lundi, juillet 22, 2024
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Le Canada inscrit officiellement le CGRI du régime iranien sur la liste des entités terroristes

Le Canada inscrit officiellement le CGRI du régime iranien sur la liste des entités terroristes
Dominic LeBlanc, ministre de la Sécurité publique, des Institutions démocratiques et des Affaires intergouvernementales, a annoncé mercredi que le gouvernement du Canada a désigné le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme entité terroriste en vertu de son Code criminel, avec effet immédiat. Cette décision constitue une étape importante dans les efforts continus du Canada pour lutter contre le terrorisme et tenir le régime iranien responsable de ses actes.

Le ministre LeBlanc a déclaré qu’il a été établi que le CGRI s’était engagé sciemment dans des activités terroristes, soit directement, soit en collaboration avec d’autres organisations terroristes. « L’inscription du CGRI envoie un message fort selon lequel le Canada utilisera tous les outils à sa disposition pour lutter contre les activités terroristes du CGRI », a souligné LeBlanc.

À la suite de cette inscription, les institutions financières canadiennes sont désormais tenues de geler tous les actifs détenus ou contrôlés par le CGRI. De plus, quiconque au Canada ou un citoyen canadien à l’étranger commet une infraction criminelle s’il manipule sciemment des biens appartenant à ou contrôlés par un groupe terroriste. Cette désignation vise à perturber les réseaux financiers du CGRI et à empêcher tout soutien de sympathisants au Canada.

L’inscription du CGRI sur la liste des terroristes aidera les organismes canadiens de sécurité, de renseignement et d’application de la loi à lutter contre le terrorisme, notamment en facilitant les poursuites contre les accusations liées au terrorisme. Ce mécanisme est un élément crucial pour lutter contre le financement du terrorisme et empêcher la fourniture d’une assistance aux organisations terroristes à partir du Canada.

Cette nouvelle désignation s’appuie sur les actions vigoureuses du Canada contre le régime iranien. Auparavant, le Canada avait répertorié plusieurs entités terroristes soutenues par le CGRI, notamment le Hezbollah, le Hamas et les talibans. En juin 2019, trois groupes supplémentaires soutenus par l’Iran ont été ajoutés à la liste terroriste : les brigades Al-Ashtar, Harakat al-Sabireen et la division Fatemiyoun. En novembre 2022, le Canada a désigné la dictature des mollahs en Iran comme un régime engagé dans le terrorisme et dans des violations systématiques des droits de la personne, ce qui a empêché des milliers de hauts responsables iraniens, y compris de hauts membres du CGRI, d’entrer au Canada.

Depuis octobre 2022, le Canada a imposé 18 séries de sanctions visant des individus et des entités impliqués dans des violations flagrantes des droits de la personne et des menaces à la paix internationale. Ces mesures ont gelé les avoirs de 200 personnes iraniennes et de 250 entités iraniennes au Canada.

Le ministre LeBlanc a réitéré l’engagement du Canada à promouvoir les droits de la personne et à prendre des mesures décisives contre ceux qui menacent la stabilité internationale et les valeurs canadiennes. « Le régime iranien a toujours fait preuve d’un mépris total pour les droits de l’homme, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Iran, ainsi que d’une volonté de déstabiliser l’ordre international fondé sur des règles. Notre gouvernement fera toujours la promotion des droits de la personne et prendra des mesures contre ceux qui cherchent à perturber notre mode de vie », a déclaré LeBlanc.

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a salué la décision du Canada, la qualifiant de mesure louable que la Résistance iranienne préconise depuis longtemps. « Cette mesure est essentielle en réponse à quatre décennies de répression, de terrorisme et de bellicisme de la part du régime », a déclaré Mme Radjavi. Elle a souligné les demandes du peuple iranien et de la communauté internationale pour que le régime soit tenu responsable de ses nombreuses violations des droits de l’homme, notamment des exécutions, des massacres et de l’oppression des minorités.