mardi, février 7, 2023
AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI :Droits humainsRépression croissante contre les porteurs aux frontières iraniennes

Répression croissante contre les porteurs aux frontières iraniennes

Répression croissante contre les porteurs aux frontières iraniennes

Appel à la population iranienne pour soutenir les porteurs

Les organisations internationales doivent condamner les mesures répressives du régime iranien

Dans la nuit du 31 juillet, les forces répressives iraniennes ont ouvert le feu sur un groupe de porteurs autour du village de Sardasht, une ville à l’ouest de l’Iran, blessant grièvement un porteur du nom de Mina Azad-Abduli.

La veille, un groupe de porteurs, qui essaie de joindre les deux bouts grâce à la livraison de marchandises (en Irak), a été attaqué par la police des frontières. Un des porteurs a été tué et deux autres ont été grièvement blessés.

Auparavant, le 25 juin, un autre porteur, Karim Mohammad Aminzadeh, provenant de la ville de Sardasht a perdu la vie après que les forces répressives ont ouvert le feu. Un autre porteur, Mohammad Ahmadiyan, a été grièvement blessé.

Le 29 Juin deux autres porteurs des villes de Sardasht et Piranshahr ont été grièvement blessés alors que les forces répressives ont ouvert le feu et qu’une mine a explosé.

Plus de 68.000 porteurs travaillent dans les provinces frontalières iraniennes, dont entre 16 000 à 18 000 sont à Piranshahr et à Sardasht, indiquent les rapports. Ces porteurs sont attaqués et assassinés froidement car ils sont obligés de recourir à ce type de travail difficile pour joindre les deux bouts avec leurs familles. Cela se déroule à un moment où, selon un député du parlement des mollahs, Hossein-Ali Haji Doleigani, 25 milliards de dollars de marchandises sont passés en contrebande chaque année, ce qui équivaut à trois fois l’ensemble du budget de construction du pays.

Cette situation a créé de 800.000 chômeurs (médias officiels -19 Juin, 2016). Les ficelles de cette économie parallèle sont contrôlés par le Guide Suprême iranien, Ali Khamenei, les Gardiens de la révolution (pasdaran) et d’autres organes de sécurité et de Renseignement.

Lors d’une conférence de presse à Londres, le 7 mars, la Résistance iranienne a dénoncé le fait que 90 ports, environ 45% des ports du pays, sont utilisés pour une contrebande massive des organes du régime, en particulier des pasdaran qui les contrôlent.

La Résistance iranienne appelle la population, et plus particulièrement les jeunes des zones frontalières, à soutenir les porteurs démunis et exprimer leur solidarité avec les familles des victimes.

Elle appelle également toutes les organisations internationales du Travail à condamner fermement le régime des mollahs pour ces crimes contre les travailleurs iraniens.

Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne
Le 7 août 2017