Elle appelle à des sanctions générales comme une première étape nécessaire, mais le changement de régime reste la véritable solution pour se débarrasser de l’intégrisme armé de la bombe atomique
CNRI – Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a estimé que le rapport de l’AIEA sur l’aspect militaire du projet atomique du régime des mollahs tire la sonnette d’alarme pour la communauté internationale. Les activités liées à la fabrication d’ogives et au détonateur nucléaires, la technologie de l’explosion atomique, les violations incessantes des résolutions du conseil des gouverneurs de l’AIEA, notamment dans les installations de Qom, Natanz, Darkhovine et Arak, l’implication des organes militaires du régime dans le projet atomique et le refus de répondre aux questions de l’Agence tout en lui posant des restrictions, tout ceci nécessite une politique et une réaction fermes de la communauté internationale.
Tout en se réjouissant du nouveau rapport de l’AIEA, Mme Radjavi a demandé à ce que soient publiés sans la moindre considération politique l’ensemble des documents concernant le projet atomique des mollahs. La plupart des points du rapport, a-t-elle ajouté, sont des données révélées par la Résistance par le passé, en particulier depuis 2003. Mais la politique de complaisance avec les mollahs, a fait qu’en lieu et place des sanctions et de la fermeté, il y a eu soumission, avec des concessions et des récompenses, ainsi que du temps et des moyens pour leur permettre de terminer le projet atomique. Dans le cadre de cette politique, de nombreux gouvernements et organes internationaux concernés ont voulu, volontairement ou non, minimiser les dimensions du projet atomique du régime ou ont avancé que l’aspect militaire avait été suspendu.
La Présidente élue de la Résistance iranienne a rappelé que le premier pas urgent et nécessaire pour empêcher les mollahs de se doter de la bombe, était de mettre en place des sanctions générales en armes et en pétrole, technologiques et diplomatiques. Mais comme ce régime barbare et instable voit dans l’arme nucléaire la condition sine qua non de sa survie, il ne sera jamais prêt à abandonner ce projet. C’est pourquoi la véritable solution pour débarrasser la région et le monde du cauchemar intégriste doté de la bombe atomique, c’est un changement démocratique en Iran par le peuple iranien et sa Résistance. Le soulèvement populaire dans l’ensemble de l’Iran ces derniers mois a montré que ce changement est à portée de la main. La neutralité des gouvernements étrangers, en s’abstenant de soutenir le régime commercialement et politiquement, et en ôtant les obstacles comme l’étiquette terroriste collée à la Résistance la demande des mollahs, accélèrera sans aucun doute le cours de ce changement.
Vouloir dissuader le régime d’obtenir la bombe atomique, a-t-elle encore affirmé, et vouloir instaurer la démocratie en Iran, la paix et de la tranquillité dans la région, dans le cadre de ce système ou de ses factions, et non à travers un changement de régime, n’aboutira à rien et ne fera que semer la guerre et les ténèbres dans cette région.
Tous les paragraphes de la conclusion du nouveau rapport, le premier depuis le départ de Mohamed ElBaradei, résultent du non respect par le régime de ses engagements juridiques, de ses violations des résolutions du Conseil de sécurité et du conseil des gouverneurs de l’AIEA et de n’avoir pas permis à l’agence de découvrir a vérité.
Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne
Le 19 février 2010

