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Pressions croissantes sur les enseignants en Iran

CNRI – Le secrétaire général de l’Organisation des Enseignants iraniens, Mohammad Hachemi, a été condamné à trois ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l’Etat, troubles de l’ordre public et refus d’obtempérer aux forces de l’ordre". Selon des informations diffusées par le régime clérical, il avait été arrêté lors du mouvement de protestation des enseignants devant le Majlis (parlement du régime) le 14 mars 2007. Il a été détenu en isolement cellulaire à la  sinistre prison d’Evine de Téhéran jusqu’au 31 mars 2007.

MM. Mohammad Hachemi, Ali Pour-Salman et Mohammad Davari, membres de l’Organisation des Enseignants, ont été arrêtés pendant les rassemblements de protestation devant le Majlis en février et en mars. Jusqu’ici, les chefs d’accusation ont été portés contre M. Hachemi.

Le régime des mollahs a engagé des poursuites contre 40 enseignants et 270 autres font face à des sanctions administratives. Plusieurs ont perdu leurs emplois.

Mohammad Qadimi, membre de l’Association d’aide sociale des Enseignants a été condamné à cinq ans d’exil dans la province du Khorassan du sud (nord-est de l’Iran). Deux autres enseignants identifiés comme étant Emad et Dibaji, ont été envoyés en exil respectivement à Arak (centre de l’Iran) et Kohkilouyeh Bouyer Ahmad (sud de l’Iran). Eskandar Lotfi, un autre enseignant, a été envoyé en exil pour trois ans dans la province d’Ardebil, dans le nord-ouest de l’Iran, par le tribunal administratif de la province du Kurdistan.

Un autre membre, Majiri, a été licencié, selon l’Association d’aide sociale des Enseignants.
 
Ils n’ont pas été payés depuis des mois et la pression monte. Le 15 août, le quotidien officiel Entekhab citait le vice-ministre de l’Éducation disant que les enseignants à temps partiel n’avaient pas reçu de salaires complets pendant les quatre premier mois de l’année iranienne qui commence le 21 mars.

La Résistance iranienne condamne les pressions croissantes sur les enseignants et les condamnations cruelles contre ceux qui ont été arrêtés pendant les manifestations pour exiger leurs droits élémentaires. Elle appelle aussi les instances des droits de l’homme internationales et l’Organisation internationale du travail (l’OIT) à condamner les mesures inhumaines prises contre les enseignants en Iran.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 août 2007

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