vendredi, février 3, 2023
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Nouvelle vague de répression des avocats en Iran

CNRI – Dimanche 14 novembre, le procureur du régime de Téhéran, Abbas Jafari Dowlat-Abadi, a annoncé l’arrestation de cinq avocats accusés « d’atteintes à la sécurité et d’actes contraires à la dignité de la république islamique à l’étranger ».

Le jour précédent, le chef du judiciaire des mollahs, Sadegh Larijani, s’était adressé au président  et aux membres du conseil exécutif du barreau de Téhéran pour se plaindre des avocats qui « ternissent  l’image de la profession juridique ».

Il avait ajouté que les interviews d’avocats avec les médias étrangers avaient  entraîné « l’affaiblissement » du barreau. Larijani avait ensuite appelé les avocats à se conformer à la ligne du judiciaire du régime.

Auparavant, des avocats avaient annoncé l’intention d’organiser une réunion le 14 novembre pour examiner les conditions d’exercice de la justice au cours de l’an passé. Réunion annulée suite à la charge de Larijani.

Des informations indiquent également que l’avocate emprisonnée Nasrine Sotoudeh se trouve dans une situation critique après avoir mené une grève de la faim pour protester contre son arrestation et les exactions en prison.

D’autres avocats incarcérés viennent d’être frappés de lourdes peines de prison.

Il s’agit de quelques exemples de la situation que connaissent les avocats en Iran, qui cherchent en général à travailler dans les limites de la constitution et des règlements du régime.

Le mollah Larijani, qui a été récemment nommé à la tête du judiciaire par le guide suprême des mollahs Ali Khamenei, a battu le record de Mohammad Yazdi et de Mahmoud Chahroudi, ses prédécesseurs, en termes de pressions sur les avocats.

Larijani supervise un terrible système qui, selon Mostafa Pour-Mohammadi, l’ancien ministre de l’Intérieur et vice-ministre du Renseignement des mollahs, traite 11 millions de dossiers par an, un chiffre qui montre l’intensité des troubles en Iran. La solution du judiciaire des mollahs à cette crise se limite à la torture, aux exécutions, pendaisons, amputations, lapidations et autres châtiments de ce genre.

Pour appliquer les ordres de Khamenei, Larijani a nommé à de hautes positions des figures de proue du régime qui ont, au minimum, commis des crimes contre l’humanité. Figurent notamment Gholam- Hossein Mohseni-Eje’i, Ali Razini, Ali Mobacheri, Hossein-Ali Nayeri, Mostafa Pour-Mohammadi et Ebrahim Raïssi. Chacun est responsable d’avoir torturé et assassiné des milliers de membres  de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) et d’autres défenseurs de la liberté en Iran. Un bilan aussi ignoble leur a permis d’occuper des postes élevés dans le régime. Abbas Jafari Dowlat-Abadi ou son prédécesseur, Saïd Mortezavi, sont des criminels de la même trempe, sans turban.

Par conséquent, le premier devoir de tout avocat iranien digne de ce nom et d’utiliser toutes les possibilités pour ouvrir la voie à la poursuite de ces criminels devant les tribunaux internationaux et d’utiliser tout leur pouvoir pour révéler au peuple iranien et au monde, des preuves, des documents et des rapports spécifiques sur les crimes commis par ces officiels du régime.

Dans le système du guide suprême, il n’existe absolument aucune perspective d’amélioration des conditions du judiciaire et de la justice. Nos collègues dans la profession juridique, doivent garder vivace le souvenir d’avocats assassinés comme Mohammad-Reza Khaksar, Mahmoud Bani Najarian, Manouchehr Massoudi, Abuzar Wardasbi et d’autres qui sont tombés ou ont été exécutés dans la lutte contre le régime des mollahs. Ils doivent tirer des enseignements de leur lutte.  Il y a eu aussi des avocats  comme Nader Rafi’i-Nejad, Ali Parhiz, Malik Kaab et beaucoup d’autres qui ont quitté le pays et qui au cours de ces trente dernières années ont tout sacrifié dans leur combat pour dénoncer les crimes des assassins au pouvoir en Iran, avant de mourir en exil.

Sans le moindre doute, et comme le stipule le programme du CNRI, à la suite du renversement du régime inhumain et funeste du guide suprême et de l’instauration de la souveraineté populaire, un système judiciaire de cohésion et d’équité se mettra en place, ainsi que des barreaux indépendants qui trouveront leur véritable place dans la société.

Commission de la Justice du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 17 novembre 2010

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