dimanche, janvier 29, 2023
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Trois « mythes » concernant l’effet de sanctions supplémentaires contre le régime iranien

Trois « mythes » concernant l’effet de sanctions supplémentaires contre le régime iranien

Concernant l’effet de sanctions supplémentaires contre le régime iranien qui sont actuellement examinées par le Congrès des Etats-Unis, il y a trois « mythes ». Celles-ci ont été démystifiées par Alireza Jafarzadeh, le directeur-adjoint du bureau du Conseil national de la Résistance d’Iran (CNRI) à Washington.

M. Jafarzadeh a dit que le Congrès est déterminé à ne pas conclure un mauvais « deal » avec le régime iranien dans les négociations sur le programme nucléaire de ce régime. Mais il a ajouté qu’il y a un véritable risque d’ignorer des leçons historiques appris dans des relations avec les mollahs au pouvoir à Téhéran.

Voici quelques extraits d’un article sur ce sujet, écrit par Alireza Jafarzadeh et publié sur le site Internet de la chaîne télévisée « Fox News » :

« Le premier mythe est que davantage de sanctions contre le régime de Téhéran inciteraient ce régime à s’éloigner des négociations nucléaires. »
« Mais le régime d’Iran ne peut pas se permettre de s’éloigner de ces négociations, car ce régime est désespéré et vulnérable. Il a un véritable intérêt à obtenir une levée des

sanctions existantes et ceci a été la principale motivation de ce régime pour participer à ces négociations. Ensuite, certaines personnes cyniques ont fait valoir que les sanctions supplémentaires inciteraient le régime à accélérer ses activités nucléaires. »

« Le régime de Téhéran joue un jeu d’usure avec les trois objectifs suivants : affaiblir la détermination des Etats-Unis, obtenir davantage de concessions et maintenir ses infrastructures nucléaires. Le projet de loi présenté par les parlementaires des deux parties pour mettre en place de nouvelles sanctions contre le régime de Téhéran est un élément qui inciterait ce régime à accepter un compromis. »

« Hassan Rohani, le président du régime iranien, a récemment admis que l’économie dévastée du pays ne pourrait pas supporter de nouvelles sanctions, en particulier après la récente baisse des prix du pétrole. »

« Les mollahs sont paranoïaques, car ils sont face à une population désenchantée et excédée. Avec un chômage endémique et une inflation aggravée par la baisse considérable des recettes pétrolières, les mollahs ne peuvent pas se permettre de rompre ces négociations, surtout qu’une telle rupture pourrait engendrer davantage de sanctions internationales contre leur régime. »

« Le deuxième mythe est que davantage de sanctions inciteraient le régime de Téhéran à accentuer sa posture anti-américaine, saboter la diplomatie et avancer sur le chemin vers la guerre. »

« Alors que Les recettes pétrolières se sont effondrées (elles ont baissé d’environ 45%), le budget militaire du régime a officiellement augmenté de 30%. Le budget militaire est principalement alloué au Corps des gardiens de la Révolution islamique, mais il est également utilisé pour des interventions militaires du régime iranien en Syrie et en Irak. Le budget militaire du régime est deux fois plus important que celui de toutes les universités publiques en Iran. »

« Les sanctions internationales et les négociations qui ont duré plus d’un an n’ont pas réussi à contraindre le régime de Téhéran à abandonner des éléments clés de son programme nucléaire. Sans la menace de nouvelles sanctions, les futurs pourparlers seront vains et risque d’échouer à leur tour. »

« Plusieurs officiels américains de haut rang ont déclaré à maintes reprises que, même sans des sanctions supplémentaires, les chances de parvenir à un accord nucléaire avec l’Iran est inférieur à 50%. Puisque l’Iran essaie de prolonger ses négociateurs avec les pays occidentaux, clairement, la menace de sanctions supplémentaires brandie par le Congrès ne sera pas nécessairement contreproductive. »

« Le troisième mythe est que les sanctions renforceraient les tenants de ‘la ligne dure’ au sein du régime, les mêmes qui veulent saboter un éventuel accord. »
« Ceci est peut-être le mythe le plus durable à Washington qui a dangereusement infecté la politique américaine envers l’Iran. L’idée qu’il y a ‘des éléments modérés’ au sein du régime iranien et que les Etats-Unis doivent aller vers ces éléments en faisant davantage de concessions est une idée ridicule. »

« La dichotomie supposée entre la faction des ‘durs’ et la faction des ‘modérés’ au sein du régime iranien repose sur une perception totalement erronée du fonctionnement interne de ce régime. Toutes les factions de ce régime sont d’accord sur leurs objectifs stratégiques. »

« Rohani est un confident de longue date du guide suprême Ali Khamenei. En novembre 2013, il a été chargé par ce dernier de signer ‘le plan d’action conjointe’. Le ministre des Affaires étrangères, Zarif, a déclaré au début de ce mois-ci devant le parlement du régime qu’il a la pleine confiance de Khamenei pour poursuivre les négociations. »

« L’expérience a montré que face aux dictateurs, en particulier face à la dictature des mollahs, la diplomatie sans la menace de recours à la force n’a jamais fonctionné. »

« Ce projet de loi dont l’objectif est d’appliquer au régime iranien davantage de sanction met le Congrès sur la bonne voie. Il renforcera la position du gouvernement américain dans les négociations et pourra contribuer à arrêter pacifiquement l’avancement du régime de Téhéran vers la bombe atomique. Une chose est sûr : l’objectif de Téhéran d’obtenir la bombe atomique est tout sauf un mythe. »

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