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Iran – bilan de 38 années des Pasdaran : Guerre, répression, exportation du terrorisme et du fondamentalisme, et le projet pour acquérir l’arme nucléaire

Iran - bilan de 38 années des Pasdaran : Guerre, répression, exportation du terrorisme et du fondamentalisme, et le projet pour acquérir l’arme nucléaire

La désignation des Pasdaran en tant qu’organisation terroriste et leur expulsion de la région sont nécessaires pour la paix et la tranquillité du Moyen-Orient

Le 22 avril, marquait le 38ème anniversaire de la fondation des Gardiens de la Révolution (les Pasdaran). Le général Mohammad Bagheri, chef d’état-major des forces armées du régime des mollahs, a déclaré que « par leur présence en Syrie et en Irak, les Pasdaran ont agi comme le « bouclier de sécurité » de la nation iranienne et même de tout « l’Umma islamique » ». Il a insisté : « Le pays aurait été perdu si ce n’était grâce aux Pasdaran ».

Dans le vocabulaire des intégristes qui gouverne l’Iran, les mots pays, nation iranienne et Umma islamique ne signifient qu’un régime cruel et anti-iranien sous la domination du Guide suprême religieux.

« Le corps des Pasdaran est l’élément qui devrait rassembler et entrainer la population sous le drapeau de l’Islam », a déclaré le président des mollahs, Hassan Rohani, le 30 avril alors qu’il faisait l’éloge des crimes des Pasdaran.

Selon son statut, le Corps des Gardiens de la révolution, « est une entité placée sous le commandement suprême du Guide », et « suit politiquement et idéologiquement la suprématie du Guide suprême » (articles 1 et 47). La Résistance iranienne a souligné à maintes reprises que les Pasdaran sont la principale force et l’organe central des mollahs pour imposer la répression militaire. Les Pasdaran s’engagent à exporter le fondamentalisme, le terrorisme et le bellicisme, et cela, conformément à la doctrine d’une suprématie d’un Guide religieux universel. À cet égard, les Pasdaran ont été chargés de faire avancer pleinement le programme d’armes nucléaires du régime.

1. Au cours des 38 dernières années, les Pasdaran ont joué le rôle principal dans la répression, notamment dans les mesures sanglantes prises contre le soulèvement des étudiants en 1999 et la révolte nationale de 2009. Le service de renseignement des Pasdaran est devenu un sinistre organe jouant un rôle fondamental dans l’arrestation, la torture, l’exécution et l’assassinat de dissidents, et l’espionnage contre les factions internes du régime.

Le Corps des Pasdaran a restructuré sa hiérarchie en 2008 pour se permettre de faire face aux manifestations populaires, en établissant une structure de commandement indépendante pour chaque province, qui est capable de réprimer les soulèvements populaires. En coordination avec les Pasdaran, la milice du Bassidj participent également à la répression. En plus de ses unités paramilitaires, le Bassidj utilisent ses réseaux d’espionnage dans les universités, les écoles, les bureaux administratifs, les usines et les quartiers pour identifier et arrêter les dissidents.

2. En plus de la guerre menée durant 8 ans contre l’Irak, les Pasdaran ont joué un rôle prépondérant dans l’alimentation, l’expansion et la poursuite d’un certain nombre de guerres majeures au Moyen-Orient, notamment les guerres actuelles en Irak, en Syrie, au Yémen, ainsi qu’au Liban. Depuis la Seconde Guerre mondiale et les agissements d’Hitler, la portée des victimes et des personnes déplacées à partir de ces guerres sont en pratique incomparable avec toute autre force criminelle.

– Guerre Iran-Irak (1980-1988) : Plus d’un million de morts, 1 million de blessés et de mutilés, quelques millions de déplacés et 1 milliard de dollars de dommages et intérêts subis par l’Iran.

– En Irak après 2003, l’intervention directe des Pasdaran a entraîné la mort de centaines de milliers de personnes et fait plusieurs millions de déplacées.

– En Syrie après 2011, plus de 500 000 personnes ont été tuées et plus de 10 millions de personnes ont été déplacées.

– Des milliers de personnes ont été tuées dans la guerre du Yémen et les Nations Unies ont rapporté que 3 millions ont été déplacées.

3. Depuis le début, les Pasdaran ont été un outil permettant aux mollahs d’intervenir dans d’autres pays. À compter de 1990, cependant, cette ingérence a atteint une nouvelle portée suite à la création de la Force Qods. Les cercles intimes du régime ont décrit la Force Qods, considérée comme une unité officielle des Pasdaran, comme le « cœur d’une armée islamique internationale ». En plus de leur occupation manifeste ou secrète en Syrie, en l’Irak, au Yémen et au Liban, les Pasdaran, s’ingèrent actuellement activement à travers le terrorisme et le fondamentalisme dans au moins 10 autres pays de la région. Cette liste comprend le Bahreïn, l’Égypte, la Palestine, la Jordanie, l’Afghanistan, l’Arabie saoudite, la Turquie, les Émirats Arabes Unis, le Koweït et le Qatar. Les Pasdaran sont également impliqués dans la mise en place de réseaux d’espionnage et de terrorisme, et dans l’envoi d’armes dans ces pays. Aucun pays de la région n’a été à l’abri des activités terroristes des Pasdaran. Des espions et agents de l’Iran ont été arrêtés et poursuivis dans bon nombre de ces Etats.

Les Pasdaran ont systématiquement établi des milices criminelles pour instaurer une influence dans tout le Moyen-Orient. En plus du Hezbollah libanais, l’Irak est au cœur de l’attention de Téhéran, établissant des dizaines de groupes de milices, dont le Badr, Asaeb Ahl al-Haq, Katayeb Hezbollah ou Harekat al-Nojba. Les Hachd al-Chaabi ou les Unités de mobilisation populaire, structurées par ces milices, constituent un parapluie gouvernemental et officiel et une liberté d’action importante pour ces groupes criminels. Les milices irakiennes font partie des sources d’effectifs les plus importantes pour continuer la folie meurtrière en Syrie. Les groupes connus comme Ansarollah au Yémen, Saberin en Palestine, Fatemiyoune d’Afghanistan et Zeinabiyoune du Pakistan, font partie des groupes impliqués dans ces carnages.

Les ambassades du régime iranien dans la plupart des pays arabes et musulmans, en particulier l’Irak, la Syrie, le Liban et l’Afghanistan, sont spécifiquement contrôlées par les Pasdaran et toutes sont chargées de suivre les objectifs des Pasdaran. L’ambassadeur iranien en Irak a toujours été un commandant supérieur des Pasdaran. Ce poste est actuellement pourvu par le brigadier-général, Iraj Masjedi, l’adjoint du commandant de la Force Qods, Qassem Soleimani.

4. Epaulant le ministère des Renseignement iranien (le VEVAK), les Pasdaran participent également à des attaques terroristes à l’étranger. Ces attaques incluent les attentats contre des casernes des Marines américains ou soldats français en 1983 à Beyrouth, les attentats contre des Tours Khobar en 1996 en Arabie saoudite… En plus du Moyen-Orient, les Pasdaran ont également mené des attaques terroristes dans des dizaines de pays, dont l’Allemagne, le Kenya, le Nigéria, le Soudan, la Thaïlande, la Géorgie, l’Inde, l’Azerbaïdjan, le Pakistan et l’Afghanistan. Dans de nombreux cas, les terroristes ont été arrêtés.

Les Pasdaran ont également élargi leurs réseaux terroristes en Amérique latine. Ils sont connus pour déployer des membres et utiliser des agents non-iraniens dans leurs attaques.

L’assassinat d’un iranien du nom de Saeed Karimian à Istanbul, le 29 avril, est l’un des derniers cas de crimes terroristes commis par ce régime à l’extérieur de ses frontières.

5. A partir des années 90, les Pasdaran ont joui de relations actives avec Al-Qaïda et d’autres groupes extrémistes sunnites. Ces dernières années, ces relations se sont accrues de manière inégalée en Syrie et en Irak. Aujourd’hui, il ne fait aucun doute que Téhéran et Nouri al-Maliki, l’ancien premier ministre fantoche en Irak, ensemble avec le dictateur syrien Bachar Assad, ont joué le rôle le plus important dans la croissance et l’expansion de Daesh (l’Etat Islamique). Après avoir vécu en Iran pendant des années, les commandants de nombreux groupes terroristes en Irak et en Syrie ont été renvoyés par la Force Qods dans ces deux pays au cours de la dernière décennie.

Le secrétaire d’État américain, John Kerry, a déclaré le 17 novembre 2015 : « Daesh a été créé par Assad en libérant 1500 prisonniers et Maliki en libérant 1 000 personnes en Irak qui ont été assemblés en tant qu’une force terroriste typique. »

Les rapports de ces derniers mois font état d’une relation active entre les Pasdaran et les talibans afghans.

6. Les Gardiens de la révolution ont créé une cyber-armée composée de milliers de membres des Pasdaran et des Bassidj, chargée d’espionner, de contrôler l’Internet et les communications informatiques. Beaucoup de jeunes ont été arrêtés suite à de telles mesures. Les Pasdaran sont connus pour pirater et annihiler les réseaux informatiques de divers pays de la région, et même ceux des pays Occidentaux. L’organe de renseignement des Pasdaran est impliqué dans la diffusion de signaux de brouillage sur les réseaux de télévision satellitaire et sur des antennes paraboliques de la population.

7. Les projets nucléaires de l’Iran sont principalement contrôlés par les Pasdaran. Le Centre de recherche des Pasdaran a commencé à partir de 1983 ses recherches pour obtenir des armes nucléaires, s’élargissant au fil des années et adoptant une variété de noms pour maintenir son véritable profil dans un secret total. Cette entité a récemment évolué pour devenir l’organisation SPND sous la tutelle du ministère iranien de la Défense. Le 21 avril, le Bureau américain du Conseil National de la Résistance iranienne a dévoilé que les activités de la SPND se poursuivent, même après l’accord nucléaire.

8. Les Pasdaran ont créé une unité balistique en 1985 qui en important la technologie nord-coréenne, a commencé en 1993 sa production en série de missiles capables de porter une charge nucléaire. Les Pasdaran ont créé en 1996 l’Organisation de l’aérospatiale sous la tutelle du ministère de la Défense pour étendre son industrie des missiles. Les experts nord-coréens étaient en contact constant avec l’Organisation de l’aérospatiale et ont soutenu le régime iranien dans la construction de ses missiles balistiques.

Les missiles constituent des outils des plus importants pour ce régime afin d’exporter les crises, le bellicisme et l’ingérence dans toute la région. Non seulement ils ont exporté divers missiles vers différents pays du Moyen-Orient, y compris le Liban, la Palestine, le Yémen et l’Irak, mais les Pasdaran ont également lancé des usines de fabrication de missiles en Syrie et au Liban. Les missiles balistiques tirés du Yémen vers l’Arabie saoudite sont construits par les Pasdaran. Selon le ministre américain de la Défense, James Mattis qui confirme ceci : les missiles lancés par les Houthis contre l’Arabie saoudite sont fournis par l’Iran.

9. En violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, les Pasdaran continuent d’exporter illégalement des armes vers les pays de la région. Selon un rapport publié en janvier par l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, les Pasdaran envoient des armes à grande échelle au Yémen. Les Pasdaran ont également produit un grand nombre de bombes en bordure de route, utilisées pour attaquer les forces de la coalition en Irak.

10. Profitant du soutien de Khamenei, les Pasdaran contrôlent maintenant les principales branches économiques de l’Iran dans différents domaines, générant des milliards de revenus annuels. Ceci échappe à la surveillance des organisations officielles et prend en compte l’industrie du pétrole et du gaz, l’importation et l’exportation des biens, les services municipaux, l’agriculture et bien d’autres secteurs. En établissant une variété de sociétés et en contrôlant de nombreux docks, le Corps des Gardiens de la révolution pille les richesses du peuple iranien pour couvrir les dépenses de ses guerres et de son terrorisme. Avec 150.000 employés, le QG de Khatam al-Anbiya est l’un des organes économiques reliés aux Pasdaran.

Après 38 ans de guerre et de terrorisme à l’intérieur de l’Iran et à l’étranger, il est maintenant temps de rendre des comptes au peuple iranien et à la justice. La première étape nécessaire à cet égard est que les Nations Unies, les États-Unis, l’Europe et les pays du Moyen-Orient désignent le Corps des Pasdaran comme une organisation terroriste étrangère et imposent des sanctions globales contre cette entité. Cela devrait être suivi par l’expulsion des forces de guerre et de crimes des mollahs de la région, en particulier de la Syrie, de l’Irak, du Yémen et du Liban. C’est seulement à ce moment qu’il peut y avoir un espoir pour l’instauration de la paix et de la tranquillité au Moyen-Orient.

Secrétariat du Conseil National de la Résistance Iranienne
Le 1er mai 2017