jeudi, décembre 8, 2022
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Iran : des manifestants du festival du feu menacés d’emprisonnement

CNRI – Le 11 mars – Le commandant adjoint de la police du régime iranien, Ahmadreza Radan, a prévenu que toute personne organisant des manifestations pendant le festival du feu annuel sera emprisonnée, la peine pouvant aller jusqu’à un mois.

Les Iraniens célèbrent le Nouvel An le 20 mars et la fête du feu le dernier mardi de leur année. Lors de cette fête qui remonte au 7e siècle, les Iraniens descendent dans la rue et sautent par-dessus des feux de joie, font sauter des pétards, chantent et dansent autour de brasier pour brûler les maux de l’année passée et se remplir de la chaleur et des bienfaits du feu pour l’année à venir. Il est de règle que les portraits des dirigeants du régime alimentent les feux et que les chants autour des flammes dénoncent la dictature. En 2009 et 2010 de violents affrontements avaient éclaté avec les forces de l’ordre.  Le régime redoute tout rassemblement, surtout de jeunes et de femmes, moteur des protestations. 

Radan a publié sa menace par l’agence officielle Fars : « Si vous franchissez la ligne rouge, vous serez un invité des forces de sécurité de l’Etat jusqu’au 6 avril. »

 «Si quelqu’un franchit la ligne rouge de la police, son véhicule sera confisqué ou il sera incarcéré.

« Le respect de la loi sera beaucoup plus avantageux que la perte de vos vacances du Nouvel An ».

Le Nouvel An iranien commence le 20 mars – avec Radan menaçant d’emprisonner les manifestants pour au moins trois semaines à compter de cette date.

La dernière tentative du régime pour écraser la dissidence intervient après que les forces de sécurité aient commencé à arrêter des camionneurs livrant les feux d’artifice pour le festival le mois dernier.

Un grand ayatollah Mahdavi Kermani a également invité le Parlement à prendre des mesures autoritaires contre les célébrations du Festival du Feu.

« La question de la fête du feu et de ses conséquences négatives continue d’exister dans le pays vous pouvez agir pour éradiquer ce problème », disait-il déjà en janvier aux députés du Majlis.

Ces dernières années, les forces de sécurité ont sévi contre la célébration jusqu’à deux mois avant qu’il ne commence en interdisant les pétards, les fusées, les cierges magiques et même les grenades artisanales.

 

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