samedi, janvier 28, 2023
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Paris : conférence sur le non-lieu prononcé en faveur de la Résistance iranienne en France

Maryam Radjavi : la répression de la Résistance iranienne dans un marchandage avec les mollahs a détourné l’attention du vrai terrorisme et ouvert la voie à l’intégrisme

Associer le régime iranien à la lutte contre Daech en Irak, est une erreur politique fatale qui ouvre la voie au développement du terrorisme et de l’intégrisme

CNRI – Le 24 septembre, une grande conférence a été organisée à Paris à l’occasion du non-lieu prononcé dans l’affaire instruite contre la Résistance iranienne en France.

Pour Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, l’effondrement de ce dossier consacre la victoire de la justice et de la résistance et l’échec de la campagne de diabolisation.

Il marque aussi un succès pour toute l’humanité excédée par la tyrannie et l’intégrisme islamiste. Dans cette affaire, a-t-elle expliqué, la justice française a été instrumentalisée par le régime des mollahs. Mais à présent, comme l’a relevé Me Henri Leclerc, la justice française a montré qu’elle peut éviter de s’incliner devant les considérations politiques.

 

Il est temps, a-t-elle enchainé, que la politique, la diplomatie et les services de renseignements se soustraient à l’intoxication du régime des mollahs. Il est temps de faire preuve de fermeté et de démanteler en France et dans toute l’Europe les réseaux des agents de ce régime et les sociétés écrans des pasdarans.

 

Toutes les accusations continues dans ce dossier de 14 années contre la Résistance iranienne en France, ont été annulé la semaine dernière par le non-lieu prononcé par la justice. Cette affaire qui, pour reprendre l’expression des avocats et des experts judiciaires, est une des plus longues de l’époque contemporaine en France, est définitivement close. Cette conférence accueillait un grand nombre de personnalités politiques et juridiques de premier plan, ainsi que les avocats du dossier.

 

Le crime de ceux qui ont ouvert ce dossier vide dans un marchandage avec les mollahs pour démanteler la résistance, ne se limite pas à avoir enfreint la loi, violé la justice ou abusé de la justice. Bien pire que cela, votre crime a été d’ouvrir la voie à la bête immonde de l’intégrisme. Elle a souligné que l’erreur fatale de la politique française et des gouvernements occidentaux ces dernières années, c’est d’avoir détourné la lutte contre le terrorisme. L’émergence et le développement des groupes extrémistes comme Daech viennent du fait que les gouvernements occidentaux se sont livrés à une longue complaisance avec le parrain de Daech, à savoir le régime du guide suprême en Iran.

 

Fabriquer des dossiers vides et sans fondement contre la Résistance iranienne qui est l’antithèse et l’alternative efficace à l’intégrisme, c’était accorder la plus grande concession à ce régime qui n’a cessé durant ces trente dernières années de semer les graines de Al-Qaïda et de Daech dans tout le Moyen-Orient et en Afrique, spécialement en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen.

 

Un message de Maître Henri Leclerc a été projeté à la conférence. Les personnalités suivantes ont également pris la parole : Les avocats du dossier William Bourdon, Patrick Baudouin, Bernard Dartevelle, Marie-Laure Barré, Nathalie Senyk Me Jean-Pierre Spitzer, l’ancien ministre Alain Vivien, le préfet honoraire et ancien directeur de la DST Yves Bonnet, le Président de la fondation Danielle Mitterrand-France Libertés Gilbert Mitterrand, le député Pascal Terrasse, le conseiller général du Val d’Oise Jean-Pierre Béquet, le maire de Magny-en-Vexin et conseilller général du Val d’Oise, Jean-Pierre Muller,  le magistrat et cofondateur du Comité français pour un Iran démocratique François Colcombet, et la journaliste Christine Ockrent, l’ancien député Jean-Pierre Brard, le président des Nouveaux droits de l’homme Pierre Bercis, l’ancien Vice-président du Parlemente européen Alejo Vidal-Quadras, l’ancien premier ministre algérien Sid Ahmed Ghozali, Ingrid Betancourt, la présidente d’honneur du sénat belge Anne-Marie Lizin… Des victimes, des témoins et d’autres personnes touchées par cette injustice engendrée par ce marchandage en coulisse sont aussi venus témoigner.

 

Mme Radjavi dans son intervention s’est réjouie du fait que la France se soit placée à l’avant-garde du règlement de la crise en Irak contre Daech. Mais elle a mis en garde ceux qui insistent pour y associer le régime iranien. Cela revient à tomber dans le piège des mollahs et au lieu de maitriser la crise irakienne, cela va aviver les conflits entre chiites et sunnites et rétablir la domination du régime sur l’Irak. L’antithèse du régime du guide suprême, de l’intégrisme islamiste et de la barbarie qu’il génère, c’est l’islam démocratique représenté par l’Ompi. Un islam tolérant étranger à la contrainte, à la terreur et aux décapitations et qui se révolte contre cela ; un islam porteur du message de fraternité, de liberté, de clémence et de justice.

 

Mme Radjavi a demandé au gouvernement français de prendre la tête d’une initiative humanitaire pour assurer le minimum de sécurité et de santé pour les combattants de la liberté qui se trouve au camp Liberty tant qu’ils seront en Irak. Elle appelé le gouvernement français à faire totalement lever le blocus inhumain de Liberty, surtout le blocus médical et de faire mettre fin aux conditions de détention arbitraire de ce camp, de le faire reconnaitre comme un camp de réfugiés sous la supervision de l’ONU. Le peuple iranien, a-t-elle dit, veut que la France se tienne à ses côtés, pas du côté de la tyrannie.

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 24 septembre 2014

 

 

Contexte

En délivrant une ordonnance de non-lieu, mardi 16 septembre 2014, le juge d’instruction du pôle antiterroriste du parquet de Paris a clos définitivement un dossier abject ouvert il y a 14 ans lors d’un marchandage avec le régime des mollahs contre la Résistance iranienne. Un dossier ouvert sur des accusations grotesques de terrorisme et de financement de terrorisme et qui dans les étapes suivantes, en l’absence de la moindre preuve de terrorisme, avait dévié sur des accusations financières comme le blanchiment d’argent et tromperies. Malgré le pompage d’un flot de témoignages mensongers et d’informations fabriquées par les services de renseignement des mollahs, la justice française confirme la nullité de toutes les accusations portées contre cette résistance.

 

Le 17 juin 2003, plus de 1300 policiers ont  pris d’assaut, sous le prétexte absurde de l’antiterrorisme, les bureaux du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), ainsi que les domiciles de familles de martyrs, procédant à une rafle, détruisant des locaux et des biens de la Résistance, infligeant des coups et blessures aux victimes, notamment des personnes âgées, confisquant des biens de la Résistance éloignant de force de nombreux réfugiés et imposant des contrôles judiciaires sévères.

 

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