabad Mamassani, des forêts Pariz de Kerman, des terres de Chahenchah à Khoramabad, des forêts de Golestan, Sanandaj, Dalahou, Passargad, la forêt d’Abr, Arasbaran et des milliers d’hectare de zones forestières d’Estahban de la province de Fars sont la proie des flammes. » (Quotidien Etemad, 20 juillet)

D’après la population locale, les incendies des forêts de Nowsoud et Nowdesheh dans le Kurdistan les 12 et 13 juillet ont été allumés délibérément par les gardiens de la révolution.  Les habitants disent que ces feux surviennent à répétition dans les fermes et les forêts du Kurdistan à des fins « militaires et de sécurité » pour avoir un meilleur contrôle des zones frontalières. Ainsi le gouvernorat ou la sécurité civile ne font rien pour les éteindre. Les forces répressives empêchent même les gens de combattre le feu.

La négligence des mollahs face à ces désastres survient à un moment où – grâce à ce régime – les déserts et les terrains vagues s’étendent chaque jour alors que les forêts ne cessent de disparaitre. D’après la FAO « les zones forestières de l’Iran couvrent 11.075.000 hectares (…) soit 7% de tout le territoire iranien » (quotidien Etemad, 12 novembre 2012) Une réduction de ces zones de 18.000.000 d’hectares à moins de 12.000.000 montre que plus de 33% des forêts ont été détruites sous le régime des mollahs.

Le régime s’abstient de verser le moindre budget ou de fournir le moindre équipement pour combattre ces catastrophes. Alors que les unités répressives utilisent toutes sortes d’hélicoptères pour réprimer les protestations, il n’existe aucun hélicoptère ni équipement pour contrôler les incendies de forêts et de champs, et contrairement aux autres pays, le régime n’utilise pas l’armée pour combattre ces feux.

Le régime des mollahs n’a apporté que massacres et destruction au peuple iranien. Toutes les richesses du pays ont été utilisées pour la répression, le projet nucléaire funeste et l’exportation de l’intégrisme et du terrorisme, ou ont été pillées par les dirigeants du régime et leurs familles.