
Le régime cruel des Mollahs a intensifié la pression et la torture sur les prisonniers politiques dans la prison de Gohardasht de Karaj, à l’ouest de Téhéran. Depuis le samedi 4 février, avec de fortes chutes de neige et des températures en dessous de zéro, les prisonniers sont confrontés à des conditions extrêmes en raison du manque de systèmes de chauffage adéquats.
Beaucoup sont tombés très malades compte tenu d’une pénurie des fournitures nécessaires pour rester au chaud. Les prisonniers âgés et malades subissent des difficultés supplémentaires dans de telles conditions.
Le 5 février, un groupe de prisonniers de la prison de Gohardasht a écrit une lettre à l’Organisation mondiale de la Santé, disant en partie : « À une époque où nous devons subir les inspections les plus insultantes pour avoir une petite occasion de recevoir les visites de nos familles… cela fait maintenant quelques jours que les températures sont tombées en dessous de zéro, et le système de chauffage de la prison de Gohardasht s’est complètement arrêté. Aucune mesure n’a été prise pour remédier à la situation. »
Dans la prison de Zāhedān, au sud-est de l’Iran, des groupes mafieux ont lancé, au cours des derniers jours, y compris dans la nuit du dimanche 5 février, des attaques contre des détenus dans leur sommeil, vandalisant leurs effets personnels. Le matin du même jour, lors d’un raid contre la cellule 3, ils ont volé la télévision des prisonniers qu’ils avaient achetée à leurs propres frais. Ces groupes mafieux de la prison de Zāhedān reçoivent leurs ordres d’un tortionnaire du nom de Hossein Khaje, directeur des affaires internes de l’établissement.
Entre-temps, les autorités ont fusionné les sections des mineurs et des jeunes hommes, imposant des conditions très dures et intolérables aux détenus. Les prisonniers n’ont littéralement pas de place pour dormir et les salles sont remplies.
En raison d’un manque de toilettes, les prisonniers sont confrontés à la menace des maladies contagieuses. L’eau dans cette prison était complètement coupée du samedi midi jusqu’à l’après-midi du dimanche.
350 des plus de 2 000 prisonniers de la prison de Zāhedān sont dans le couloir de la mort. Les détenus incapables d’acheter de la nourriture souffrent de malnutrition.
Récemment, un prisonnier âgé de 32 ans a subi une crise cardiaque et est décédé car les autorités pénitentiaires ont entravé son transfert à l’hôpital.
Les détenus de la prison Vashil Abad de Machhad, dans le nord-est de l’Iran, souffrent également des températures glaciales alors que la météo est tombée en dessous de zéro et que cette prison aussi ne dispose pas de système de chauffage ni d’appareils électroménagers. En conséquence, un certain nombre de détenus sont tombés malades. Les services d’eau, d’électricité et de gaz sont constamment en arrêt.
Un grand nombre de détenus sont dans le couloir de la mort et chaque semaine beaucoup sont secrètement envoyés à la potence.
La Résistance iranienne appelle les organisations internationales de défense des droits de l’homme, en particulier le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme en Iran et les Rapporteurs sur la torture et le droit à la vie, à envoyer une mission d’enquête pour se renseigner sur la situation dramatique des prisons iraniennes.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 8 février 2017
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