
• Nécessité absolue de contrer le régime iranien en Syrie, principal facteur de crise dans ce pays
• Pour remonter le moral des troupes, Rohani rend un hommage appuyé au commandant de la force terroriste Qods
• Le président du parlement des mollahs : les pasdaran ne se sentent limités par aucune frontière géographique
La présence croissante et les pertes sans précédent des pasdaran et de leurs milices paramilitaires en Syrie montrent bien que le régime au pouvoir en Iran est à la fois le principal problème et l’origine de la crise en Syrie. Ayant lié son sort au régime d’Assad, et malgré ses échecs successifs et ses pertes sur le terrain, la dictature des mollahs ne cesse d’envoyer des pasdaran et des mercenaires en Syrie, devenue pour elle un véritable bourbier.
Dans son discours le 10 mai (cinq jours après les pertes massives des pasdaran au sud d’Alep), Rohani a essayé de remonter le moral des troupes en rendant un hommage appuyé à Soleimani, commandant de la force terroriste Qods : « Aujourd’hui, si l’on regarde partout à l’est de l’Iran et pas seulement en Iran, mais partout en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Liban et en Palestine, et ailleurs, on peut suivre à la trace les effets de la bravoure du commandant Soleimani. »
Alors que les mollahs sont le principal facteur d’insécurité, de crise et de massacre dans la région, Rohani a affirmé avec cynisme : « Aujourd’hui, c’est sur le Corps des gardiens de la Révolution d’Iran que repose le poids de la sécurité des pays qui ont sollicité notre aide. Les pasdaran participent courageusement sur ces fronts, pour défendre les lieux saints chiites en Irak et en Syrie et pour défendre les opprimés au Liban, en Palestine, en Afghanistan et dans les autres pays qui ont sollicité l’aide du peuple et du gouvernement iraniens. » (Agence Tasnim de la force terroriste Qods, 10 mai 2016)
Ali Laridjani, président du parlement des mollahs, a déclaré pour sa part : « Les pasdarans ne se sentent limités par aucune frontière géographique. Ils considèrent de leur devoir de Djihad de défendre les lieux saints chiites et de lutter contre les oppresseurs mécréants partout dans le monde. Ces derniers jours, des martyrs des pasdaran de la province de Mazandaran [nord de l’Iran] ont ravivé la flamme de l’amour Hosseini [du 3e Imam chiite]. » (10 mai 2016, radio d’Etat en Iran).
Ces déclarations de Rohani et de Laridjani trahissent l’ampleur des pertes du régime iranien en Syrie, qui brisent le moral des gardiens de la révolution. Ces propos montrent aussi qu’il existe un consensus parfait entre toutes les factions en matière de politique belliciste en Syrie, car la chute d’Assad provoquera inexorablement celle de la dictature de Téhéran.
Il est assez significatif qu’au moment des attaques meurtrières des pasdaran en Syrie, notamment dans la région d’Alep, Ali Velayati, le conseiller politique de Khamenei, rencontrait le dictateur syrien à Damas. Il lui a confirmé que son maintien au pouvoir était une ligne rouge pour le régime iranien qui luttera avec tous ses moyens contre les insurgés syriens.
Les évènements de ces derniers jours en Syrie, la présence croissante des pasdaran dans ce pays et leurs pertes sans précédent, ainsi que les récentes déclarations des autorités de Téhéran montrent bien que s’opposer au régime des mollahs en Syrie et en chasser les pasdaran, constitue un pas majeur pour résoudre la crise dans ce pays et les autres pays de la région.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 10 mai 2016

