
21 mars 2025
Je me réjouis de la libération de deux otages français en Iran cette semaine, mais deux autres restent injustement emprisonnés. Les Canadiens ont connu des problèmes similaires avec l’Iran ces dernières années. Si leur libération est un soulagement, le prix à payer est profondément troublant. Les concessions qui affaiblissent la Résistance iranienne ne font qu’enhardir Téhéran à poursuivre ses prises d’otages et son terrorisme. Bien qu’Olivier Grondeau ait été libéré, il est probable que d’autres ressortissants étrangers prendront bientôt sa place dans les prisons iraniennes.
Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que le moment de cette libération coïncide avec une nouvelle vague d’accusations sans fondement contre le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) et sa présidente élue, Maryam Radjavi, dans certains médias français.
Cette synchronisation soulève de sérieuses questions quant à savoir si la libération des deux otages faisait partie d’un marché politique plus large orchestré par Téhéran.
Le 18 mars 2025, les médias français ont publié des articles fourrés de fausses accusations contre le CNRI et Mme Radjavi, y compris des allégations de malversations financières qui auraient été portées devant la justice. Ces allégations reflètent une affaire montée de toutes pièces il y a deux décennies, qui a fait l’objet d’une enquête approfondie pendant 12 ans avant d’être rejetée comme étant sans fondement. Les accusations proviennent des faux récits et de la propagande du régime iranien.
Le CNRI a condamné à juste titre ces articles comme diffamatoires. Il est très inquiétant de constater que la presse et le système judiciaire sont instrumentalisés contre l’opposition démocratique iranienne afin de plaire à un régime qui est le premier bourreau et commanditaire du terrorisme dans le monde.
Je n’ai aucun doute sur l’engagement inébranlable de Mme Radjavi en faveur de la démocratie et de la justice, car je la connais depuis de nombreuses années. Toute tentative de ternir sa réputation mondialement reconnue ne sert que les intérêts d’une dictature impitoyable. Je condamne fermement cette campagne de diffamation et je demande instamment qu’il soit mis fin immédiatement à l’utilisation abusive des institutions démocratiques à des fins politiques.
Judy Sgro
Députée canadienne

