dimanche, janvier 18, 2026
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Éditorial : Trois ans après le soulèvement de 2022, le régime iranien face à une crise existentielle

Éditorial : Trois ans après le soulèvement de 2022, le régime iranien est plus faible que jamais
Des jeunes Iraniens allument des feux de joie et dressent des barricades dans les rues lors du soulèvement de 2022.

Septembre 2022 a marqué un tournant dans l’histoire moderne de l’Iran. L’assassinat brutal de Jina (Mahsa) Amini par la police des mœurs a déclenché un soulèvement national qui s’est rapidement propagé à plus de 280 villes du pays. Ce qui a commencé par les slogans « à bas Khamenei » et « Mort au dictateur » devant l’hôpital Kasra de Téhéran, s’est transformé en une vague de défiance qui a ébranlé les fondements du régime clérical. Le soulèvement de 2022 n’était pas seulement une manifestation : c’était un séisme stratégique qui a prouvé une fois de plus l’inévitabilité d’un changement de régime en Iran.

 

Ce soulèvement a révélé deux vérités cruciales. Premièrement, il a démontré que la société iranienne était entrée dans une phase irréversible de rébellion. Aucune répression, quelle qu’elle soit, ne pouvait ramener le pays au statu quo. Deuxièmement, il a validé la stratégie de résistance organisée. Les activités quotidiennes des unités de résistance de l’OMPI ont joué un rôle décisif dans l’expansion des manifestations, diffusant des slogans tels que « Non au Shah, non aux mollahs » et brisant le mur de la peur. Cette mobilisation a brisé à la fois le mythe de la stabilité du régime et l’illusion d’alternatives fondées sur la monarchie ou la complaisance.

 

Le régime clérical a réagi avec sa brutalité caractéristique. Près de 800 manifestants ont été tués et plus de 40 000 arrêtés. Des communautés entières, de Zahedan au Kurdistan, ont été témoins de massacres. Les universités et les lycées sont devenus des champs de bataille, les étudiants essuyant matraques, balles et emprisonnement. Pourtant, malgré cette répression, la résistance ne s’est pas éteinte.

 

Au cours des trois années qui ont suivi, les unités de résistance ont mené des milliers d’opérations en Iran. De l’incendie de symboles de la répression à l’affichage de banderoles à l’effigie de Maryam Radjavi et aux slogans « Nous pouvons et nous devons », elles ont veillé à ce que le soulèvement reste vivant dans la conscience du peuple iranien. Leur défiance a inspiré une nouvelle génération qui refuse toute forme de dictature, qu’elle soit monarchique ou théocratique, et prône une république démocratique.

 

Aujourd’hui, le régime est plus faible qu’à aucun autre moment de ses 46 ans de règne. Sur le plan intérieur, il est confronté à une société explosive, minée par la pauvreté, la corruption et la colère. Sur le plan international, il est de plus en plus isolé : des parlements d’Europe, d’Amérique du Nord et d’ailleurs demandent que le CGRI soit désigné comme entité terroriste.

 

L’anniversaire de la fondation du MEK, le 6 septembre 1965, a été marqué cette année par deux puissantes démonstrations de force. En Iran, les unités de résistance ont mené des actions coordonnées dans les grandes villes malgré une répression étouffante. À l’étranger, des dizaines de milliers d’Iraniens se sont rassemblés à Bruxelles, rejoints par des dignitaires internationaux, pour célébrer soixante ans de sacrifice et exiger un changement de régime. Les slogans « à bas l’oppresseur, qu’il s’agisse du Shah ou du Guide suprême » ont fait écho aux slogans entendus dans les rues iraniennes en 2022, affirmant l’unité des aspirations démocratiques du peuple iranien.

 

Trois ans après le soulèvement de 2022, tous les signes convergent : le régime est au plus bas, et la Résistance est plus forte et plus crédible que jamais. Les sacrifices des martyrs, le courage indéfectible des unités de résistance et la reconnaissance internationale croissante du Plan en dix points du CNRI convergent vers une seule réalité : la question du prochain soulèvement n’est pas de savoir si, mais quand. Et quand cela arrivera, cela ne prendra fin que lorsque l’Iran sera libre.