mercredi, janvier 21, 2026
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Au cœur de la machine de désinformation de Téhéran : la guerre contre la Résistance iranienne

Résumé
Depuis plus de quatre décennies, le régime intégriste en Iran mène une guerre de désinformation acharnée contre son principal opposant, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) et la coalition du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI). Incapable de vaincre la Résistance par des massacres ou par la voie politique, le régime a construit l’une des machines de diabolisation les plus élaborées au monde.

Cette machinerie englobe des médias contrôlés par l’État, des organisations écrans se faisant passer pour des ONG, des cyber-armées de recrutement d’anciens membres revenants comptant 80 000 agents, et des opérations d’influence sophistiquées ciblant les think tanks, les universités et les parlements occidentaux. Fondamentalement, le régime cherche à promouvoir un discours unique : l’OMPI, principale opposition, ne bénéficie d’aucun soutien réel en Iran et il n’existe aucune alternative viable au régime actuel. En présentant l’OMPI comme illégitime, isolée ou extrémiste, Téhéran cherche à convaincre les gouvernements occidentaux que la seule solution pour eux est de traiter avec le régime clérical, décourageant ainsi tout engagement international auprès de la Résistance iranienne et affaiblissant le soutien des Iraniens.

Cette campagne n’est pas abstraite. Des parlementaires et dignitaires occidentaux ont été personnellement pris pour cible. La candidate colombienne à la présidentielle, Ingrid Betancourt, a été immédiatement diffamée après avoir pris la parole lors d’un événement de l’OMPI. Des parlementaires britanniques ont mis en garde contre des agents des services de renseignement iraniens se faisant passer pour des électeurs. Les autorités américaines ont arrêté des agents secrets comme Kaveh Afrasiabi, payé des centaines de milliers de dollars par Téhéran pour se faire passer pour un « universitaire » et diffuser de la propagande.

Les révélations de 2023 concernant l’Initiative des experts iraniens (IEI) ont révélé comment Téhéran a infiltré les think tanks et les cercles politiques occidentaux, mobilisant des universitaires pour prôner un dialogue avec le régime tout en rejetant le CNRI comme alternative viable.

Malgré ces efforts, la campagne de Téhéran n’a pas réussi à éradiquer la Résistance. La férocité même de cette diabolisation prouve la pertinence de l’OMPI. Des dirigeants occidentaux de tous bords politiques ont témoigné que l’obsession du régime pour l’OMPI est la preuve la plus convaincante de son efficacité et de sa légitimité.

En Iran, les unités de résistance de l’OMPI continuent de défier le régime au quotidien, organisant des manifestations et des actes de défiance. À l’étranger, le CNRI et sa présidente élue, Mme Maryam Radjavi, proposent une vision démocratique à travers un plan en dix points largement soutenu et approuvé par des milliers de législateurs à travers le monde.

Le point essentiel à retenir pour les décideurs politiques et les journalistes est clair : les articles, rapports et récits diffamant l’OMPI ne doivent pas être pris au pied de la lettre. Elles sont souvent le produit direct des opérations d’influence de Téhéran. Reconnaître et dénoncer cette campagne n’est pas seulement une question de vérité : c’est essentiel pour garantir que l’alternative démocratique à la dictature en Iran ne soit pas réduite au silence par une bibliothèque de mensonges.

Introduction : le cas d’Ingrid Betancourt

Ingrid Betancourt addresses the third session of 2025 Free Iran World Summit in Rome— July 31, 2025

Ingrid Betancourt s’exprime lors de la troisième session du Sommet mondial pour un Iran libre de 2025 à Rome, le 31 juillet 2025

Ingrid Betancourt, candidate à la présidentielle colombienne et ancienne sénatrice, se souvient parfaitement de sa première intervention lors d’un événement organisé par la Résistance iranienne. Presque du jour au lendemain, elle s’est retrouvée la cible d’une campagne féroce. Des témoignages anonymes ont terni sa réputation ; des articles ont soudainement fait surface dans des médias obscurs la qualifiant de naïve ou de manipulée ; et des messages coordonnés ont inondé les réseaux sociaux, tous reprenant les mêmes arguments contre la principale opposition iranienne, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK). « Ils ont déclenché une vague de protestations », a-t-elle raconté plus tard lors d’un discours au Parlement européen, « et j’ai pu constater que ce n’était pas spontané. C’était orchestré. C’était une machine conçue pour réduire au silence quiconque osait soutenir la Résistance iranienne. »

« Les mollahs tuent physiquement, mais ils tuent aussi moralement par la diffamation », a déclaré Betancourt lors d’un discours prononcé en 2019 à Achraf 3. « On ne peut pas changer la vérité en écrivant des mensonges. »

Son expérience n’est pas unique. De Washington à Bruxelles, des Nations Unies aux parlements nationaux, d’innombrables législateurs, journalistes et défenseurs des droits humains qui ont osé soutenir la Résistance iranienne ont été confrontés au même déluge. Ce qui peut apparaître à l’observateur non averti comme une critique organique est en réalité le produit de l’une des machines de désinformation les plus élaborées de notre époque – un appareil conçu, financé et dirigé par Téhéran.

Depuis plus de quatre décennies, le régime clérical de Téhéran poursuit une obsession singulière : la destruction de son principal opposant, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) et le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI). Incapable de les vaincre par des massacres, le régime a investi de vastes ressources dans des campagnes de diabolisation pour iscréditer la Résistance, tant sur le plan national qu’international.

La logique de la diabolisation
Les régimes autoritaires prospèrent souvent en contrôlant le discours. Pour les ayatollahs, le défi est particulièrement aigu. Dès les premiers jours de la République islamique, les dirigeants iraniens ont identifié l’OMPI non pas comme un adversaire marginal, mais comme leur adversaire le plus dangereux.

En juin 1980, quelques mois seulement après avoir consolidé son pouvoir, l’ayatollah Khomeini, alors Guide suprême, déclarait : « L’ennemi n’est ni l’Amérique, ni l’Union soviétique. L’ennemi, ce sont les hypocrites », qualificatif péjoratif qu’il avait forgé pour l’OMPI. Ce cadrage n’était pas rhétorique. Il inaugura quatre décennies de répression systématique : exécutions, torture, massacres et une propagande acharnée.

L’été 1988 révéla l’intensité de cette peur. En l’espace de quelques mois, plus de 30 000 prisonniers politiques, principalement des membres et des sympathisants de l’OMPI, ont été exécutés en vertu d’une fatwa émise par Khomeini.

Malgré des décennies de répression, d’exécutions et de censure, l’OMPI a survécu et, grâce à ses unités de résistance en Iran, s’est imposée comme une force centrale dans l’organisation des manifestations. Pour neutraliser cette menace, Téhéran déploie une campagne de guerre psychologique à plusieurs niveaux afin d’isoler l’OMPI sur la scène internationale et de décourager les Iraniens sur le plan intérieur.

Documentary: 1988 massacre of 30,000 political prisoners in Iran and the role of Ebrahim Raisi

La stratégie est simple : en présentant l’OMPI, principal opposant, comme marginale, extrémiste ou une « secte », le régime cherche à convaincre le public national et international qu’il ne bénéficie d’aucun soutien réel en Iran et qu’il n’existe aucune alternative. Ce faisant, Téhéran cherche à semer le doute parmi les Iraniens quant à la viabilité de la Résistance organisée, tout en signalant aux gouvernements occidentaux qu’ils n’ont d’autre choix que de traiter avec le régime clérical, la seule option envisageable. La diabolisation n’est donc pas une simple propagande, mais un pilier central de la stratégie de survie du régime.

Un empire de propagande fondé sur le mensonge
La machine de désinformation iranienne est vaste. Au fil des ans, elle a produit plus de 198 films, documentaires et séries télévisées attaquant l’OMPI, ainsi que plus de 538 livres et des dizaines de milliers d’articles par le biais d’organisations écrans comme la Société Nejat et la Fondation Habilian. Ces médias diffusent quotidiennement des contenus présentant l’OMPI comme des terroristes, des traîtres ou des imposteurs, reprenant précisément les discours des médias d’État de Téhéran.

Why is Tehran heavily investing in propaganda against the MEK?

Pourquoi Téhéran investitl massivement dans la propagande contre l’OMPI ?
Mais la campagne ne s’arrête pas à la télévision d’État ni aux publications obscures en farsi. Elle s’étend à l’espace informationnel mondial, avec un contenu en anglais soigneusement élaboré, des articles publiés dans des médias occidentaux réputés et une armée de cyber-agents formés pour se faire passer pour des voix indépendantes.

La cyber-armée des pasdaran
L’un des outils les plus puissants du régime est sa cyber-force. Les responsables iraniens eux-mêmes s’en sont vantés. En 2019, Gholamreza Soleimani, commandant de la milice Basij, a publiquement admis qu’au moins 80 000 cyber-agents diffusaient activement les discours du régime en ligne.

Ces comptes fonctionnent avec une sophistication remarquable. Nombre d’entre eux se présentent comme des réformistes, des monarchistes, voire des partisans d’un changement de régime, mais affichent toujours un ton constant : l’hostilité envers l’OMPI. L’objectif est de créer l’illusion d’un large consensus selon lequel, si les Iraniens souhaitent le changement, ils rejettent la Résistance organisée. En bref, leur mission est d’inonder l’espace numérique de dénigrement de la Résistance et d’intimider quiconque amplifie son message.

Un rapport de 2020 de l’entreprise indépendante de cybersécurité Treadstone 71 a documenté comment, suite au sommet mondial en ligne du CNRI cette année-là, Téhéran a lancé une vaste opération d’influence. De faux comptes, souvent sous l’identité de jeunes femmes, se présentaient comme de simples dissidents iraniens tout en attaquant sans relâche l’OMPI. Près de la moitié de ces comptes étaient des robots ou des profils « zombies » recyclés, conçus pour amplifier le discours diffamatoire.

Ruhollah Mo’men Nasab, ancien fonctionnaire du ministère iranien de la Culture, a admis plus tard : « Nous avons créé de nouveaux comptes sur Twitter en utilisant l’identité d’autres influenceurs… Tout était faux. Une fois créés, nous avons commencé nos activités. C’était une opération psychologique.» Ses propos francs ont dissipé toute illusion quant au caractère organique de ces campagnes.

Les mensonges de Téhéran aux rédactions occidentales
L’élément le plus insidieux de la campagne de Téhéran réside peut-être dans la manière dont la désinformation migre des médias d’État iraniens vers les pages de médias occidentaux respectés. Certains anciens membres du MEK (OMPI) , revenants, recrutés par le ministère du Renseignement et de la Sécurité (VEVAK), sont présentés comme des « sources crédibles ». Ils sont encadrés pour suivre la règle dite des 80/20 : critiquer le régime 80 % du temps pour instaurer la confiance, et consacrer les 20 % restants à attaquer le MEK.

Ces « critiques » servent ensuite de sources aux principaux médias. En 2019, De Le Spiegel a publié un long article décrivant le quartier général albanais du MEK en des termes sinistres. Des enquêtes ultérieures ont révélé qu’une grande partie des informations s’appuyaient sur d’anciens membres liés au Vevak, devenus collaborateurs du régime, dont les récits étaient criblés d’incohérences. L’une de ses principales sources, Gholamreza Shekari, a affirmé avoir été « emprisonnée et torturée » par le MEK 24 ans plus tôt.

Pourtant, avant même la parution de l’article en allemand, l’association Nejat, le groupe de façade du Vevak, a publié une traduction en persan de l’interview de Shekari le 24 novembre 2018, date même à laquelle Der Spiegel avait initialement prévu de publier l’article. Ce timing remarquable a révélé que le projet de texte avait été communiqué à l’avance aux services de renseignement de Téhéran, une violation flagrante de l’éthique journalistique. Des enquêtes ultérieures ont également révélé des incohérences flagrantes dans les récits de ces anciens membres renégates liés au régime. Au lieu de défendre un journalisme responsable, Der Spiegel a offert une tribune à la propagande d’État, trompant les lecteurs avec des informations rédigées et approuvées par le ministère iranien du Renseignement.

Suite à la publication de l’article diffamatoire « Prisonniers de la rébellion » de Der Spiegel le 16 février 2019, la représentation allemande du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a porté l’affaire devant le tribunal régional de Hambourg. Le 21 mars 2019, la Chambre de la presse a statué en faveur du CNRI, interdisant à Der Spiegel de publier ou de répéter des allégations de torture et des allégations grotesques – comme celles selon lesquelles des membres de l’OMPI « s’entraîneraient à égorger à l’arme blanche trois fois par semaine » – au motif que ces affirmations étaient manifestement fausses et violaient les normes journalistiques fondamentales. Le tribunal a averti que toute nouvelle infraction serait passible d’amendes pouvant aller jusqu’à 250 000 euros ou d’une peine d’emprisonnement. Suite à cette injonction, Der Spiegel a été contraint de supprimer les passages litigieux de son article, confirmant ainsi légalement et de manière éclatante que l’article s’appuyait sur des récits inventés de toutes pièces par le ministère du Renseignement de Téhéran.

La campagne de désinformation iranienne contre l’OMPI via des « journalistes amis »
De même, le New York Times a été critiqué pour avoir cité ces voix sans discernement. Le 16 février 2020, le New York Times a publié un article très problématique de Patrick Kingsley, reprenant une série d’accusations infondées contre l’OMPI. À l’époque, des réfutations détaillées ont été soumises à la rédaction du journal, soulignant que plusieurs des personnes citées étaient en réalité des agents du ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité (VEVAK). Le Times n’a jamais répondu. L’ampleur de cette tromperie est apparue au grand jour le 4 mars 2025, lorsque la source principale de l’article, Abdolrahman Mohammadian, a écrit au Secrétaire général de l’ONU pour admettre avoir été recruté par le VEVAK en 2016 et avoir coordonné les activités d’autres agents du régime dans le cadre d’une vaste campagne de désinformation. Suite à cet aveu, le conseiller juridique du CNRI, le professeur Steven Schneebaum, a écrit au New York Times le 21 avril 2025, exhortant le journal à rétracter l’article ou, du moins, à reconnaître qu’il s’appuyait largement sur des sources révélées ultérieurement comme étant des agents des services de renseignement iraniens. À ce jour, le Times n’a toujours pas réagi.

L’impact est corrosif. Une fois diffusés dans les médias grand public, ces récits gagnent en légitimité, façonnant la perception des décideurs politiques, même lorsqu’ils sont ensuite démentis.

Le recours du régime à d’anciens membres renégats s’inscrit dans une doctrine plus large d’opérations psychologiques. Comme l’a noté la Bibliothèque du Congrès américain dans un rapport de 2012 : « De 1990 à 1993, [le Vevak] a recruté d’anciens membres des Moudjahidine du peuple (MEK)… et les a utilisés pour lancer une campagne de désinformation contre l’OMPI. Le gouvernement iranien et ses services de renseignement considèrent l’OMPI comme l’organisation dissidente la plus sérieuse.» C’est l’essence même de la politique 80/20 : d’anciens initiés paraissent crédibles en critiquant Téhéran la plupart du temps, tout en lançant des attaques meurtrières contre l’OMPI.

Les journalistes complaisants : Exporter le récit de Téhéran
Si la cyberarmée est le fer de lance de la campagne de diabolisation de Téhéran, les journalistes complaisants en sont le camouflage. Il ne s’agit pas de propagandistes en uniforme à Téhéran, mais de signatures respectées dans les publications occidentales, dont le travail est influencé – parfois sciemment, parfois inconsciemment – par des récits alimentés par le renseignement.

Des documents et des témoignages révèlent comment le Vevak entretient des relations avec des journalistes et des pigistes, leur donnant accès à d’« anciens membres de l’OMPI » recrutés par le régime ou les invitant à des voyages subventionnés en Iran. En 2018, par exemple, l’Association Habilian – une figure de proue bien connue du Vevak – s’est vantée d’avoir tenté de recruter un journaliste du Daily Beast pour publier des articles hostiles à la Résistance.

Le cas de Der Spiegel est peut-être le plus notoire. En février 2019, le magazine a publié un article intitulé « Prisonniers des Moudjahidine du peuple », décrivant la base albanaise de l’OMPI comme un sinistre complexe. Pourtant, comme l’a ultérieurement documenté le Comité international pour l’application de la justice (ISJ).

Mentionné, l’article s’appuyait largement sur d’anciens membres traîtres liés aux services de renseignement iraniens. La justice allemande a ensuite mis en doute la crédibilité de l’article, et Der Spiegel a été contraint d’y apporter des précisions.

Iran's disinformation campaign against the MEK via 'friendly journalists'

Le recours à des agents secrets sous couverture journalistique a même été ouvertement reconnu par des sources internes au régime. L’ancien ministre du Renseignement, Ali Fallahian, a admis lors d’une interview à la télévision d’État en juillet 2017 : « Il est évident que nous n’envoyons pas un agent en Allemagne ou aux États-Unis en disant : « Je suis un agent du ministère du Renseignement. Il travaillerait sous couvert d’affaires ou d’autres emplois, notamment de reporters. Vous savez, nombre de nos reporters sont en réalité des agents du ministère.»

Ce blanchiment de la désinformation est intentionnel. Dès qu’un article paraît dans un média réputé, Téhéran l’amplifie par des milliers de reprises en persan, citant les « médias occidentaux » comme preuve. Ainsi, un seul article erroné peut résonner pendant des années en Iran, validant une propagande qui, autrement, paraîtrait trop grossière pour être crédible.

Fabrication de faux récits
La manipulation du régime ne se limite pas à des murmures dans les couloirs parlementaires ou à des éditoriaux improvisés. En novembre 2019, le Vevak a même fabriqué un compte Twitter se faisant passer pour Alexis Kohler, secrétaire général de la présidence française. Ce compte affirmait faussement que la France s’apprêtait à expulser l’OMPI. Le lendemain, l’Élysée a démenti cette affirmation, ajoutant que ce compte Twitter n’appartenait pas à Alexis Kohler et que le haut fonctionnaire n’en possédait même pas.

Un autre cas frappant est celui de la tentative d’infiltration de la politique européenne par le biais d’organisations écrans. En 2008, Lord Corbett a rapporté que des agents se faisant passer pour des membres d’« Habilian », une prétendue ONG, avaient tenté de contacter des députés pendant les vacances parlementaires. Leur seule mission était de calomnier la Résistance.

Lord Corbett a décrit comment, chaque fois qu’un député exprimait son soutien à la Résistance iranienne, il était « bombardé de fausses informations » provenant de l’ambassade d’Iran ou des organisations écrans du Vevak. Parmi ces organisations figuraient des ONG aux noms apparemment innocents comme la Société Nejat ou l’Association Peyvand, mais qui étaient en réalité des extensions des services de renseignement de Téhéran.

Steve McCabe, député britannique, a averti ses collègues en 2011 qu’ils pourraient être approchés par des individus se faisant passer pour des Iraniens ordinaires, mais travaillant en réalité pour les services de renseignement de Téhéran. Ils recommandaient souvent des rencontres avec des agents connus du Vevak. « J’ai constaté qu’une réponse ferme les persuade généralement qu’ils ne parviendront pas à m’intimider », a écrit McCabe.

Le schéma est clair : en fabriquant des informations, en se faisant passer pour des responsables et en déployant des organisations écrans, Téhéran cherche à normaliser son discours et à saper la crédibilité de l’OMPI auprès des décideurs politiques.

Comme l’a admis Kazem Gharibabadi, adjoint international du pouvoir judiciaire iranien, le 24 juin 2022 : « Il n’y a pas de réunion avec les ambassadeurs ou les délégations de pays européens sans que nous évoquions la question des hypocrites [OMPI]. » Cette reconnaissance franche souligne que la propagande anti-MEK ne se limite pas aux médias ou aux cyber-tactiques, mais est profondément ancrée dans la diplomatie de Téhéran.

Réseaux de lobbying : comment Téhéran façonne les récits occidentaux
Alors que Téhéran déploie des cyber-armées et des ONG de façade, un autre élément clé de sa campagne de désinformation réside dans les think tanks, les universités et les groupes de pression occidentaux. Se faisant passer pour des experts neutres, ces personnalités travaillaient en réalité en coordination avec le ministère iranien des Affaires étrangères, comme le révèlent des documents et des rapports d’enquête ayant fuité.

Une publication des Amis d’un Iran Libre (FoFI) au Parlement européen, intitulée « Tracing Iran’s Web of Influence in European Politics: An Intense Campaign to Vilify Democratic Opposition » (sept. 2023), a fait la lumière sur cette opération secrète. Au cœur de cette initiative se trouvait l’« Initiative des experts iraniens » (IEI), lancée par le ministère des Affaires étrangères de Téhéran en 2014 pour cultiver des liens avec des universitaires et des analystes politiques étrangers. L’objectif était double : (1) promouvoir un discours conciliant sur les politiques nucléaire et régionale de Téhéran ; et (2) délégitimer le CNRI et son principal membre, le MEK, en les qualifiant d’alternatives « non viables ».

Des courriels divulgués (2003-2021) ont révélé comment des responsables iraniens, dont Saeed Khatibzadeh (ancien porte-parole du ministère des Affaires étrangères), se sont coordonnés avec un réseau d’« Iraniens de la deuxième génération » qui ont ensuite occupé des postes importants au sein des institutions occidentales :

Ali Vaez, directeur du projet Iran à l’International Crisis Group, a fait preuve de « devoir patriotique » envers le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Javad Zarif, en lui proposant son aide pour la communication sur le nucléaire (2014).

Ariane Tabatabai, aujourd’hui cheffe de cabinet du secrétaire adjoint américain à la Défense pour les opérations spéciales, signalait directement ses activités aux diplomates iraniens et sollicitait même des conseils sur ses décisions de voyage.

Adnan Tabatabai, PDG du groupe de réflexion allemand CARPO et proche de l’ayatollah Khomeini, a reçu plus de 2 millions d’euros de financement du gouvernement allemand pour la rédaction d’éditoriaux faisant écho à la ligne de Téhéran et diffamant l’OMPI.

Rouzbeh Parsi, ancien directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’Institut suédois des affaires internationales, a rédigé des rapports de l’UE minimisant les abus iraniens et qualifiant l’OMPI de « secte ».

Ellie Geranmayeh, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord du Conseil européen des relations étrangères, a exhorté les gouvernements de l’UE à ne pas isoler Téhéran lors du soulèvement de 2022, préconisant la poursuite des négociations diplomatiques.

Dina Esfandiary, conseillère principale à l’International Crisis Group, a coécrit avec Vaez un article dans le New York Times (2021) appelant à un dialogue avec Ebrahim Raïssi malgré son rôle dans le massacre de 1988.

Au-delà de l’Europe, l’influence de Téhéran s’est étendue par l’intermédiaire du Conseil national irano-américain (NIAC), fondé par Trita Parsi, qui a ensuite dirigé l’Institut Quincy. Des documents judiciaires américains ont révélé l’étroite coordination du NIAC avec Javad Zarif pendant son mandat d’ambassadeur d’Iran à l’ONU. Aujourd’hui, Quincy fait souvent écho aux positions de Téhéran.

Au Parlement européen, Eldar Mamedov, conseiller principal du groupe des Socialistes & Démocrates, a été démasqué lors du scandale du « Qatargate » de 2022 pour avoir publié régulièrement des articles diabolisant l’OMPI et renforçant le discours de Téhéran sur l’absence d’alternative.

Ces cas illustrent la sophistication du lobbying du régime : de Berlin à Bruxelles en passant par Washington, des analystes et des think tanks financés par l’Occident ont fait avancer le programme de Téhéran tout en discréditant systématiquement l’opposition démocratique iranienne.

Comme le conclut le rapport du FoFI :

« Cette campagne orchestrée vise à diaboliser l’opposition démocratique du CNRI et la principale force de changement, l’OMPI. L’objectif est de suggérer qu’en l’absence d’alternative viable, la seule option est d’améliorer les relations avec le régime et d’ignorer ses activités malveillantes et destructrices.»

Fmr. Colombian Senator Ingrid Betancourt discusses Iranian regime's disinformation- December 9, 2023

La stratégie de diversion : Reza Pahlavi entre en scène
L’une des tactiques les plus cyniques de Téhéran est la promotion d’une alternative « sûre » : Reza Pahlavi, le fils exilé du Shah déchu.

Cette stratégie poursuit plusieurs objectifs :

Illusion du choix : Elle crée le faux récit selon lequel les Iraniens doivent choisir entre deux formes de dictature – le régime clérical ou la monarchie –, annihilant ainsi l’alternative démocratique représentée par le CNRI et l’OMPI.

Manipulation des slogans de protestation : Les médias d’État et les forces de sécurité ont été surpris en train de déployer des agents du Bassidj dans la foule pour scander « Vive Reza Shah » lors de manifestations anti-régime, brouillant délibérément les véritables appels à « Non au Shah, non aux mollahs », qui reflètent le rejet de ces deux tyrannies par l’opinion publique.

Attirer les opposants dans une impasse : En présentant la monarchie comme une option, le régime espère absorber ou neutraliser le mécontentement, pleinement conscient que la monarchie a peu de légitimité en Iran.

Hashem Khastar, prisonnier politique et militant des droits des enseignants, a décrit cette tactique sans détour : « Le régime tente d’encourager les dissidents à se rallier au camp des monarchistes… afin de présenter l’OMPI comme l’ennemi principal plutôt que la République islamique.» Dans une publication sur son compte Telegram, Khastar a révélé que, pendant son incarcération, des responsables du CGRI l’avaient approché et lui avaient demandé s’il souhaitait obtenir le numéro de téléphone de Reza Pahlavi, l’exhortant à contacter le fils du Shah plutôt qu’à coopérer avec l’OMPI.

Cette politique n’est pas fortuite. Une directive fuitée de l’ancien ministre du Renseignement, Mahmoud Alavi, a révélé des instructions explicites exigeant que chaque fois que les médias du régime mettent en garde contre l’OMPI, ils mentionnent simultanément « monarchistes » ou « Reza Pahlavi ». L’objectif : brouiller la frontière entre la résistance organisée et la monarchie défunte afin que l’OMPI « ne se démarque pas dans l’esprit de la jeune génération ».

Mais la collaboration est plus profonde :

Coopération avec le CGRI et le Bassidj : Reza Pahlavi lui-même a admis avoir été en communication avec le CGRI et les milices du Bassidj, affirmant qu’ils seraient nécessaires au maintien de l’« ordre » après un changement de régime. Cette position choquante s’inscrit parfaitement dans l’objectif de Téhéran d’assurer la continuité de son appareil répressif sous une façade monarchique recyclée.

Reza Pahlavi claims to lead Iran's opposition—yet seeks cooperation with IRGC, MOIS, Basij

En résumé, le rôle de Reza Pahlavi est moins celui d’une figure de l’opposition indépendante que celui d’une diversion fabriquée par le régime – une impasse politique destinée à tromper l’Occident, à fracturer l’opposition et à priver les Iraniens de la reconnaissance de leur véritable alternative démocratique.

Quand la propagande rencontre la presse
Le régime iranien a eu recours à maintes reprises à des cellules dormantes, à des pressions sur les journalistes, à des tentatives d’achat d’influence et même à des menaces pour étendre son influence à l’étranger. Voici quelques exemples illustratifs de cette stratégie.

Le cas de Mehrdad Arefani illustre cette stratégie à long terme. Condamné par un tribunal belge en février 2021 à 17 ans de prison pour son rôle dans la tentative d’attentat contre le rassemblement du CNRI à Paris en 2018, Arefani s’était présenté comme poète, athée et militant des droits humains. Il s’est même fait passer pour un sympathisant de l’OMPI afin d’infiltrer le mouvement et les cercles d’exilés.

En réalité, il a agi comme agent dormant pendant près de 18 ans, fournissant des renseignements à Téhéran. Dans un rapport adressé à un tribunal belge, la Sûreté de l’État a conclu : « Le Vevak continue de présenter l’opposition sous un jour négatif et de la qualifier de terroriste. Le Vevak est particulièrement actif dans la propagande anti-OMPI au Parlement européen.»

Amnesty International (4 septembre 2009) : Caspian Makan, fiancé de Neda Agha Soltan, s’est vu annoncer qu’il pourrait être libéré s’il signait des aveux forcés accusant l’OMPI du meurtre de cette dernière. Amnesty a averti qu’il risquait d’être torturé.

Toronto Sun (5 juillet 2010) : John Thompson, du Mackenzie Institute, a révélé qu’un individu lié à la mission iranienne au Canada lui avait offert 80 000 $ pour publier un article qualifiant l’OMPI de « secte terroriste ».

Associated Press (23 juin 2021) : Les États-Unis ont saisi près de 100 sites web liés à l’État iranien se faisant passer pour des organes de presse, dans le cadre d’une « campagne mondiale de désinformation ».

L’exemple le plus révélateur est peut-être celui de Kaveh Afrasiabi. Le 19 janvier 2021, le ministère américain de la Justice l’a inculpé d’avoir agi en tant qu’agent non enregistré de l’Iran, en violation de la loi sur l’enregistrement des agents étrangers (FARA). Pendant plus de dix ans, il a écrit des éditoriaux et est apparu dans les médias américains, reprenant les positions de Téhéran tout en attaquant l’OMPI. Des documents judiciaires ont révélé qu’il avait secrètement reçu environ 265 000 dollars de la mission iranienne auprès de l’ONU.

Iranian Lobbyist’s Arrest Should Lead To Broader Efforts To Counter Iran’s Covert Influence

Quand les tribunaux deviennent des instruments de diabolisation
Le 12 décembre 2023, le régime clérical a lancé ce qu’il a appelé un « procès » contre l’OMPI. Ce procès, qui a duré deux ans et s’est déroulé en 38 sessions, est toujours en cours, la dernière audience ayant eu lieu le 12 septembre 2025.

Ce spectacle, mettant en scène 105 accusés présumés – dont l’OMPI en tant qu’entité juridique – n’a jamais eu pour but la justice. Il s’agissait plutôt de recycler des allégations vieilles de plusieurs décennies, d’habiller la propagande d’un costume juridique et de la diffuser par le biais d’un blitz médiatique étroitement contrôlé. Les panneaux d’affichage partout à Téhéran, la couverture médiatique saturée par les médias d’État et les titres uniformes ne laissaient aucun doute : le procès était conçu pour une diffusion massive, tant au niveau national qu’international.

Le choix même des accusés a révélé la mascarade. Parmi les personnes citées figurait Ozra Alavi Taleghani, un membre éminent de l’OMPI, décédé à Tirana quelques mois avant le début du procès. Des avocats commis d’office furent désignés, mais aucune défense indépendante ne fut autorisée. Au lieu de preuves ou de contre-interrogatoires, les audiences se résumèrent à de longues évocations des arguments du régime concernant l’histoire, la structure et la prétendue « menace » de l’OMPI, les procureurs comparant explicitement l’organisation à Daech et jurant vengeance. Les familles des « victimes » présumées furent mises en scène dans la salle d’audience, leur présence servant de support aux promesses de représailles du procureur.

Pour le régime, le calendrier et l’ampleur de ce simulacre de procès révèlent une inquiétude plus profonde. L’OMPI a gagné en popularité auprès des jeunes générations iraniennes, qui voient de plus en plus la Résistance comme une alternative démocratique viable. En organisant un procès, le régime a tenté de légitimer sa campagne de diabolisation, espérant discréditer l’OMPI aux yeux des Iraniens ordinaires. Mais cette manœuvre s’est retournée contre lui. Même au sein de l’élite dirigeante, des critiques avertissent que le procès a révélé l’insécurité du régime et ne pourrait qu’attiser la curiosité et la sympathie pour la Résistance.

Les médias d’État, comme Fars News, ont présenté sans détour le procès comme une bataille contre des « ennemis intérieurs ». « Le danger des hypocrites est plus grand que celui des autres ennemis », a affirmé un éditorial, insistant sur le fait que « le Coran a dirigé ses attaques les plus virulentes contre les hypocrites ». Mais la réalité était évidente pour les observateurs : le tribunal a consacré plus de temps à diaboliser l’OMPI qu’à présenter des preuves de crimes réels, soulignant que le véritable objectif était le théâtre politique.

Les contradictions ne sont pas passées inaperçues. Si le simulacre de tribunal a diabolisé l’OMPI en la qualifiant de terroriste, le bilan du régime lui-même – plus de 100 000 membres et sympathisants de l’OMPI exécutés, plus de 500 opérations terroristes à l’étranger et des complots comme la tentative d’attentat à la bombe contre un rassemblement du CNRI à Paris en 2018 – contraste fortement. L’attaque contre l’ancien vice-président du Parlement européen, Alejo Vidal-Quadras, en 2023, largement attribuée aux agents de Téhéran, n’a toujours pas fait l’objet d’une quelconque décision judiciaire. Cette « justice » sélective a renforcé l’idée que le procès visait uniquement à justifier la répression et à délégitimer l’alternative proposée par le CNRI.

En septembre 2025, alors que les audiences s’éternisaient, les fractures au sein du régime sont devenues évidentes. Certains initiés ont affirmé que le spectacle avait eu l’effet inverse, alimentant les critiques internationales et renforçant l’image du MEK comme la seule opposition organisée que le régime redoute réellement. D’autres ont insisté pour continuer, estimant que la valeur propagandiste l’emportait sur les risques. Ces différends mettent en lumière ce que le procès révèle avant tout : un régime divisé, en proie à l’insécurité et terrifié par une Résistance qu’il ne peut réduire au silence par des exécutions, des complots terroristes, ou même, désormais, par des tribunaux fictifs.

Des alertes en occident
D’innombrables dignitaires et hauts fonctionnaires occidentaux ont dénoncé cette campagne de diabolisation. Voici quelques-uns de leurs témoignages :

Ingrid Betancourt, ancienne sénatrice colombienne et candidate à la présidence :
« L’Iran a dépensé des sommes considérables pour diaboliser l’OMPI. J’ai moi-même été contactée par des personnes travaillant pour le régime iranien, qui m’ont demandé de décrire l’OMPI comme une secte et un groupe dangereux. J’ai refusé, car je savais que ces mensonges visaient à détruire la seule opposition organisée. Le régime sait que l’OMPI et le leadership de Maryam Radjavi représentent l’espoir d’un Iran démocratique, et c’est pourquoi il les attaque sans relâche. »

Honoring IWD, former Colombian Senator Ingrid Betancourt discusses Tehran's demonization efforts

Mike Pompeo, ancien secrétaire d’État américain :
« Si l’OMPI n’avait vraiment aucune influence, aucun soutien et aucune crédibilité, pourquoi le régime de Téhéran dépense-t-il des milliards de dollars chaque année en propagande pour la diaboliser ? Pourquoi y a-t-il des sermons dénonçant l’OMPI à chaque prière du vendredi en Iran ? Cela en dit long : le régime les craint plus que quiconque. Il craint le programme démocratique qu’ils représentent, l’alternative du Plan en dix points de Maryam Radjavi. C’est pourquoi Téhéran s’efforce si désespérément de présenter l’OMPI comme une secte, voire pire que le régime lui-même. » Discours de l’honorable Mike Pompeo, 70e secrétaire d’État, Paris, 9 janvier 2025:

Remarks by Hon Mike Pompeo, 70th Secretary of State Paris, Jan 9, 2025

Dr Franz-Josef Jung, ancien ministre allemand de la Défense :
« Le régime clérical et ses lobbyistes occidentaux répètent le mensonge selon lequel le CNRI et l’OMPI ne bénéficient d’aucun soutien en Iran. Mais si tel était le cas, pourquoi cette campagne incessante de diabolisation ? Pourquoi dépenser des sommes colossales pour produire des films, des livres, des séries télévisées et même des armées sur les réseaux sociaux afin de calomnier l’opposition ? La réponse est simple : parce que le CNRI et l’OMPI représentent une alternative démocratique bien organisée, dirigée par Maryam Radjavi, avec une vision claire d’un Iran libre. Cette campagne de diabolisation est la reconnaissance par le régime de sa peur. »

Mike Pence, ancien vice-président des États-Unis :
« Les mensonges et la diabolisation du régime contre l’OMPI témoignent de sa peur. Ils les qualifient de terroristes, de secte, mais la réalité est tout autre : l’OMPI est attachée à la démocratie, aux droits des femmes et à un Iran non nucléaire. J’ai pu constater la détermination de ce mouvement à Achraf-3. La vérité est claire : l’OMPI est l’alternative que les mollahs craignent le plus. » L’ancien vice-président américain Mike Pence affirme qu’il existe une alternative à la tyrannie et à l’oppression en Iran.

Remarks by Hon Mike Pompeo, 70th Secretary of State Paris, Jan 9, 2025

Feu Joseph Lieberman, ancien sénateur américain (Connecticut) :
« Aucun groupe n’a été autant victime de calomnies, de mensonges et de désinformation que l’OMPI. Pourquoi ? Parce que le régime de Téhéran sait qu’il est la seule force organisée capable de le remplacer. La campagne de diabolisation n’est pas un signe de faiblesse de l’OMPI ; c’est la preuve la plus évidente de sa force. »

Stephen Harper, ancien Premier ministre canadien :
Il existe une alternative viable au régime. Ne croyez plus jamais la propagande du régime, trop souvent répétée dans nos pays occidentaux, selon laquelle la seule alternative au régime est le chaos… il existe des alternatives… Le Conseil national de la Résistance iranienne a toujours prôné l’engagement en faveur d’élections libres, de la liberté de réunion et d’expression, du pluralisme et de l’État de droit, des droits de l’homme et de l’égalité des sexes, de la séparation de la religion et de l’État, de l’autonomie des minorités ethniques iraniennes et, bien sûr, d’un État non nucléaire en paix avec le monde. C’est votre vision et cela vaut la peine de se battre pour elle.

Former Canadian PM Stephen Harper says never believe Iran's regime propaganda

Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants des États-Unis :

« Le régime iranien cherche désespérément à convaincre l’Occident qu’il n’y a pas d’alternative. C’est pourquoi il diabolise Maryam Radjavi et l’OMPI. Pourtant, j’ai assisté à leurs rassemblements, j’ai rencontré leurs membres et je connais la vérité : il s’agit d’un mouvement d’espoir, et non de terrorisme. Plus les mollahs les diffament, plus cela prouve à quel point ils les craignent. »

Louis Freeh, ancien directeur du FBI :

« J’ai rencontré des membres de l’OMPI, j’ai enquêté sur les allégations et je peux vous dire : toutes les accusations du régime sont mensongères. La diabolisation de ce mouvement est une campagne de propagande massive. Aucune preuve crédible ne vient étayer ces calomnies. L’OMPI défend les valeurs que partagent les Américains : démocratie, liberté et égalité. »

Candice Bergen, ancienne cheffe du Parti conservateur du Canada :
« Lorsque j’ai assisté à une conférence du CNRI, j’ai été immédiatement attaquée, non pas pour mes propos sur le régime de Téhéran, mais simplement pour ma participation à l’événement. C’était un signal d’alarme pour moi. Cela a montré que le réseau de désinformation du régime iranien œuvre à l’intimidation à l’échelle internationale.

« Terroriser les politiciens et diffamer quiconque donne une tribune à l’OMPI ou au CNRI. Cela prouve à quel point le régime craint l’alternative démocratique.»

Ambassadeur Lincoln Bloomfield Jr., ancien secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires politico-militaires :
« Pendant des années, Téhéran a investi massivement dans l’édification d’un mur de mensonges autour de l’OMPI. Mais ce mur s’effondre aujourd’hui. La campagne de désinformation présentant l’OMPI comme un groupe terroriste ou une secte n’a jamais été crédible. Les décisions de justice aux États-Unis et en Europe, le soutien bipartisan au Congrès et la résilience des unités de résistance en Iran ont fait voler en éclats ce récit. La vérité demeure : le régime iranien craint l’OMPI parce qu’elle est organisée, démocratique et qu’elle représente la véritable alternative. »

Gén. James L. Jones, ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, commandant suprême des forces alliées de l’OTAN :
« Le régime iranien a investi d’énormes ressources pour diaboliser l’OMPI. Ils les qualifient de terroristes, de secte, d’illégitimes – mais ce sont des mensonges. » Je les ai rencontrés et j’ai visité Achraf-3. J’y ai vu un mouvement démocratique discipliné, engagé pour la liberté. La campagne de diabolisation est l’arme de la peur du régime et démontre que l’OMPI est l’alternative qu’il redoute le plus.

Gén. James Conway, ancien commandant du Corps des Marines des États-Unis :
« Répéter les mensonges du régime sur l’OMPI, comme l’ont fait certains responsables, ne fait que renforcer l’emprise de Téhéran. Alors que les unités de résistance risquent leur vie dans les rues d’Iran, la désinformation à leur encontre facilite la machine à tuer du régime. Cette campagne de diabolisation est scandaleuse et doit être rejetée par tous ceux qui croient en la liberté. »

Patrick Kennedy – Ancien membre du Congrès américain (Rhode Island)

« Le régime iranien ne cesse de diaboliser l’OMPI. Conscient que les jeunes Iraniens attendent de ce mouvement un leadership, il propage des mensonges dans les médias occidentaux et par l’intermédiaire de soi-disant experts. Il est de notre devoir de dénoncer ces mensonges et de soutenir la résistance démocratique. »

Professeur Ivan Sascha Sheehan – Directeur exécutif, Université de Baltimore

« La propagande du régime iranien vise à convaincre les décideurs occidentaux que l’OMPI est pire que la théocratie elle-même, afin que Téhéran reste le seul interlocuteur viable. C’est un exemple typique de guerre psychologique. Il ne s’agit pas seulement de ternir l’image de l’OMPI ; il s’agit de détruire l’idée même d’une alternative. En réalité, l’OMPI est la force d’opposition la mieux organisée et la plus puissante, dotée d’un réseau national et d’un programme démocratique. La désinformation de Téhéran vise à dissimuler ce fait aux Iraniens comme à la communauté internationale. »

Ted Poe – Ancien membre du Congrès américain (Texas)

« Le régime iranien n’a pas plus peur que l’opposition organisée. C’est pourquoi chaque prêche du vendredi comprend des chants contre l’OMPI. C’est pourquoi la télévision d’État diffuse sans cesse des émissions contre elle. Cette diabolisation est la preuve la plus flagrante de la force de la Résistance. »

Lord Corbett de Castle Vale – Chambre des Lords du Royaume-Uni (fin)

« La coalition d’opposition démocratique iranienne, le Conseil national de la Résistance iranienne, et sa principale organisation membre, l’OMPI, ont été en première ligne pour dénoncer les crimes du régime sur le plan intérieur, le terrorisme et les programmes nucléaires. Il n’est donc pas surprenant que le régime ait tenté de détruire la Résistance par la torture, les exécutions de masse, les attentats à la bombe et les assassinats. Le ministère du Renseignement du régime concentre ses efforts sur une opération élaborée, sophistiquée et bien financée visant à ternir l’image de la Résistance en Iran et à l’étranger.»

Lord Alton de Liverpool – Chambre des Lords du Royaume-Uni

« Chaque fois qu’un député exprime son soutien aux objectifs de liberté et de démocratie laïque en Iran, tels que défendus par le CNRI et l’OMPI, il est immédiatement bombardé de fausses informations sur la principale opposition iranienne, provenant de sources diverses. Parfois, les députés et leurs pairs sont contactés directement par l’ambassade d’Iran à Londres, qui tente de convaincre les parlementaires qu’ils ont mal compris le régime iranien et ont été trompés sur la véritable nature du CNRI et de l’OMPI.

Struan Stevenson – Ancien député européen (Écosse)

« Le ministère iranien du Renseignement (VEVAK) a orchestré une vaste campagne de diabolisation. Nous savons maintenant, grâce à des fuites de documents, que des agents du régime se sont fait passer pour des journalistes pour des médias occidentaux comme Der Spiegel ou The Guardian afin de diffuser des informations fabriquées contre l’OMPI. Ces calomnies ont ensuite été amplifiées en Iran par les médias d’État, créant un cercle vicieux de mensonges. Il ne s’agit pas de journalisme ; il s’agit d’une opération de propagande commanditée par l’État, dont le seul objectif est de délégitimer la seule opposition organisée aux mollahs. »

Paulo Casaca – Ancien député européen

« J’ai constaté une campagne de propagande et de désinformation bien orchestrée menée par le régime iranien, visant principalement à ternir l’image du principal mouvement de résistance iranien, le CNRI, et de ses organisations affiliées, comme l’OMPI. Cette campagne est inévitable.

Cela me rappelle sans doute ce que disait un jour le ministre de la Propagande d’Hitler, Josef Goebbels : « Dites un mensonge suffisamment gros et répétez-le assez souvent, et le monde entier le croira. »

Adam Ereli – Ancien ambassadeur des États-Unis à Bahreïn

« L’OMPI a beaucoup fait pour le peuple iranien et pour le monde. Mais la plus grande preuve de votre efficacité réside peut-être dans la haine profonde que le régime iranien vous voue et est prêt à tout pour vous détruire. Il a financé des campagnes d’information contre vous. Il a tenté de convaincre les journalistes, les gouvernements et les groupes de réflexion que l’OMPI était une organisation hors-la-loi, qu’elle ne représentait pas les Iraniens et qu’elle n’avait aucun soutien en Iran. Or, le fait qu’ils disent cela me prouve que c’est tout le contraire. Sinon, ils ne dépenseraient pas tout cet argent et tous ces efforts pour présenter un récit mensonger. »

Adam Ereli : Pourquoi le régime iranien tente de discréditer l’OMPI par le biais de journalistes et de groupes de réflexion

Adam Ereli: Why Iran’s regime tries to discredit MEK through journalists & think tanks

Juge Eugene Sullivan – Juge fédéral américain à la retraite

« Répéter les mensonges de Téhéran contre l’OMPI porte atteinte à la démocratie. J’ai été le témoin direct des tentatives du régime d’intimider et de diffamer la Résistance. Mais la vérité éclate toujours. La campagne de diabolisation a échoué et continuera d’échouer. »

Professeur Alan Dershowitz – Faculté de droit de Harvard

« Les mollahs iraniens et leurs lobbyistes occidentaux ont tenté de délégitimer l’OMPI par la calomnie. Ces mensonges ont été enquêtés et démentis à maintes reprises. La diabolisation est une forme de guerre politique. Elle ne devrait jamais être reprise par les responsables américains. »

Robert Joseph – Ancien sous-secrétaire d’État américain au contrôle des armements et à la sécurité internationale

« La campagne de diabolisation de l’OMPI est une opération de désinformation, et non un débat honnête. Les faits sont clairs : l’OMPI et le CNRI défendent un Iran laïc et démocratique. Le régime les qualifie de terroristes, de sectaires, et de tout ce qu’il peut – mais c’est le langage de dictateurs qui craignent de perdre le pouvoir.

False narratives against MEK served by echo chambers of Iran’s apologists (journalists & thinktanks)

Des récits mensongers contre l’OMPI alimentés par les chambres d’écho des défenseurs de l’Iran (journalistes et groupes de réflexion)

Sénateur Robert Torricelli – Ancien sénateur américain (New Jersey)

« Répéter la propagande de Téhéran contre l’OMPI est dangereux, car cela légitime une dictature. Les attaques contre l’OMPI dans les médias ou par certains responsables ne sont pas des erreurs neutres ; elles font écho au ministère du Renseignement du régime. Cette diabolisation est délibérée et vise à faire taire l’alternative.»

Ambassadeur Kenneth Blackwell – Ancien ambassadeur des États-Unis auprès de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies

« Malgré des décennies de diabolisation et une propagande incessante, l’OMPI continue d’inspirer la dissidence en Iran et de susciter des soutiens à l’étranger. Cela nous apprend deux choses : premièrement, le régime iranien a échoué dans son objectif d’effacer l’OMPI de l’histoire ; et deuxièmement, l’OMPI représente l’avenir. Les campagnes de diffamation ne font que confirmer la peur du régime. Aucun gouvernement ne dépense des milliards de dollars et ne mobilise ses ambassades, ses agents et ses médias pour détruire un groupe qui est censé ne bénéficier d’aucun soutien. Le fait qu’ils agissent ainsi montre à quel point la menace que représente l’OMPI pour la dictature est réelle.

Conclusion :

La machine de diabolisation du régime iranien est l’une des campagnes de désinformation les plus sophistiquées de l’histoire moderne. Elle s’appuie sur des cyber-trolls, des ONG écrans, des universitaires corrompus, des groupes de réflexion infiltrés et la pression des ambassades. Son objectif est singulier : détruire la crédibilité de l’OMPI et du CNRI, seule alternative organisée capable de remplacer le régime clérical par la démocratie.

Pourtant, la vérité a une aptitude obstinée à percer. La révélation d’opérations comme l’Initiative des experts iraniens, les témoignages de dirigeants occidentaux et la persistance d’unités de résistance en Iran révèlent un régime en proie à une bataille perdue d’avance.

Les mensonges sont peut-être élaborés, mais ils ne peuvent effacer la réalité : des millions d’Iraniens aspirent à la liberté et voient dans le CNRI une voie démocratique. L’obsession du régime clérical pour la diabolisation est, en fin de compte, la preuve la plus flagrante de sa peur.