
Mise au point concernant des propos diffamatoires visant l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI)
Monsieur Marc Feuillée
Directeur de la publication
du journal Le Figaro et Figaro.fr
23-25 rue de Provence, 75009 PARIS
[email protected]
Auvers sur Oise, Le 11 février 2026
Monsieur le directeur de publication,
Dans une interview parue sur le site Le Figaro.fr, datée du 10 février 2026, Ayda Hadizadeh, députée du Val-d’Oise, tient des accusations diffamatoires à l’égard de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran.
Voici une mise au point que nous vous demandons de publier dans le plus bref délai sur le site du Figaro en bas de cette interview.
Mise au point
« Amitié » avec le mollah, en gonflant le fils du dictateur et tortionnaire le Shah, est l’autre face de la diabolisation des moudjahidine du peuple
Une réponse nécessaire aux mensonges et calomnies d’Ayda Hadizadeh, présidente du groupe d’amitié avec le régime iranien à l’Assemblée nationale française
• Le père d’Ayda a écrit avant sa mort que sa fille avait radicalement changé après son voyage en Iran en 2006.
• Malgré les mensonges d’Ayda concernant un divorce forcé au sein de l’OMPI, son père s’est séparé de sa mère pour des raisons personnelles et le divorce, ainsi que son motif, ont été enregistrés en France en 1990. L’OMPI a obtenu l’asile à Ayda, sa mère et d’autres membres de sa famille en France. Ils ont perçu 1,2 million de francs du fonds de l’OMPI, jusqu’en mai 2002, en plus des avantages liés à l’asile puis à la nationalité française. Un relevé bancaire est joint à titre d’exemple. Ce document est officiel après le divorce ; avant cela, l’aide s’élevait à 8 000 francs par mois. (Document en pièce jointe)
• Il n’est pas fortuit que les calomnies et accusations d’Ayda Hadizadeh coïncident avec le procès de 104 dirigeants de l’OMPI devant le tribunal des mollahs à Téhéran pour rébellion et guerre contre Dieu, crimes passibles de la peine de mort. L’enjeu principal est de plaire au Shah et au mollah.
• La lettre de quatre membres de la famille Madanchi (le véritable nom d’Hadizadeh), datée du 1er novembre et adressée au directeur de LCP, concernant les termes employés par Ayda contre l’OMPI, est très instructive et est jointe au dossier.
• Une lettre du père d’Ayda, datée du 19 décembre 2024 et rédigée avant son décès, concernant les accusations et calomnies de sa fille contre l’OMPI, a été envoyée au directeur de LCP et est jointe au dossier.
Les propos tenus par Ayda Hadizadeh dans l’interview accordée à M. Wally Bordas sur le site du Figaro.fr, reprennent des accusations anciennes et totalement mensongères du régime des mollahs à l’encontre de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), qui visent, durant ces quarante-sept dernières années, à discréditer l’opposition principale.
La reprise de ces mensonges, après le grand massacre du mois de janvier et alors que de nombreux membres et sympathisants de l’OMPI ont été tués durant le soulèvement et qu’au moins 18 sont dans le couloir de la mort, est un blanc-seing au régime qui a besoin de justifier ses crimes.
1. Prétendre le mensonge que l’OMPI revendique être d’un marxisme religieux est fabriqué par la Savak (police politique du Chah), reprise par le régime de Khomeiny.
2. L’OMPI, faisant partie de la coalition du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), défend la souveraineté populaire, le pluralisme politique, la séparation de la religion et de l’État, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’abolition de la peine de mort et le respect intégral des droits humains. Ces principes sont condensés dans le plan en 10 points, présenté, depuis 20 ans, par Mme Radjavi, sa présidente élue.
Lien vers le plan en dix points :
https://www.maryam-rajavi.com/fr/points-de-vue/plan-pour-liran-de-demain/
3. Les accusations telles que « culte de la personnalité », « divorces forcés » ou « contrôle de la vie privée » sont propagées, depuis des années, par le régime des mollahs, ses agents et ses amis à l’étranger. Elles ont fait l’objet de multiples examens par des juridictions, des experts et des organismes indépendants qui les ont réfutées. Comme l’affirme Alain Vivien, l’ancien président de la Mission interministérielle sur les dérives sectaires et les atteintes aux personnes humaines, ces accusations ont été catégoriquement rejetées.
De nombreux rapports ont démontré que ces accusations provenaient essentiellement de sources liées aux services de renseignement iraniens ou à leurs relais et qu’elles avaient été instrumentalisées dans le cadre d’opérations de guerre psychologique contre l’opposition iranienne. Les rapports annuels du BfV allemand (Office fédéral de protection de la Constitution) et du service de renseignement des Pays-Bas ont maintes fois évoqué que les services de renseignement du régime iranien étaient focalisés sur la diabolisation et l’espionnage contre l’OMPI et le CNRI.
Voir : L’autre guerre du régime iranien
La désinformation contre l’opposition organisée
https://fr.ncr-iran.org/publications/rapports-speciaux/lautre-guerre-du-regime-iranien/
4. Sur la situation en Albanie
Hadizadeh va plus loin que le régime pour affirmer des allégations de violations systématiques des droits individuels en Albanie, alors que quiconque peut quitter les lieux selon sa volonté et que les hôtes et les journalistes étrangers viennent rendre visite à la cité d’Achraf 3, régulièrement. Le frère et la sœur d’Ayda ont rendu visite à leur père, quand il est arrivé en Albanie. Ayda a refusé de s’y rendre. Elle a même refusé de rendre visite à son père mourant alors que son frère et sa sœur sont allés lui dire adieu et participer à ses obsèques.
5. Les membres de l’OMPI en Albanie sont des réfugiés politiques protégés par le droit international. Près de 900 sont d’anciens prisonniers politiques du régime des mollahs ou du régime du Chah, et certains ont passé jusqu’à dix-sept ans en détention en Iran.
6. Sur le soutien des milliers de parlementaires en Europe et aux États-Unis
Le plan du CNRI a reçu, en 2024 et 2025, le soutien de plus de quatre mille parlementaires en Europe et aux États-Unis, de la majorité des députés français, de 125 anciens présidents de la République et Premiers ministres, et de 90 lauréats de prix Nobel.
https://cpid.fr/wp-content/uploads/2025/01/Communique-CPID-colloque-MdC-27-11-2024.pdf
https://cpid.fr/wp-content/uploads/2025/05/Declaration-Iran-2025-1.pdf
https://iran1988.org/open-letter-by-former-world-leaders-to-the-leaders-of-canada-the-eu-uk-and-us/
7. Ce consensus n’est pas le résultat d’un fort lobby, mais la conséquence de la nature démocratique de ce mouvement. Les lobbys du régime et les amis de Hadizadeh ont certainement beaucoup plus de moyens financiers et de lobbys puissants comparés à l’OMPI. Ces soutiens sont la conséquence de 47 années de résistance et d’un engagement politique assumé de l’OMPI en faveur des droits humains et de la démocratie.
Présenter les soutiens des parlementaires comme manipulés ou dupés revient à remettre en cause l’intégrité et l’indépendance d’élus démocratiquement mandatés.
8. Exiger des députés de ne pas fréquenter ou soutenir l’OMPI revient à lancer une fatwa pour excommunier les résistants iraniens et ressemble fort à la prononciation d’une fatwa par Khomeiny en 1988, qui a eu pour conséquence le massacre de tous les fidèles à l’OMPI dans les prisons.
Le président du tribunal de Téhéran qui juge 104 membres de l’OMPI résidant en Albanie et en France (dont Mme Radjavi) a menacé de mort les parlementaires qui soutiennent l’OMPI. La tentative d’assassinat du Dr Alejo Vidal Quadras, ancien vice-président du Parlement européen, à Madrid le 9 novembre 2023, est un exemple de l’application de cette menace. À Paris, deux attentats terroristes ont été perpétrés à Saint-Ouen-l’Aumône contre un centre de sympathisants de l’OMPI, dont le procès est en cours.
9. Afin de prouver les mensonges et les calomnies d’Ayda Hadizadeh, l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran appelle l’Assemblée nationale française à dépêcher immédiatement une mission d’enquête à Ashraf 3 pour rencontrer et auditionner les moudjahidine du peuple. En 2005, une mission d’enquête de Parlementaires européens s’était déplacée à Achraf 1 en Irak concernant la diabolisation de l’OMPI et avait publié son rapport d’enquête subséquemment.
10. Conclusion : Dans un contexte où le peuple iranien paie un prix humain considérable pour sa liberté, où un véritable front républicain prend le jour entre les différentes composantes du peuple iranien, comme ce fut le cas lors du rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Berlin à l’appel du Conseil national de la Résistance iranienne, le 7 février dernier, alors que le régime annonce chaque jour combattre les unités de résistance de l’OMPI dans le pays, s’efforcer de discréditer ce mouvement, est une opération pour le moins douteuse et, en pratique, rend service au régime répressif des mollahs.
L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI)
Afchine Alavi, Porte-parole de presse

